21/05/14/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MERCREDI

(CongoForum)
Le séjour de JKK à Paris et sa rencontre ce mercredi après-midi avec François Hollande, intéressent les journaux. Ni en France, ni en RDC il n’y a eu de communiqué officiel sur la teneur prévue des entretiens Kabila-Hollande. Bien sûr, on peut faire un certain nombre de conjectures : Hollande voudra sans doute mettre lui aussi son grain de sel dans la question des élections présidentielles et il apprécierait la participation de la RDC – comme de n’importe quel autre état africain d’ailleurs – aux opérations militaires en RCA. La RDC apprécierait tout appui dans son contentieux pétrolier avec l’Angola et pour la protection de ses frontières et, sur ce dernier point, il faut tenir compte de ce que la France est membre permanent du Conseil de Sécurité. Sur cette base, on peut imaginer bien des ordres du jour…

JKK à Paris
ACP titre « Tête-à-tête Joseph Kabila Kabange-François Hollande ce mercredi à Paris ».
A sa descente d’avion à l’aéroport d’Orly, JKK a été accueilli par un comité d’accueil restreint à la tête duquel se trouvait l’ambassadeur de la RDC en France Ileka Atoki. Après avoir passé en revue la haie d’honneur, il a serré la main de quelques membres du personnel de l’ambassade de la RDC à Paris et à Bruxelles. Aussitôt le cérémonial terminé, le cortège présidentiel s’est dirigé vers l’Hôtel Le Bristol Paris, sur la rue Faubourg Saint Honoré.
Géopolis Hebdo se distingue par une hypothèse originale : ce serait le « DOSSIER BOZIZE » qui serait au cœur de la rencontre entre François Hollande et Joseph Kabila. Après un aller-retour non médiatisé samedi 17 mai à Luanda, le Président Kabila s’est rendu à Paris pour une visite de haut niveau. Des questions d’intérêt commun entre les deux pays seront évoqués, a-t-on appris des sources diplomatiques à Paris, renchérit Géopolis.
Le Phare, sous le titre « Kabila depuis hier à Paris », se borne à donner des renseignements protocolaires et commente : « Selon le protocole, il est prévu un tête à tête, ce mercredi 21 mai à l’Elysée, entre Joseph Kabila et son homologue français, François Hollande. Le menu pourrait s’articuler autour des relations de coopération entre Kinshasa et Paris, que l’on dit au beau fixe, de la situation sécuritaire en République Centrafricaine, où un contingent militaire congolais participe, aux côtés de l’armée française et d’autres armées du continent, à l’opération Sangari. Il semble que Paris souhaiterait une forte présence militaire de la RDCongo en territoire centrafricain. On rappelle que Joseph Kabila et François Hollande s’étaient rencontrés pour la première fois en octobre 2011, lors du Sommet de la Francophonie organisé à Kinshasa. Fraichement élu à la tête de son pays au mois de mai de la même année, l’homme d’Etat français avait fait planer un grand doute quant à sa présence dans la capitale congolaise, pour avoir déclaré, lors de sa campagne électorale, qu’il ne fréquenterait pas des dirigeants africains mal élus. On pensait aussi que le manque de transparence dans le traitement du dossier de l’assassinat, en juin 2010, du défenseur des droits de l’homme Floribert Chebeya, pouvait hypothéquer le voyage de François Hollande à Kinshasa ».
Forum des As titre «Hollande-Kabila : la RCA au centre des entretiens».
Joseph Kabila, se trouve depuis mardi 20 mai à Paris, en France, où il sera reçu par son homologue français, François Hollande, ce mercredi à 15h au palais de l’Elysée. Au centre de cet entretien, la situation en République centrafricaine ainsi que l’accroissement des relations économiques entre la France et la RDC, croit savoir ce journal.
La Prospérité fait preuve d’une habileté consommée dans cet exercice que l’on pourrait appeler « variation sur un thème inconnu » ou « Je ne sais rien mais je dirai tout ». Cela s’intitule « Brochette ? ».
« C’est aujourd’hui, en principe, que Joseph Kabila Kabange s’entretient avec François Hollande, à Paris. Telle, une traînée de poudre, cette nouvelle alimente tellement la chronique de l’actualité politique en RD. Congo, qu’elle ne peut passer inaperçue. Des gens tentent d’y imprimer des stigmates empruntées d’ici ou d’ailleurs. Allusion faite, par exemple, à la visite dont les propos de John Kerry, le Secrétaire d’Etat Américain, à Kinshasa, gardent encore toute la fraîcheur dans la mémoire.
Cette fois-ci encore, c’est toute une pile de questions sur la trame cachée de ce tête-à-tête Kabila-Hollande. Une façon, peut-être, pour des boursicoteurs, de se laisser emporter par des idées de toutes sortes, y compris sur cette affaire de la fin des mandats présidentiels en Afrique et, singulièrement, en RD. Congo, à l’horizon 2016.
C’est aussi, pour eux, une façon de se faire une conscience tranquille, en considérant que la France tout comme les autres Etats du monde veillent, d’une manière ou d’une autre, au respect de constitutions africaines ou, à la limite, à l’intangibilité des bornes infranchissables tracées par ces dernières. Doit-on imaginer que M. Hollande se permette de déplacer un dirigeant d’un pays, fut-il de la RD. Congo, pour rien ? Non.
Mais, par contre, lorsqu’on est à la tête d’un pays qui, en ce moment, est en proie à des problèmes d’insécurité, aux défis liés à l’amélioration des conditions de vie de ses concitoyens, aux priorités dues à la révolution de la modernité, il y a lieu d’écouter des conseils, d’enregistrer des suggestions et, pourquoi, de solliciter de l’aide de la part de tous les partenaires. Point n’est donc pas besoin de penser qu’il s’agirait là, aujourd’hui, d’une séance au cours de laquelle, M. Hollande se réserverait le droit d’administrer quelques leçons de démocratie à Kabila. Loin de là, en tout cas. Il y a bien des sujets d’intérêt commun sur lesquels la France et la RD. Congo se doivent de discuter et, même, de dégager une vue harmonieuse face aux fondements de la coopération.
En une heure, il n’est, certes, pas aisé de tout décortiquer. Mais, en revanche, ils peuvent tout de même s’attarder sur l’essentiel. Et, maintenant, faut-il se demander, qu’est-ce qui peut motiver la tenue de cette rencontre ? Quels en sont les enjeux ? A quoi doit-on s’attendre ? Y a-t-il des problèmes entre les deux pays ? Quelles sont les zones d’intérêt commun ? C’est là, la brochette de questions. L’on ne peut y répondre valablement qu’à l’issue de ces entretiens, considérés, par ailleurs, comme ‘’Top secret’’. De toutes les façons, Kabila et Hollande sont des hommes d’Etat. Ils ont, pour ce faire, des raisons de se voir et de discuter. La situation en République Centrafricaine, la Francophonie, la coopération, le climat des affaires et la promotion des investissements… sont parmi des morceaux à compter sur la tige de cette brochette de matières à traiter. Laissez-les ! Ne pérorez pas ! »
Pétrole
Sans lier explicitement ce qu’il publie au voyage de KK à Paris, Le Phare publie un article qui concerne le dossier du contentieux pétrolier congolo-angolais : « Pétrole du Plateau continental : RDC-Angola : vieille querelle autour des Blocs 14 et 15 »
« Depuis la vague des expulsions massives des ressortissants de la RDC du Congo/Brazzaville et de l’annonce par l’Angola du début, à compter du 15 mai 2014, du recensement général de sa population, dont personne n’ignore les répercussions néfastes sur les immigrants congolais, le dossier du pétrole congolais pompé impunément par l’Angola voici plusieurs décennies est maintenant dans tous les esprits. Dans les cercles politiques et d’affaires de Kinshasa, l’on note une grande soif de connaître la vérité sur les tenants et aboutissants de la manne pétrolière qui ne profite toujours pas au peuple congolais, pour des raisons obscures.
Selon un expert des questions pétrolières qui a joint hier Le Phare, de gros intérêts sont en jeu sur le fameux Plateau Continental de la RDC, une zone maritime entièrement congolaise, mais où la République d’Angola exploite le pétrole et en tire de dividendes plantureux en devises depuis plusieurs dizaines d’années. Les gisements pétroliers congolais les plus touchés par cette exploitation illégale se trouvent concentrés dans les Blocs 14 et 15. En dépit des revendications de Kinshasa, Luanda refuse de se retirer du prolongement du territoire congolais sous l’Océan Atlantique ou de lui rétrocéder des royalties résultant de l’exploitation de son pétrole. Selon l’interlocuteur du Phare, l’occupation anarchique, par l’Angola, du Plateau Continental congolais ne devrait pas appeler une quelconque négociation entre les deux parties. Les Angolais devraient y être délogés, de gré ou de force, afin de laisser aux fils et filles de la RDC la pleine jouissance de leur manne pétrolière. Ainsi, lorsque l’on parle de la production pétrolière de l’Angola chiffrée à plus d’un million de barils par jour, l’on devrait en principe constater que le gros de ce pétrole est exploité sur la zone maritime congolaise, où la RDC, propriétaire des Blocs 14 et 15, ne produit que le ridicule tonnage de 25.000 barils par jour, quarante fois inférieur à celui de son voisin angolais.
L’autre éclairage apporté à l’opinion congolaise par la source du Phare est que la fameuse Zone d’Intérêt Commun (ZIC) se situe entièrement en territoire angolais, plus précisément dans l’Enclave de Cabinda. Il s’agit en fait d’une astuce trouvée par la partie angolaise pour flouer les Congolais, en leur faisant croire qu’ils pouvaient eux aussi manger à la même table que les pilleurs de leur Plateau Continental.
En réalité, affirme notre expert, la fameuse Zone d’Intérêt Commun n’a jamais connu un début d’exploitation ni par l’Angola, encore moins par la RDC. En fait, la « ZIC » ressemble encore à un territoire vierge, où il n’existe aucune activité pétrolière. Propriétaire des gisements pétroliers de cette partie de son Plateau continental, Luanda n’est nullement pressé de démarrer l’exploitation pétrolière dans cette partie de l’Océan Atlantique. En conséquence, la RDC risque d’attendre inutilement, pendant des décennies, le partage des dividendes pétroliers sur une Zone d’Intérêt Commun que son voisin angolais n’a nullement l’intention de mettre en valeur.
Moralité de l’histoire : les autorités de Kinshasa devraient cesser de rêver de recevoir quoi que ce soit de l’Angola en provenance de la Zone d’Intérêt Commun. D’où, la bataille qui vaille pour Kinshasa, c’est celle de la « libération » de son Plateau Continental, et principalement des Blocs 14 et 15, de la mainmise de l’Angola. Sans quoi, la guerre du pétrole est d’avance perdue par la RDC sur la côte de l’Océan Atlantique ».
Elections
Il faut rappeler que les élections de novembre-décembre 2011 ont donné des résultats qu’une personne avisée, réfléchie, d’esprit libre et critique devrait considérer comme nuls, donc sans gagnant. La suite aurait dû être l’annulation pure et simple, des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge. Au lieu de quoi on n’a assisté qu’à des élucubrations pour défendre la victoire « officielle » de JKK, et à d’autres élucubrations pour défendre celle, tout aussi hypothétique, de Tshisekedi.
Les élections de 2011 avaient été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus[1]. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. Malumalu, principal responsable de cette absurdité d’élections sans recensement préalable de la population, a été remis à la Présidence de la CENI, ce qui promet encore de beaux jours à l’avenir !
La RDC a été, en pratique, en campagne électorale depuis le 30 juin 2010, mais uniquement en faveur de JKK, avec interdiction de toute réplique de l’opposition. Puis ce fut la campagne officielle. Ensuite, il y eut une campagne pour tenter de faire accepter les résultats frauduleux, laquelle dure toujours cependant que se dessine déjà la campagne pour les élections de 2016. La RDC est donc le pays de la campagne électorale perpétuelle.
Pour qui en douterait, il suffit d’ouvrir le journal L’Avenir.
On y trouve un premier titre « Elections municipales, urbaines et locales, Minaku bat le rappel des troupes ».
Dans un face-à-face avec les associations affiliées à la Majorité présidentielle et par rapport aux enjeux de l’heure relatifs à l’organisation des élections municipales, urbaines et locales, Aubin Minaku, Secrétaire général de cette famille politique leur a demandé de resserrer les coudes pour apporter une victoire totale à la MP. Les membres de ces associations ont adhéré à la vision incarnée par le Chef de l’Etat, tout en promettant de fédérer toutes les énergies pour la réussite de l’œuvre entreprises par le Chef de l’Etat Joseph Kabila. « Quand on veut aller loin, on ménage sa monture », dit un adage populaire. Cet adage a été bien compris à la Majorité présidentielle qui est déterminée à se serrer les coudes derrières son Autorité morale, Joseph Kabila Kabange. Et ce, contrairement à l’Opposition qui ne sait pas sur quel pied danser et en panne d’un discours politique convaincant.
Cap vers les élections locales, rappelle le même quotidien. Toujours dans son message, Aubin Minaku a insisté sur les enjeux politiques de l’heure, dominés par d’abord par la publication du calendrier du cycle électoral 2013-2016, avant leur organisation proprement dite. Pour ce faire, ces associations devront faire de sorte que les prochaines élections municipales et locales soient remportées haut la main par la Majorité présidentielle.
Dans un autre camp,La Prospérité note que malgré les attaques proférées par certains membres de la MP dans les médias contre leur autorité morale: à l’Opposition Républicaine, tous sont derrière Kengo !Lors d’un point de presse organisé mardi 20 mai, un membre de ce groupe, Lisanga Bonganga, a fustigé ce comportement qui, selon lui, met en cause la cohésion nationale.
« Ils ont mal digéré les attaques proférées par certains communicateurs de la majorité présidentielle dans certains médias contre leur autorité morale, Léon Kengo wa Dondo. Ils, ce sont les membres de l’opposition républicaine. Ils l’ont fait lors d’un point de presse organisé pour ce faire hier, mardi 20 mai 2014. Cette grande famille politique de l’opposition a, dans un premier temps, exprimé sa profonde indignation, avant de fustiger ce comportement qui, selon Lisanga Bonganga, met en cause la cohésion nationale. L’Opposition Républicaine constate avec regret que, les gesticulations bancales et vacillantes décriées s’apparentent, étrangement, à une rupture du consensus, recommandation majeure des Concertations Nationales. Ce qui met en mal le contrat républicain qui lie les parties aux Concertations Nationales. L’Opposition Républicaine a saisi cette opportunité pour réaffirmer son soutien indéfectible à Kengo wa Dondo.
Les regroupements, partis et personnalités politiques, membres de l’opposition républicaine ont, lors d’un point de presse animé par son coordonnateur, Jean-Pierre Lisanga, dénoncé, avec la dernière énergie, ce qu’ils qualifient des injures faciles, propos haineux, vexatoires, téméraires et autres imputations dommageables proférés contre la personne de Léon Kengo wa Dondo, Président du Sénat, et autorité morale de l’opposition républicaine. C’était hier, mardi 20 mai, dans la salle Noah d’Africana Palace, sur l’avenue Pierre Mulele (ex Huilerie), dans la commune de Lingwala. A en croire les propos de Lisanga, ces injures sont proférées par certains communicateurs de la famille politique du Chef de l’Etat, à savoir : la Majorité Présidentielle. Sans tergiverser, ils soutiennent l’hypothèse selon laquelle ces agitations statiques et autres injures faciles traduisent, en réalité, des intrigues de bas étages. ‘’L’opposition Politique Congolaise avait toujours demandé la tenue d’un dialogue national. En guise dudit dialogue, le Président Kabila a initié et convoqué les concertations nationales qui ont consacré le consensus comme mode de décision, devant régir la gestion consensuelle de la chose publique’’, a-t-il dit. L’opposant a, par ailleurs, rappelé, qu’au terme de son discours du 23 octobre 2013, le Président de la République s’était engagé à mettre incessamment en place, un gouvernement de cohésion nationale comprenant la majorité, l’opposition et la société civile.
‘’ A partir de ce moment, le poste du 1er ministre est resté vacant et le gouvernement est ipso facto démissionnaire. Et, ne devait se limiter, désormais, qu’à expédier les affaires courantes’’, martèle-t-il. Pour l’opposition républicaine, la donne politique de la RDC a changé à la suite dudit discours prononcé à l’occasion de la clôture des travaux des concertations nationales, devant le congrès, c’est-à-dire, devant le peuple congolais.
‘’L’opposition Républicaine constate avec regret que, les gesticulations bancales et vacillantes, ci-haut décriées, s’apparentent étrangement à une rupture du consensus, recommandation majeure des Concertations Nationales. Ce qui met en mal le contrat républicain qui lie les parties aux Concertations Nationales’’, a-t-il poursuivi.
Plus loin dans ses propos, le coordonnateur de l’opposition républicaine pense que Léon Kengo ne peut, en aucun cas, constituer une victime expiatoire des auteurs de ces injures. Parce que, les agitations de la Majorité Présidentielle ne doivent pas se tromper de cible. ‘’
En convoquant les concertations nationales, le Président de la République, Joseph Kabila a décidé de changer le programme du gouvernement en lui substituant celui des concertations nationales’’, a-t-il rappelé. Puis, de s’interroger : ‘’Comment peut-on comprendre que les mêmes agitateurs, poussés par la Majorité Présidentielle, puissent parler au nom de celle-ci et en même temps remettre en cause la volonté clairement exprimée par le Président de la République, leur Autorité morale ? ‘’
Face à cette situation, l’opposition républicaine tient à témoins, le peuple congolais. Elle appelle ce dernier a constaté le désordre communicationnel qui a élu domicile au sein de la famille politique du Chef de l’Etat. Peu avant de terminer ce point de presse, elle a réaffirmé son soutien inébranlable et son indéfectible attachement à son Autorité morale, Monsieur Léon Kengo wa Dondo ».
Autobus
Le Phare titre« Des bus ‘esprit de vie ‘ pour remplacer ‘esprit de mort’ » et cette nouvelle, en principe bonne, fait dans ses colonnes l’objet de deux articles très contrastés. Voici le premier : « Un deuxième lot de 98 Bus de marque Hyundai dénommés «esprit de vie» en provenance d’Hong Kong était exposé massé hier mardi 20 mai 2014 à la place du cinquantenaire. Ce deuxième lot vient compléter le premier de 70 bus qui fait un total de 168 Bus qui seront donnés à crédit aux propriétaires privés des véhicules réuni à l’APEVCO pour le transport en commun à Kinshasa.
L’arrivée de ces nouveaux bus est un signal fort du gouvernement Matata pour faire disparaitre de la circulation les bus 207 dénommés «esprit de mort» qui continue à causer tant des dégâts à Kinshasa.
Le ministre de Transports (…) Justin Kalumba a fait savoir qu’un troisième lot est entendu au début du mois juin pour totaliser 250 bus. Le patron des transports a annoncé que ces bus «esprit de vie» seront mises en circulation le 30 juin, jour marquant l’accession de la République Démocratique du Congo à la souveraineté nationale. Il a souligné que ces bus permettront aux kinois de circuler confortablement dans des conditions acceptables.
Un échantillon de la population Kinoise qui a fait le déplacement de la place du cinquantenaire pour palper «l’esprit de vie» n’a manqué d’exprimer sa satisfaction de voir ces nouveaux véhicules qui pourront lui faire oublier le triste épisode de «l’esprit de mort». Le premier ministre Matata qui fait de la lutte contre la circulation de l’esprit une de ses priorités aux premières heures de sa prise de fonction à l’hôtel du gouvernement, est sur le point de gagner son pari avec la mise en circulation de ces bus. Une caravane motorisée a été organisée à travers les artères de la capitale pour montrer aux kinois et kinoises ces véhicules achetés par le gouvernement pour résoudre l’épineux problème de transport urbain ».

Seulement, voilà, c’est un peu comme dans « Star Wars », un autre article du Phare, « ‘Esprit de vie’ : le clientélisme politique en embuscade» fait soupçonner l’existence de la « Face obscure de la Force ».
« Dans son objectif de chasser définitivement les bus de marque Mercedes communément appelés « Esprit de mort », le gouvernement vient d’honorer sa promesse faite aux hommes d’affaires spécialisés dans le transport en commun en mettant à leur disposition, sous forme de prêt, un lot important de véhicules de marque Hyundai. Ces véhicules sont entreposés et exposés à la place dite du Cinquantenaire située juste en face du Palais du Peuple. Selon le service du protocole du Ministère des Transports et Communications, il est prévu plus de cinq cents bus d’ici le mois de juin prochain et c’est alors que l’on va procéder à la livraison auprès de ceux qui remplissent les conditions requises, notamment les opérateurs économiques spécialisés en transport en commun regroupés au sein d’une association corporative reconnue par l’autorité compétente. Outre l’affiliation au sein de cette association corporative, il est demandé aussi de délier au préalable le cordon de la bourse à la hauteur de la somme équivalente à 20 % du prix total du véhicule en question dont le coût total serait de l’ordre de 57.000 dollars Us. Cela, sous forme de garantie. Jusque-là, rien d’anormal, indique-t-on. Mais seulement voilà ! Connaissant les us et coutumes congolaises, il y a risque de voir ces véhicules tomber entre les mains des proches des apparatchiks du régime au pouvoir.
Dans les annales de l’histoire politique de ce pays pourtant béni des dieux, l’on renseigne des cas d’attribution des engins de portée économico-financière à des proches ne remplissant même pas la moindre des conditions exigées. Il y a deux ans, le gouvernement de la République avait promis un important lot d’engins agro-pastoraux aux opérateurs socioéconomiques remplissant une série des conditions pour animer le programme de la relance agricole. Quelle n’a pas été la surprise des observateurs de se retrouver en face des individus sortis d’on ne sait quel coin bénéficier des tracteurs sophistiqués et ultramodernes dont le 9/10 ème avaient été revendus quelques mois après dans les parcs de vente des véhicules sur les Boulevards Lumumba et Sendwe et à vil prix. Très peu d’entre eux pouvaient se vanter de disposer des espaces de terres pour la relance des activités agropastorales. D’autres ne se sont même pas gênés de garder leurs engins dans leurs parcelles situées soit à Kinshasa ou dans d’autres villes du pays.
A l’époque du MPR-parti-Etat, le ministère de l’Agriculture avait distribué des engins agricoles à des dignitaires du régime assortis des crédits agricoles leur octroyés par la Banque de Crédit Agricole. Non seulement ces engins se sont retrouvés exposés à la vente dans les divers parcs automobiles de la capitale, mais ce qui est grave, c’est que les crédits financiers leur alloués par la célèbre Banque de Crédit Agricole ou BCA furent utilisés pour se taper des villas à Binza-Pigeon, UPN, Ozone et Ma Campagne. Sans oublier l’enrichissement de leurs charrois automobiles avec des grosses cylindrées de dernier cri. Voilà comment cette Banque de Crédit Agricole a mis la clef sous le paillasson et les débiteurs se sont volatilisés dans la nature car faisant partie des groupes des intouchables du régime.
L’un des ministres de l’Agriculture, aujourd’hui disparu, qui avait présidé les opérations des attributions de ces engins agricoles fut rattrapé par un procès lui intenté au lendemain de ses critiques acerbes faites à charge du régime de l’Afdl-CPP. Il fut appréhendé et jugé en procédure de flagrance devant la Cour Suprême de Justice pour détournement des tracteurs et se vit infligé une peine privative de liberté de quatre ans. Dieu merci, il fut sauvé et remis en liberté au lendemain de l’assassinat de Mzee. Tous les regards sont donc tournés vers le Ministère des Transports Communications pour suivre les opérations de remise de ces véhicules de transport en commun censés chasser les bus dits « esprit de mort » que les congolais attendent de tous leurs vœux ».

Divers
« Aujourd’hui à Goma, ouverture de la 7ème réunion du comité de suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, note L’Avenir. Selon lui, le décor est déjà planté pour accueillir à Goma la septième réunion du Comité d’appui technique (Cat) de suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, prévue du 21 au 23 mai. L’ouverture officielle sera présidée ce mercredi par l’Envoyée spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour la région des Grands Lacs, Mary Robinson. Cette dernière est arrivée à Goma hier mardi. Le même jour, les membres du comité présents à Goma ont visité les environs de cette ville pour s’enquérir de la situation sécuritaire et humanitaire de la région.
La Prospérité met à la Une une autre sujet et titre : «Télécommunications : Orange cède sa filiale ougandaise au groupe Africell holding ».
Africell Holding a signé un accord visant à acquérir la majorité des parts détenues par le groupe français en Ouganda. Cette transaction, d’après le journal, porterait le portefeuille d’Africell à 4 opérations, soit un potentiel de marché total de plus de 120 millions d’habitants.
Forum des As nous fait part d’une motion de défiance contre Jean Kamisendu, pour des «griefs avérés», selon le tabloïd. La Majorité présidentielle se déchire au Bandundu où ses élus rallient l’Opposition pour obtenir la déchéance de l’Exécutif pour mauvaise gestion et détournement, explique le journal.

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© CongoForum, le mercredi 21 mai 2014

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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