22/05/14/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE JEUDI

(CongoForum)
Beaucoup de journaux de la capitale congolaise, évoquent l’entretien entre François Hollande et Joseph Kabila mercredi 21 mai à l’Elysée. Cependant, le dossier de l’expulsion massive des originaires de la Rdc au Congo Brazzaville, les rapports RDC/Angola avec un communiqué de l’ambassade angolaise et la crise au sein de l’Udps avec la mise à l’écart de Albert Moleka, l’un des membres du cabinet de Tshisekedi, sont aussi au menu de l’actualité ce jour.
JKK à Paris

La Plupart des journaux évoquent l’entretien entre François Hollande et Joseph Kabila. Celui-ci a concerné essentiellement des considérations internationales : la sécurité en Centrafrique et celle de la RDC. Paris souhaite que l’intervention militaire en RCA soit aussi internationale et africaine que possible. Kinshasa souhaite avoir le soutien français dans ses difficultés diverses avec divers voisins. Chacun trouvait donc la mariée fort belle. Cela valait bien la peine de laisser sous la table les sujets qui fâchent, comme le bidouillage des élections passées et le probable tripatouillage de celles à venir. Quant aux question économiques,, elles ne sont jamais citées dans les communiqués, étant surtout l’objet de tractations « en marge ». La convergence d’intérêts actuelle entre la RDC et la politique africaine de la France est si évidente qu’il n’était pas nécessaire de faire le voyage de Paris pour la constater, mais cela n’aurait pas permis de photographier JKK serrant la louche à Hollande entre deux Gardes républicains, qui figurera utilement dans la campagne électorale comme preuve d’une « victoire diplomatique ».
La Prospérité titre « Kabila-Hollande, des liens se resserrent ! ».
Selon ce journal, les deux hommes d’Etat regardent, désormais, dans la même direction quant à la quête permanente de la paix ainsi qu’à la maîtrise de la situation sécuritaire et politique dans l’ensemble de la Région des Grands Lacs. Au plan strictement bilatéral, François Hollande et Joseph Kabila Kabange ont insisté sur la nécessité de développer et diversifier des échanges économiques et humains entre les deux pays, plus précisément, dans les secteurs tels que les transports, les infrastructures ou encore dans le domaine de la gestion durable des ressources naturelles. Ils se sont particulièrement réjouis de l’état des relations de coopération entre les deux pays notamment, dans les secteurs de l’éducation primaire, de la formation professionnelle, de l’accès à l’eau et de la gouvernance financière du pays.
Enfin, François Hollande a rappelé, pour sa part, l’attachement de la France à la protection des libertés politiques, à la lutte contre les violences sexuelles, à la stabilité des institutions et à la défense des droits humains en RDC, conformément aux différentes résolutions adoptées par le conseil de sécurité des Nations Unies, conclut La Prospérité.
L’Avenir titre « Hier au Palais de l’Elysée : tête-à-tête François Hollande – Joseph Kabila ». La situation politique et sécuritaire dans la région des Grands Lacs y a été évoquée. François Hollande a rappelé, comme il l’avait fait à Kinshasa en octobre 2012, son attachement à l’intangibilité des frontières de la République démocratique du Congo. Il s’est réjoui des progrès obtenus dans la lutte contre les groupes armés qui sévissent dans l’Est du pays, fait savoir le quotidien. Les deux Présidents ont réaffirmé leur mobilisation pour la République Centrafricaine, où des contingents des deux pays sont déployés. Ils ont également marqué leur volonté pour que l’opération de maintien de la paix des Nations Unies, qui sera déployée à partir du 15 septembre prochain, dispose d’un mandat solide et soit articulée autour de la mission africaine aujourd’hui présente. Selon L’Avenir, aucun mot n’a été prononcé sur 2016 au cours de cette rencontre.
« La priorité est ailleurs », disent les membres de l’entourage du Chef de l’Etat cités par Jeune Afrique, soulignant le « recul » des investissements français en RDC. « Paris doit se bouger pour rattraper les Chinois », lâche un membre de la délégation congolaise. Nous apprenons que Joseph Kabila a d’ailleurs pris le devant, en recevant tour à tour des représentants du monde des affaires de l’Hexagone (GDF Suez, Société générale, groupe Bolloré…). Avant de se rendre à l’Élysée pour en parler à son homologue français, indique L’Avenir. Après le communiqué si limpide et clair de l’Elysée, il doit y avoir déjà des mécontents au niveau non seulement de certains combattants, mais aussi d’une certaine opinion. Tout ce monde pensait que Hollande va emboîter le pays à John Kerry, en demandant à Kabila de ne pas se représenter en 2016. Oubliant que François Hollande est conscient que Kabila est un homme qui respecte sa parole, souligne L’Avenir.
« Kabila à l’Elysée », titre Le Soft. JKK reçu en grande pompe à Paris, confirme ce journal qui note que la France tourne officiellement une page de brouille avec un pays clé.
Forum des As évoque à la Une : « le triomphe de Kabila à Paris ».
Un communiqué de l’Elysée a souligné les avancées de Kinshasa, en termes de sécurité et de bonne gouvernance financière.
En ce qui concerne la situation politique, François Hollande, dans un propos calibré, a loué les efforts fournis par Kinshasa, dans le retour progressif de la paix dans la partie Est de son territoire. A titre d’illustration, Paris a mis en exergue la ferme détermination du pouvoir de Kinshasa, à en découdre avec les groupes armés aussi bien locaux qu’étrangers, encore actifs dans l’Est du pays.
Toujours sur le plan diplomatique, Paris a insisté sur l’intangibilité des frontières de la RD Congo, principe sacro saint des relations internationales. En d’autres termes, François Hollande a rappelé le respect des limites naturelles de l’immense territoire de l’ex-Zaïre, pays aux dimensions continentales, conclut le journal.
Le Phare titre : « Kinshasa-Paris : le grand dégel ».
« En octobre 2012, à la veille du Sommet de la Francophonie à Kinshasa, le ciel des relations entre la République Démocratique du Congo et la France était plein de nuages. La fracassante déclaration du candidat Hollande, martelant qu’il ne fréquenterait pas les Chefs d’Etat mal élus[1] ainsi que le flou qui planait autour du procès des assassins du défenseur des droits de l’homme Floribert Chebeya, n’étaient pas pour favoriser le rapprochement. On avait ainsi craint, jusqu’à la dernière minute, un forfait du successeur de Nicolas Sarkozy. Et pendant son tout premier séjour à Kinshasa, François Hollande avait affiché publiquement une attitude qui donnait à croire qu’il n’était pas un familier du président congolais.
Aussi, l’annonce d’une visite officielle de Kabila en France a-t-elle constitué une petite surprise et suscité une vif intérêt chez les observateurs, qui cherchaient à savoir si les choses avaient, depuis lors, évolué positivement entre Kinshasa et Paris. Arrivé dans la capitale française dans la soirée du mardi 20 mai 2014, le président congolais, Joseph Kabila, a eu un tête-à-tête hier mercredi 21 mai, au Palais de l’Elysée, avec son homologue français, François Hollande. L’événement était marqué d’une solennité qui a confirmé le grand dégel dans les relations entre les deux pays.
On a ainsi appris que les deux hommes d’Etat ont échangé autour de plusieurs sujets, dont la crise en République Centrafricaine, la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs, la coopération bilatérale, les droits de l’homme, les violences sexuelles, etc. S’agissant de la RCA, Joseph Kabila et François Hollande ont partagé leur souci de s’impliquer davantage, à travers la Misca (Mission Internationale pour la Sécurité en Centrafrique), pour le retour de la paix et de la stabilité dans ce pays. Les deux chefs d’Etat sont d’accord que leurs contingents militaires respectifs accompagnent l’opération de maintien de la paix que les Nations Unies compter déclencher à partir du 15 septembre 2014 et que celle-ci ait pour socle les forces africaines présentes en territoire centrafricain.
La France, indique-t-on, souhaite que le contingent congolais, composé de 850 militaires et 150 policiers, puisse rester opérationnel en Centrafrique tant que se ferait sentir le besoin de sécurisation et de stabilisation de ce pays d’Afrique.
S’il y a un message qui a particulièrement réchauffé les cœurs des Congolais, c’est celui du président français appelant à l’intangibilité des frontières de la République Démocratique du Congo. Cela fait penser, naturellement, aux menaces de déstabilisation et de balkanisation du grand Congo dans sa partie Est orchestrées par des forces négatives instrumentalisées par le Rwanda et l’Ouganda. A ce propos, François Hollande est allé droit au but, saluant les efforts déployés par l’armée congolaise, avec le concours des forces onusiennes, pour décapiter les rebelles du M23 et de l’ADF/Nalu.
Dans la foulée de leurs entretiens, Kabila et Hollande ont discuté des opportunités de consolidation et de diversification de la coopération bilatérale, notamment à travers des échanges économiques et humains plus accrus, des projets d’investissement dans les secteurs des transports, des infrastructures de base, des ressources naturelles, etc. L’état des lieux a montré qu’il y a déjà, en faveur de la RDC, des avancées dans les domaines de l’enseignement primaire, de la formation professionnelle, de l’accès à l’eau potable, de la gouvernance financière.
L’autre volet du message de François Hollande s’est focalisé sur la protection des libertés politiques, la lutte contre les violences sexuelles, la stabilité des institutions, la défense des droits de l’homme. Les observateurs pensent que le locataire de l’Elysée a voulu attirer l’attention des hommes au pouvoir en RDC sur les dérapages qui s’observent encore dans l’apprentissage de la démocratie et le difficile cheminement du pays vers l’Etat de droit ».
Kin / Brazza
Le Télégramme du Congo titre « Brazzaville et Kinshasa devant la Cour pénale internationale », au sujet de l’expulsion massive des originaires de la Rdc en République du Congo. Les expulsions massives des ressortissants de la RDC de la République dite sœur du Congo-Brazzaville relèvent d’un acte délibéré des autorités de Brazzaville, écrit ce journal qui s’explique : « Car aujourd’hui il est établi que les ressortissants du Congo-Kinshasa et de Pointe Noire ont été longtemps conçues, organisées, planifiées et mises à exécution à un moment arrêté pour faire pleinement jouer l’effet surprise à Kinshasa ».
De toutes les façons, estime ce journal, les expulsions massives de Brazzaville ne doivent pas demeurer impunies.
Le Soft titre : « Brazzaville veut rompre avec Kinshasa ».
Il note : « Non content d’avoir refoulé dans des conditions affligeantes des ressortissants congolais dépassent les 100.000, les dirigeants brazza-congolais doivent disposer d’un passeport valable outre le laissez-passer exigé à ce jour. Plus grave, c’est verbalement que la Direction de Migration a été informée.
Aussitôt annoncé, aussitôt exécuté, Brazzaville a fait savoir à la DGM que cette mesure ne souffrait d’aucun retard et serait d’application dès le lendemain. L’opération Mbata ya Bakolo qui a avait commencé à Brazzaville s’est étendue dans d’autres villes. Jamais dans le passé, notent les observateurs, une situation semblable n’avait été vécue mêmes lors des pires entre e les deux capitales ».
LE SOFT explique : « Au plus fort de la crise entre une capitale, Brazzaville « socialiste et populaire» et Kinshasa proche du camp occidental, Mobutu, très craint et respecté avait averti qu’il prendrait Brazzaville en une heure. Si à l’époque du Grand Congo, les Congolais de Brazza venaient amasser fortune à Kinshasa. Qui nourrissait et nourrit toujours Brazzaville par ses produits vivriers, depuis la grande crise des guerres à répétitions, Kinshasa assiste à un mouvement inverse, notent les observateurs. En même temps, notent-ils, Brazzaville renforce les relations diplomatiques avec Kigali ».
RDC / Angola

Le Phare titre : « Recensement, Kabila – Dos Santos, pétrole : les précisions de l’Ambassade d’Angola »
Il y a de cela quelque temps, une certaine presse de Kinshasa publie avec insistance diverses nouvelles non exactes, ni confirmées qui touchent les relations entre l’Angola et la République Démocratique du Congo. Parmi celles-ci, nous citons l’éventuelle expulsion massive et imminente des RD Congolais de l’Angola, la supposée brève visite que le Président Joseph Kabila Kabange aurait effectuée à Luanda le samedi, 17 Mai 2014, la rencontre tripartite à Paris, entre le Président français et ses homologues Angolais et RD Congolais, et l’exploitation illégale par l’Angola du pétrole de la Zone d’Intérêt Commun (ZIC), appartenant à la RDC… Pour éclairer l’opinion, l’Ambassade d’Angola en République Démocratique du Congo vient par la présente publier le Communiqué’ suivant:
1- Le 16 du mois courant, l’Angola a lancé son recensement général de la population qui va jusqu’au 31 Mai, dans un processus normal qui inclue aussi les étrangers qui y vivent plus de six mois. Donc, c’est malsain de confondre le recensement général de la population d’un pays avec l’expulsion des étrangers, en particulier, des Congolais, dont le pays a signé un mécanisme de rapatriement des étrangers irréguliers résidant dans les deux Etats.
2- Depuis son retour à Kinshasa, après la tenue le 25 Mars 2014 à Luanda du mini-sommet de la CIRGL, cette Mission diplomatique n’a pas été saisie sur une autre visite du chef de l’Etat congolais en Angola, si discrète fut-elle.
3- Le Président Angolais, José Eduardo dos Santos, a officiellement visité la France, du 29 au 30 Avril dernier, à l’invitation du chef de l’Etat français, Mr François Hollande. Donc, les nouvelles parues dans certains journaux de Kinshasa, qui parlent d’une autre visite, du leader Angolais en France, pour une soi-disant tripartite réunissant Luanda-Paris-Kinshasa ne sont pas vraies.
4- Quant à question du pétrole, elle est belle et bien sur la table des négociations en cours entre les deux Gouvernements. On s’étonne donc, de la cause de ce brouhaha inutile d’un certain Média.
L’Angola a toujours prôné la préservation des bonnes relations avec la République Démocratique du Congo, compte tenu des liens historiques et de consanguinité qui lient les deux peuples.
KINSHASA, LE 21 MAI 2014. (s) L’Ambassadeur Emilio Guerra »

UDPS
Le Phare annonce à la Une : « Moleka ne fait plus partie du cabinet Tshisekedi ».
« Dans un communiqué laconique déposé hier mercredi 21 mai 2014 dans plusieurs rédactions de Kinshasa, daté du même jour et portant sa signature,, le Secrétaire Général de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), Bruno Mavungu, fait état du limogeage du Directeur de cabinet d’Etienne Tshisekedi. On y lit notamment que « Son Excellence Dr Etienne Tshisekedi nous a chargé de porter à la connaissance de l’opinion tant nationale qu’internationale ainsi qu’à toutes les structures et Comités de base du parti que monsieur Albert Moleka n’est plus membre de son cabinet. En conséquence, l’intéressé n’est plus habilité à parler en son nom, à l’engager ou à engager le parti ».
Un communiqué laconique offre à la presse l’occasion de faire elle-même un abondant commentaire. Voici celui du Phare :
« La lettre reste muette quant aux raisons ayant poussé le président national de l’UDPS à se séparer de celui qui était perçu, depuis plus de six ans, comme un des fidèles de son pré-carré. En effet, Albert Moleka paraissait inséparable de Tshisekedi, tant il était omniprésent dans pratiquement toutes ses activités et rencontres, officielles comme privées. Il était aussi de toutes ses visites de travail à l’étranger.
On rappelle qu’en octobre 2012, en marge du Sommet de la Francophonie à Kinshasa, lorsque le président français François Hollande, dans le cadre de ses échanges avec les membres de l’Opposition congolaise, avait reçu Etienne Tshisekedi en aparté, son Directeur de cabinet était de la partie. On se souvient aussi que l’année dernière, lorsque la rumeur d’un rapprochement Kabila-Tshisekedi a pris corps, dans le cadre des Concertations nationales, c’est finalement Albert Moleka qui a effectué le déplacement de Brazzaville et rencontré le président Denis Sassou Nguesso, présumé médiateur, avant que le sphinx de Limete ne fasse faux bond.
Pas plus tard qu’en mars dernier, c’est encore Albert Moleka qui est allé participer à un déjeuner de prière aux Etats-Unis, auquel était invité Etienne Tshisekedi, empêché pour des raisons non expliquées. Bref, ce haut cadre de l’UDPS paraissait l’homme à tour faire dans la Cour d’Etienne Tshisekedi, à Limete, parlant souvent en son nom dans les médias, pour apporter des réponses urgentes aux préoccupations de l’opinion nationale et internationale. Mais, à dire vrai, le couperet qui est tombé sur Moleka n’est pas une surprise pour ceux qui ont suivi les péripéties de sa descente aux enfers.
En effet, soupçonné pendant un temps relativement long de ne pas servir correctement la cause de l’UDPS et vomi, à son retour des USA, par des « combattants », qui menaçaient de le lyncher s’il persistait à travailler à la résidence d’Etienne Tshisekedi, Albert Moleka avait finalement été prié par Maman Marthe, l’épouse du président national du parti, de ne plus venir à Limete. Croyant bénéficier toujours de la confiance de son chef après cet incident, l’intéressé n’avait pas trouvé mieux que de délocaliser son cabinet de travail et de continuer à parler et agit au nom d’Etienne Tshisekedi. On croit savoir que c’est pour mettre un terme à une situation de nature à semer la confusion dans les esprits des cadres et sympathisants de l’UDPS que le Secrétaire général a été instruit de lui signifier la fin de ses prestations auprès de la haute hiérarchie du parti. La succession est ainsi officiellement ouverte ».
La Prospérité titre « Udps : Tshisekedi chasse Moleka. Ça brûle ».
Ce journalcommente par ailleurs : « Il n’a ni titre, ni qualité, pour engager Tshisekedi wa Mulumba et L’Union pour la Démocratie et le Progrès social, Udps ».
La Prospérité place ses lecteurs devant leur sens aigu d’analyse. A chacun de cerner les contours de cette novelle affaire et d’en tirer, si besoin en était encore, les conclusions sur la suite de cet énième nettoyage des écuries d’Augias, sur un ordre péremptoire et indiscutable de Tshisekedi lui-même, invite La Prospérité.
© CongoForum, le jeudi 22 mai 2014

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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