02/07/14/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MERCREDI

3 juillet 2014

Non classé

(CongoForum)

Lors d’un point de presse tenu hier mardi 1er juillet au Centre Interdiocésain de Kinshasa, l’abbé Léonard Santedi, secrétaire général et porte-parole de la Conférence Episcopale nationale du Congo (Cenco) a rendu publique la position des évêques à travers un message intitulé « Protégeons notre nation – Pour un processus électoral apaisé et porteur d’un avenir meilleur ». Un sommet des pays de la CIRGL et de la SADC se tient cette semaine à Luanda et la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC y sera débattue sans qu’on en attende grand-chose, compte tenu du négativisme systématique du Rwanda. La presse évoque aussi le 23ème Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernements de l’Union Africaine(UA), autour du thème « l’Agriculture et la sécurité alimentaire en Afrique».

CENCO

Ci-dessous, un lien permettant de prendre connaissance de l’intégralité du texte:

http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=41&newsid=198898&Actualiteit=selected

Le sentiment dominant, dans la presse, est qu’il s’agit d’un message « ferme ».

Le Phare titre « Processus électoral 2014-2016 : les Evêques toujours fermes : pas de révision de la Constitution ».
« La Conférence Episcopale Nationale du Congo a exprimé son opposition à toute révision constitutionnelle. Les Evêques catholiques ont exhorté tous ceux qui sont tentés de priver le souverain primaire de son droit de choisir librement ses élus dans les urnes de renoncer à leur démarche.
Citant explicitement l’article 220, dont le libellé interdit tout tripatouillage de la forme républicaine de l’Etat, du suffrage universel direct et du nombre des mandats du Chef de l’Etat, les prélats catholiques ont mis en garde quiconque tenterait de le charcuter, de même que les autres articles « verrouillés » de la Constitution.
Dans le même ordre d’idée, ils ont insisté sur le respect, par le pouvoir organisateur des élections, du principe du suffrage universel pour les élections des députés provinciaux, tel que prescrit dans la Constitution. Ils ont même suggéré que le suffrage universel soit également appliqué aux scrutins des bourgmestres et gouverneurs de province.
Cette prise de position fait penser à une polémique à distance entre l’Eglise catholique et le gouvernement, qui a déjà ficelé un projet de loi portant révision de la Constitution, sans précision d’articles visés. Si les partisans de la révision constitutionnelle ne font pas marche arrière, un terrible bras de fort (sic) est à craindre entre cette confession religieuse et les animateurs de certaines institutions de la République.
Mais en dehors du ton ferme adopté contre toute tentative de modification de la Constitution, la Cenco a salué les résultats économiques et financiers réalisés par le gouvernement ainsi que les travaux de modernisation des infrastructures de base en général et scolaires en particulier. Elle a également félicité les autorités nationales pour leurs efforts de pacification de l’Est du pays, avec un hommage particulier aux FARDC ainsi qu’à tous les compatriotes morts pour la cause de la paix ».

Forum des As consacre sa une à la déclaration des évêques catholiques sur le processus électoral et se montre encore plus énergique. « Les évêques congolais tapent du poing sur la table », écrit ce journal. Hostiles à toute tentative de modification de la Constitution, particulièrement en son article 220 qui fixe le nombre de mandats du président de la République, les princes de l’Eglise catholique haussent le ton.
Cette déclaration a été signée par 20 évêques, dont le Président, Mgr Nicolas Djomo (Evêque de Tshumbe) et le Vice-Président de la Cenco, Mgr Joseph Banga (Evêque de Buta) ainsi que le Cardinal Laurent Monsengwo, Archevêque de Kinshasa.

Forum des As publie l’intégralité du message des prêtres catholiques. On y lit notamment cette interpellation : « Protéger la Nation, c’est respecter la Loi fondamentale qui constitue le socle de la nation. C’est pourquoi, nous ne nous lasserons pas de rappeler au peuple congolais et à nos gouvernants la position de la CENCO contenue dans le Mémorandum adressé au Chef de l’Etat au sujet de la non modification de la Constitution, en particulier en ses articles verrouillés qui échappent à toute révision [4]. Tel est le cas de l’article 220 qui stipule : ” La forme républicaine de l’Etat, le principe du suffrage universel, la forme représentative du Gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle “. Nous désapprouvons également toute sorte d’initiative qui, sans modifier directement l’Article 220, viserait à le vider de son contenu essentiel. » (La dernière phrase, qui peut paraître un peu sibylline, concerne vraisemblablement le recours à la « formule Wade », qui consiste à dire qu’il faut remettre à zéro le « compteur » du nombre de mandats à chaque changement, même mineur, de la Constitution. NdlR)

« Pour un avenir meilleur : RDC, les Evêques pour un processus électoral apaisé ! », publie en première page La Prospérité.
’’Protégeons notre Nation ‘’. Tel est l’essentiel du message des Evêques catholiques, à l’issue de la session ordinaire de l’Assemblée Plénière du 23 au 27 juin 2014, à Kinshasa. Au sujet du processus électoral également évoqué dans leur déclaration, les Prélats catholiques appellent la Commission électorale à s’acquitter honorablement et avec conscience de sa mission, de poursuivre le dialogue avec toutes les prenantes et de respecter les exigences du cycle électoral. Au gouvernement, poursuit ce quotidien, la Cenco demande de garantir un environnement électoral serein et de redoubler des efforts dans la mobilisation des ressources matérielles et financières. Tandis qu’au Parlement, elle l’invite à s’abstenir de voter des modifications constitutionnelles et de veiller en qu’autorité budgétaire, à la dotation, par le gouvernement, des moyens nécessaires à une bonne organisation des scrutins électoraux. Les évêques catholiques s’adressent aussi au peuple congolais à qui ils demandent de faire preuve de vigilance et d’interpeller les élus.

(Il faut rappeler que les élections de novembre-décembre 2011 ont donné des résultats qu’une personne avisée, réfléchie, d’esprit libre et critique devrait considérer comme nuls, donc sans gagnant. La suite aurait dû être l’annulation pure et simple, des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge. Au lieu de quoi on n’a assisté qu’à des élucubrations pour défendre la victoire « officielle » de JKK, et à d’autres élucubrations pour défendre celle, tout aussi hypothétique, de Tshisekedi.
Les élections de 2011 avaient été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus[1]. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. Malumalu, principal responsable de cette absurdité d’élections sans recensement préalable de la population, a été remis à la Présidence de la CENI, ce qui promet encore de beaux jours à l’avenir ! NdlR)

Sommet CIRGL / SADC à Luanda

Le sommet des pays de la CIRGL et de la SADC qui se tient cette semaine à Luanda fait la une de L’Avenir pour qui la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC sera débattue au cours de cette rencontre. Mais ce journal n’attend pas grand-chose de ce sommet qui, prédit-il, risque d’accoucher d’une souris eu égard à l’attitude négativiste du Rwanda qui a toujours nourri des idées de balkanisation de la RDC. Tant que Kagame est au pouvoir à Kigali, commente le quotidien, le statu quo va perdurer durant des lustres et ce, à la satisfaction des intérêts des multinationales qui ont toujours tiré les ficelles dans l’ombre.
Il rappelle qu’au courant de la semaine dernière, il y a eu des escarmouches entre les soldats congolais et rwandais. Des soldats rwandais avaient enlevé un caporal congolais qu’ils ont publiquement exécuté en plus de cinq autres, ce que les autorités de Kigali ont contesté, comme à leur habitude. D’où la vive tension qui règne à la frontière congolo-rwandaise, note L’Avenir.

Forum des As se penche aussi sur ces assises de Luanda et croit savoir que la question des FDLR y sera débattue. Depuis le mois de mai dernier, environ deux cents rebelles rwandais ont volontairement désarmé.
Cette rencontre se tient alors que Paul Kagame menace de se retirer de l’Accord d’Addis-Abeba à cause de la médiation de Sant ‘Egidio dans le dossier de ces FDLR. Le journal invite le président rwandais à arrêter son cirque de mauvais goût qu’il offre à la Communauté internationale et où son pouvoir présente toujours le spectre de la menace des FDLR. Ces derniers veulent dialoguer avec Kigali. Les autorités rwandaises s’opposent à tout dialogue avec ces rebelles qu’elles considèrent comme des génocidaires. A Luanda, souligne Forum des As, la SADC/CIRGL doit prendre le taureau par les cornes et imposer une solution politique à Paul Kagame pour les FDLR et aller dans le sens des pistes dégagées par la réunion de médiation de Sant’Egidio.

Sommet de l’UA à Malabo

Le Phare publie à ce sujet deux « papiers » de Tshieke Bukasa, son envoyé spécial à Malabo. Le premier, sous le titre « Teodoro Obiang Nguema offre 15 milliards FCFA à la FAO », dépeint, de façon générale, le 23ème Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernements de l’Union Africaine(UA), autour du thème « l’Agriculture et la sécurité alimentaire en Afrique». Hôte de l’événement, le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a, à cet effet, dépeint en des mots et termes choisis, les maux qui minent l’Afrique. Il s’agit surtout de la faim, la famine et l’instabilité chronique qui sont des freins au développement de notre continent. « Le Continent africain est victime de la famine, des maladies et de l’insécurité. Il urge d’aller à l’action pour sauver nos Etats. On ne peut parler de développement pendant que l’Afrique continue d’importer des produits alimentaires pour satisfaire ses besoins », a-t-il souligné.
Foncièrement opposé à la dépendance à l’occident, Teodoro Nguema a fait noter que l’Afrique a besoin de sécurité et de stabilité pour faire de l’agriculture le moteur de son économie. « Malheureusement, malgré des efforts, les choses ne semblent pas bouger. ( …) On ne peut conditionner l’aide au développement à la démocratie. La démocratie n’est pas une nouveauté en Afrique. Elle a existé depuis plusieurs années en Afrique », a rappelé le Chef de l’Etat équato-guinéen.
En vue de donner le ton de la mobilisation des ressources pour lutter contre la famine en Afrique, il a lui-même fait don de 30 millions de dollars, soit environ 15 milliards de Fcfa, à l’Organisation des Nations-Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO), représentée dans la salle par son Directeur général, José Graziano da Silva. Ce dernier, lors de son intervention, a remercié le gouvernement de la Guinée équatoriale pour cette action qui va davantage contribuer à lutter contre la famine en Afrique.
Expliquant à l’assemblée que la contribution consistante de son pays au Pnud est volontaire, Obiang Nguema a révelé qu’aujourd’hui, son pays fait des dons des bâtiments aux agences des Nations-Unies. «Le fait est que nous n’avons pas tant de ressources. Mais, nous pensons qu‘au lieu d’investir dans des armes nucléaires et dans de grands projets de lutte spatiale, nous devons investir dans l’alimentation de l’humanité » a conclu le président.

Pour sa part, Ban Ki-moon, le Secrétaire général de l’Onu, a souligné la détermination du Système des Nations-Unies à travailler avec l’UA pour participer au développement de l’Agriculture en Afrique. «Le développement de l’agriculture nécessite de gros moyens. Nous voudrons ici inviter les partenaires à mettre la main à la poche. L’Afrique est le continent du futur et qui attire les investisseurs », a dit le Sg de l’Onu.
Il convient de rappeler que selon le Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud), sur une population africaine estimée à plus de 856 millions de personnes, plus de 25% sont sous-alimentés pendant que 15 millions de personnes sont exposées aux risques de famine au Sahel et dans la Corne de l’Afrique. Par ailleurs, dans le secteur de l’agro-industrie, elle devrait contribuer pour 50% au Produit intérieur Brut, ( Pib) de l’Afrique à l’horizon 2030.

Avant l’ouverture du sommet, ont eu lieu les différentes réunions de nombreux organismes et institutions de l’UA. Au sujet du forum-sommet du mécanisme africain d’évaluation des pairs (MAEP), le président Obiang et son homologue libérienne, Ellen Johnson Sirleaf, présidente en exercice dudit forum, ont présidé la rencontre à laquelle ont pris part le président de la République de la Mauritanie et président actuel de l’UA, Mohamed Ould Abdel Aziz, et la présidente de la commission de l’UA, Nkosazama Dlamini Zuma. Créés en 2003, ces mécanismes permettent d’évaluer le degré d’accomplissement et d’application des droits de l’homme, la démocratie, la bonne gouvernance politique et le développement sociopolitique dans les différents pays.
En marge de cette session, les ministres des Affaires étrangères des 54 pays membres ont débattu des résolutions soumises au vote des chefs d’État. La question des sources alternatives de financement de l’organisation et l’élection du président et du vice-président de l’Assemblée panafricaine ont été longuement débattues. Les ministres africains ont fait le point sur «l’Agenda 2063» porté par la sud-africaine Dlamini-Zuma.

En marge de ces considérations générales, il nous donne aussi quelques notations individuelle, par exemple sur la Côte d’Ivoire qui fait du lobbying en faveur de sa candidate au poste de Dg Afrique de l’Ouest de l’OMS, l’ex-ministre de la Santé et de la Lutte contre le Sida, le professeur Thérèse Ndri Yoman. Brillante intellectuelle, ellle a reçu un soutien visible des ministres de son pays qui ne manquaient pas l’occasion pour la présenter aux officiels de différents pays. Par contre « Ouattara, Kabila, Bechir… » ont été « les grands absents » de ce sommet.
Des sources crédibles avaient annoncé l’arrivée d’Alassane Ouattara, le Chef de l’Etat ivoirien. Mais en fin de compte, il n’est pas venu. La délégation ivoirienne était conduite par Charles Diby Koffi, ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères, qu’accompagnait Aly Coulibaly, de l’Intégration africaine, à ce 23e sommet de l’Ua, tandis que celle de Kinshasa par Raymond Tshibanda, ministre des Affaires étrangères. Omar El Bechir du Soudan et Dos Santos de Angola se sont faits aussi représenter.

« Blaise Compaoré du Burkina Faso, Goodluck Jonathan le Nigerian, le Sud Africain Jacob Zuma, Maky Sall du Sénégal, Marzouki le Tunisien, Denis Sassou Nguesso du Congo Brazzaville, Paul Biya du Cameroun, l’Ougandais Museveni, Paul Kagame du Rwanda, ont effectué le déplacement de Malabo, alors que l’ex-général Sissi, président nouvellement élu de l’Egypte, était la grande attraction de ce sommet ».

Le second article « F. Muamba justifie l’absence de J. Kabila » concerne précisement le « grand absent » congolais.

« L’absence remarquée du chef de l’Etat de la RD Congo, Joseph Kabila, était sur toutes les lèvres des participants au 23ème Sommet de l’Union Africaine organisé du 20 au 27 juin 2013 à Malabo, capitale de la Guinée Equatoriale. Interrogé à ce sujet, François Muamba Tshishimbi, coordonnateur du Mécanisme national de Suivi(MNS) des accotrds signés par la RDC pour la paix et la stabilité dans la région des Grands Lacs, notamment l’accord d’Addis-Abeba en 2013, a indiqué qu’il n’y a pas que ce que le président de la République peut faire directement. « Pendant que nous parlons, vous ne savez pas avec qui il parle au téléphone ici. Pendant que nous sommes ici, vous ne savez pas qui a fait l’aller-retour pour aller le visiter. Beaucoup de présidents sont venus et déjà repartis hier le 26 juin. D’autres sont repartis ce matin du 27 juin. Donc, chacun a son agenda, ses obligations, ses priorités. L’essentiel, s’agissant des questions aussi importantes que l’agriculture et la sécurité alimentaire débattues à Malabo, est que la République Démocratique du Congo n’est pas absente » a-t-il relevé.
Soulignant par ailleurs que le pays est représenté dans ce forum par le ministre des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, comme chef de mission, accompagné des ambassadeurs de la RDC à Addis-Abeba et à Malabo, François Muamba a précisé qu’il y a une répartition des tâches dans le travail abattu. « Nous n’allons pas imaginer que pour obtenir quelque chose, il faudrait qu’il soit là physiquement. Le président ne peut pas, hélas, être partout car il a plusieurs dossiers qui sont, à la fois, importants et urgents. Je répète, nous l’avons fait par le passé, lorsque les missions sont claires, les objectifs à obtenir sont clairs, et lorsque les hommes qu’on déploie ont les compétences nécessaires, la RDC arrive à obtenir des résultats», a-t-il fait noter.
Concernant la question de la sécurité, le coordonateur du MNS a martelé que la RDC est très sérieuse lorsqu’elle demande aux rebelles rwandais des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda(FDLR) de déposer les armes. « Nous sommes sérieux à considérer également que ceux qui ne feront pas cela, seront frappés et tous ceux qui déposent les armes doivent pouvoir avoir une destination autre que la RDC et cela doit se faire vite. Si le Rwanda ne joue pas le jeu, la communauté internationale doit pouvoir le faire », a-t-il articulé.
Pensez-vous modifier la Constitution pour que le président Kabila puisse s’éterniser au pouvoir ? A cette question de la presse, François Muamba Tshishimbi a expliqué d’entrée de jeu qu’une Constitution est une architecture en termes d’articles et qui se termine par des dispositions à partir desquelles la même Constitution organise les conditions dans lesquelles on peut la modifier. Cependant, a-t-il insisté, il y a des dispositions verrouillées, le fameux article 220 de la Constitution par exemple, dont personne ne s’est mise dans la tête, le président Kabila le premier, au devant où nous allons, dans les semaines ou les mois qui vont suivre, de les modifier. «Personne n’a jamais dit ça ! C’est des anticipations, c’est des spéculations !», a-t-il déploré, dévoilant aussi que personne ne peut interdire de modifier les articles non verrouillés.
Au sujet du silence prolongé du principal concerné dans cette polémique, Joseph Kabila, le coordonateur du MNS a déclaré qu’on n’a pas à démentir quelque chose qui n’existe pas. « Quand on a dit une chose une fois, elle est entendue. Maintenant, la presse et une certaine opinion veulent que tous les soirs avant de dormir le président Kabila dise «soyez tranquilles», je ne modifierai pas la Constitution’. Soyons sérieux ! Y a jamais personne qui a dit qu’il va y toucher, par conséquent on ne dément pas ce qu’on n’a pas dit », a-t-il conclu.

Divers

Le Potentiel titre « Record de contributions annoncées à Bruxelles : 28,5 milliards Usd pour l’éducation dans le monde »
Le Programme mondial pour l’éducation a réussi son pari en parvenant, au terme de sa réunion du 26 juin 2014 à Bruxelles, à allier la communauté internationale à sa cause. Et la voix de l’Afrique en particulier, et du monde en développement, en général, a été porté haut par le Premier ministre Matata Ponyo Mapon, invité d’honneur de la conférence. Les pays en développement et les bailleurs rassemblés au sommet de Bruxelles ont conclu un engagement historique de financement de l’éducation.

Parlant de ce qui se passe au ministère des Transports et Voies de communication, l’hebdomadaire Le Baromètre titre : « Scandale chez le ministre Kalumba ». D’après ce confrère, le ministre et tout son staff s’enrichissent sur le dos de la société Transco. Pour preuve, écrit Le Baromètre, son conseiller financier, Moïse Moussa, fait des achats en lieu et place du service de logistique de cette société. Le confrère cite le cas du groupe électrogène acheté par lui à 80.000$. A en croire notre source, Transco risque de connaître le triste sort de City Train et STUC.

© CongoForum, le mercredi 2 juillet 2014

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

Voir tous les articles de kakaluigi

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez vous Poster un commentaire

carrosserieautopro |
ThinkBlog |
Dipersés... fRaNce aMéRIqUe... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | madame dousse
| Les diplomes du club
| blog de jiji22