07/07/14/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE LUNDI

(CongoForum)

On se dispute dans « l’Opposition républicaine ». Kengo est l’autorité morale de la plate-forme politique dont Lisanga est coordonnateur. Mais Lisanga Bongaga a décidé au terme d’une convention politique de cette plate-forme de ne plus reconnaître ce poste d’autorité morale. Par la même occasion, M. Lisanga a annoncé le retrait de l’opposition républicaine de «l’accord qu’elle a signé avec la Majorité présidentielle ». Cela découle essentiellement de l’interminable attente du « nouveau gouvernement », lui-même destiné à servir d’appas pour les Concertations nationales, et qjue celles-ci avaient pour but de faire oublier que les élections de novembre-décembre 2011 ont donné des résultats qu’une personne avisée, réfléchie, d’esprit libre et critique devrait considérer comme nuls, donc sans gagnant. La suite aurait dû être l’annulation pure et simple, des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge. Au lieu de quoi on n’a assisté qu’à des élucubrations pour défendre la victoire « officielle » de JKK, et à d’autres élucubrations pour défendre celle, tout aussi hypothétique, de Tshisekedi. Les journaux abordent aussi la remise de la médaille du mérite artistique à plusieurs artistes et créateurs, ainsi que le séjour en Rdc de Jill Biden épouse, du VP américain.

Opposition républicaine
Le Phare titre: «Du rififi à l’opposition républicaine: Lisanga – Kengo, guerre sans quartier». Il décrit ainsi la situation :
« Ca barde à l’Opposition Républicaine depuis le 30 juin 2014, date considérée comme butoir par de nombreux affiliés qui attendaient, voici huit mois, la sortie du Gouvernement de cohésion nationale, où allaient cohabiter la Majorité Présidentielle et l’Opposition partie prenante aux Concertations nationales (septembre – octobre 2013). Samedi dernier, au terme de la « Convention » de cette plate-forme politique, son Coordonnateur, Jean-Pierre Lisanga Bonganga, a annoncé avec fracas la suppression de la structure appelée « Autorité Morale ». Raison avancée pour défenestrer Léon Kengo wa Dondo, directement visé par la décision : la conclusion d’une alliance sans lendemain avec la famille politique du Chef de l’Etat.
Tout en disqualifiant son « Autorité morale », Lisanga Bonganga a également fait part à l’opinion de la rupture du « Pacte Républicain », entendez le divorce avec la Majorité Présidentielle, pour non respect des recommandations des Concertations Nationales. Selon l’intéressé, son regroupement politique, après avoir rompu les amarres avec le camp politique du Chef de l’Etat et neutralisé son « Autorité morale », retrouve sa liberté de manœuvre ainsi que sa place au sein de l’aile dure de l’Opposition. Aussi a-t-il déclaré, dans la foulée, son refus de toute tentative de modification des articles « verrouillés » de la Constitution, du mode de scrutin des députés provinciaux et du nombre des mandats du Chef de l’Etat.
Réponse du berger à la bergère : le clan « Kengo », par la bouche de Michel Bongongo, a dénié à Lisanga Bonganga et aux participants à sa « Convention », jugée du reste illégale car inconnue des instances dirigeantes de l’Opposition Républicaine, le droit de modifier l’organisation interne de la plate-forme. Par conséquent, sa prétendue décision de suppression du poste d’Autorité morale n’a aucun effet sur son fonctionnement. En termes clairs, Léon Kengo reste l’unique maître à bord de la barque Opposition Républicaine. Traitée de minoritaire, la bande à Lisanga Bonganga, est priée soit de se plier à la hiérarchie, soit de quitter le bateau.
Dans le camp des fidèles de Kengo, on affirme que l’organisation actuelle de l’Opposition République est encore provisoire et que les structures définitives seraient définies lors d’une Assemblée générale à convoquer avec la bénédiction de l’Autorité morale ».
Au niveau des explications, ce journal est d’avis que « les ambitions politiques divisent… »

« L’on croit savoir que l’Opposition Républicaine est présentement éclatée en deux blocs, dont l’un – avec comme tête de file Léon Kengo – regroupe des membres qui continuent de croire en l’avènement du Gouvernement de cohésion nationale et l’autre, celui de Lisanga Bonganga, qui a perdu tout espoir de voir le Chef de l’Etat tenir sa parole, après huit mois d’une longue et peut-être vaine attente. Dans ce pays où les postes politiques procurent à leurs occupants des avantages financiers et matériels hors normes, beaucoup de « chômeurs » de la République rêvaient de se refaire une santé financière en décrochant un portefeuille ministériel au sein de cette fameuse équipe gouvernementale qui paraissait imminente en octobre 2013, au terme des Concertations nationales. Beaucoup de compatriotes qui se disent « opposants » avaient pris leur inscription à ce forum national les yeux fermés, comptant sur la fidélité et à l’allégeance à Léon Kengo, président du Sénat et co-président de son présidium, pour figurer en bonne place sur la liste de ministrables. Leur adhésion à l’Opposition Républicaine, une plate-forme créée au lendemain des concertations, avait obéi au même leitmotiv. Le rêve a failli se transformer en réalité lorsque le Chef de l’Etat a déclaré, en début d’année, que le Gouvernement de cohésion nationale allait être mis sur pied à l’occasion de la session ordinaire de mars-mai 2014 du Parlement, d’autant que peu après, le président du Sénat, Léon Kengo, et son homologue de l’Assemblée Nationale, Aubin Minaku, s’étaient investis dans des consultations avec les partis, regroupements et personnalités politiques de la Majorité comme de l’Opposition, en vue de recueillir leurs propositions au sujet des portefeuilles ministériels visés et des candidats ministrables.
On pense que la fermeture de la session parlementaire et la passation du 30 juin, sans remaniement gouvernemental, ainsi que le silence qui entoure l’organisation d’une éventuelle session extraordinaire du Parlement constituent autant de facteurs de déception et d’énervement dans le chefs d’opposants qui, comme Lisanga Bonganga, sont maintenant convaincus d’avoir été roulés dans la farine par la Majorité Présidentielle. Et certains d’entre eux pensent que l’Autorité morale de l’Opposition Républicaine serait dans le coup, en raison de son mutisme face aux interminables prolongations auxquelles les soumet son collègue « Autorité morale » de la Majorité présidentielle. Un vieil adage nous apprend que ventre affamé n’a point d’oreille ».

Cependant, fait remarquer La Prospérité, très fâché, Kengo wa Dondo dénie à Jean-Pierre Lisanga Bonganga la responsabilité de convoquer la convention de l’opposition républicaine. Le quotidien publie à cet effet un communiqué de presse signé par le député Michel Bongongo, au nom de Léon Kengo. Le voici :
« L’Honorable Kengo wa Dondo, Autorité morale de l’Opposition Républicaine (OR) en sigle, me charge de faire une mise au point en rapport avec la tenue de la Convention de l’Opposition Républicaine organisée par l’Honorable Jean-Pierre Lisanga Bonganga, le 03 juillet 2014. -
A ce sujet, l’Opinion tant nationale qu’internationale doit savoir que la Plateforme politique précitée est présentement dans le processus de sa structuration qui donnera naissance à une mise en place définitive de ses animateurs;
-En attendant, en vertu de l’Acte Constitutif, l’Autorité Morale demeure l’unique organe habilité à conduire ce méga regroupement;
-Aussi, toute prise de position politique engageant la vie de l’Opposition Républicaine doit revêtir préalablement le sceau de l’Autorité Morale;
-Par voie de conséquence, toute déclaration et initiative politique émanant de l’Honorable Jean Pierre Lisanga Bonganga sont nulles et de nul effet;
Par mandement de l’Autorité Morale.
Fait à Kinshasa, le 04 juillet 2014
Honorable Michel Bongongo, Représentant de l’Autorité Morale »

Cohésion ou confusion nationale ?

C’est le titre d’un texte publié en ‘Tribune libre » dans Le Phare par Martin ZIAKWAU L. et qui a le mérite de prendre un peu hauteur pour regarder les choses en perspective. Le voici :
« ‘Tous pour la cohésion nationale et la paix retrouvée’. Tel est, à en croire des médias locaux, le thème sous lequel a été commémoré le 54ème anniversaire de l’accession de notre cher pays à l’indépendance, ainsi qu’à la souveraineté nationale et internationale. Un moment fort exigeant tant il astreint chaque Congolais, particulièrement les politiques, à l’examen de conscience dans la perspective de maintenir, voire de renforcer l’élan donné par les Pères de l’indépendance. A ce propos, le thème choisi me semble de nature à tarauder et à tarabuster les esprits de tous bords épris de bon sens et d’honnêteté intellectuelle. De quelle cohésion nationale s’agit-il ? Je préfère, pour l’instant, ne livrer ma réflexion que sur la première partie de cette thématique.
Devant les deux Chambres du Parlement réunies en Congrès, sur fond de l’outrecuidance du M23, le Président Joseph Kabila lance, en 2012, l’idée des concertations nationales. Au cours de son traditionnel message de vœux de nouvel an (2013) à la Nation, il revient sur ce projet dont l’opérationnalisation est annoncée pour « dès le début de l’année ». Ce n’est qu’en septembre que ce forum débute avant de fermer ses portes en octobre 2013. Ce, après que le Conseil de sécurité de l’ONU a, à travers la résolution 2098, plaidé pour la réconciliation entre « toutes les parties prenantes congolaises ». Tout le monde n’a pas mordu à ce que certains ont considéré, à tort ou à raison, comme une stratégie de détournement visant à légitimer le pouvoir en place. Dans l’euphorie des termes de conclusion de cette messe, le gouvernement de la République est chargé d’expédier les affaires courantes. Depuis, c’est la longue attente de la suite de l’aventure. Peu avant l’ouverture de la session parlementaire de mars dernier, des membres de la Majorité présidentielle ont annoncé dans les médias que Joseph Kabila – célébrant auparavant la messe de Kingakati – rendra publique la composition de son nouveau gouvernement avant la clôture de cet exercice des élus du peuple. Début juin, devant les diplomates accrédités à Kinshasa, le Président a rassuré qu’il s’agit non pas d’une « promesse » mais plutôt d’une « décision ». Cependant, dans son adresse du 29 juin dernier à la nation, il est fait, à ce sujet, mention d’éviter « toute précipitation ». Entre-temps, le gouvernement continue, huit mois plus tard, d’expédier les affaires courantes ; les montagnes des dossiers de l’administration publique gelés ; des dossiers des partenaires extérieurs (ONGD notamment) en souffrance ; des élections à venir s’invitant au débat public. De quoi plonger dans l’incertitude non seulement l’opinion publique nationale mais aussi l’opinion publique internationale saisie officiellement de la question. Morfondus et les yeux battus à force d’attendre l’avènement de la nouvelle ère, d’aucuns, rongés par la boulimie du pouvoir, voient leur espoir atteint par l’évanescence. J’en fais quelques observations. Sans passion aucune.
«Time is money ». La gestion rationnelle de toute entreprise requiert d’intégrer pleinement la mobilisation des ressources nécessaires dans le cadre temporel. Le gestionnaire livre, pour ainsi dire, concurrence au temps, rival de tout progrès, toute inventivité. Le développement est fonction de la capacité à maîtriser les contraintes qu’impose le cours du temps. Le travail à plein régime assorti des sanctions devient le maître mot de cet univers. Il est alors difficile, dans cette conception des choses, de comprendre les atermoiements qui entourent la nomination d’un nouveau gouvernement ou, carrément, le maintien de l’actuelle équipe gouvernementale. Ce, d’autant plus que le Chef de l’Etat se félicite des résultats qu’il juge positifs de la situation économique du pays dont le gouvernement sortant est l’ouvrier. Quitte à accepter d’en boire la pilule, amère soit-elle.
Toute décision rationnelle appelle la détermination de l’échéance. Tous les facteurs, pesant en faveur ou contre le succès de la mise en œuvre de la mesure envisagée, doivent préalablement être passés au crible. De telle sorte que la décision, une fois prise et rendue publique, réduit la liberté du décideur et engage sa responsabilité devant l’histoire. Dans cette méthodologie, la « précipitation » dans l’exécution de la décision n’a point de place. Si précipitation il y a, c’est plutôt dans le processus de prise de décision. Décider sans exécuter ne peut être considéré comme une contribution à la résolution d’un problème. A moins d’être butté à des imprévus de grande portée à signaler aux sociétaires. La transparence relève de la bonne gouvernance. Le contraire tient de la ruse. Qu’en est-il de l’exécution des recommandations des concertations nationales inscrites à court, moyen et long termes ? Sa machine de guerre tarde toujours à se mettre en place. Alors que la majorité parlementaire n’est pas remise en cause. Pourquoi, dès lors, priver le pays d’un gouvernement totalement fonctionnel ? Ne serait-ce pas une violation de la Constitution, qui confie expressément au Président de la République, la tâche d’assurer le bon fonctionnement de toutes les institutions, y compris le gouvernement ?
Une année après, jour pour jour, le Conseil de sécurité de l’ONU a réitéré le vœu de réconciliation nationale en RDC. Après la Résolution 2098 de 2013, l’organe le plus prépondérant des Nations unies a adopté, le 28 mars 2014, la 2147. Reflétant l’ordre des dispositions de celle-là, cette dernière engage la Monusco à l’article 5. Il s’agit, par exemple à l’alinéa b, de « promouvoir la consolidation de la paix et un dialogue politique transparent et sans exclusive entre toutes les parties prenantes congolaises en vue de favoriser la réconciliation et la démocratisation et encourager l’organisation d’élections crédibles et transparentes, conformément au cycle électoral et à la Constitution ». La réconciliation n’est possible qu’en référence à une valeur, une nécessité, un code de conduite, au bon sens …
La réconciliation nationale en RDC requiert de ne s’en tenir qu’au respect de l’esprit et de la lettre de la Loi fondamentale, la règle de tous les jeux organisés sur le terrain congolais. Il s’agit pour les Congolais de guérir du strabisme politique. A ce sujet, il sied de constater que le fourmillement continue de nuire à la classe politique congolaise. La problématique électorale, appelant l’ingérence de la « communauté internationale » implicitement autorisée par la 2147, risque de ne pas jouer en faveur de l’apaisement. Si ceci ne s’inscrit pas dans l’agenda de ceux qui s’érigent en gardiens du temple de la démocratie congolaise.
De tout ce qui précède, j’en viens à constater que la cohésion nationale demeure un défi que « toutes les parties prenantes congolaises » doivent chercher à relever. Le pays vit au ralenti. La restriction des pouvoirs du gouvernement ne lui donne pas toutes les marges de manœuvre de gestion rationnelle et rigoureuse de la res publica ; l’impatience prolongée de la population quant à ce, plonge nombreux dans l’ivresse du désespoir. La République n’est ni dans la forme classique de démocratie telle que consacrée par la Constitution, ni dans celle préconisée par les fameuses concertations nationales reposant sur la quête permanente du consensus. Pour tout dire, c’est la confusion nationale dont les méfaits risquent de causer plus de tort à l’avenir du pays que les gouvernants ne l’imaginent. Qu’est-ce que l’histoire politique congolaise retiendra de l’épisode en cours? Wait and see ».

Problématique de l’Est

Forum des As revient sur la journée ville-morte observée vendredi et samedi derniers à Beni au Nord-Kivu. Motif : protester contre la présence des FDLR, ces miliciens hutus rwandais dans un camp de transit, près de l’aéroport Mavivi, 20 km de Beni-ville. «Boutiques, marchés, bureaux de l’administration fermés, aucune activité à Beni […] Le mot d’ordre de la Société civile de la place a été respecté à la lettre, à plus de 100 % selon son coordonnateur d’autant que toutes les grandes agglomérations alentour jusqu’à 50 km, comme Eringeti ont suivi le mouvement », rapporte ce quotidien. La sécurité de Béni exige, par conséquent, «que ces criminels soient donc délocalisés de Beni sans délai, sans quoi d’autres actions de grande envergure seraient envisagées jusqu’à ce qu’elle obtienne gain de cause», rapporte le quotidien citant la société civile de Beni.

L’Avenir tire aussi la sonnette d’alarme sur la menace de balkanisation de la RD Congo. «Le M23 se réorganise en Ouganda. L’Onu tire la sonnette d’alarme », écrit le quotidien. Selon un nouveau rapport à mi-parcours du groupe d’experts des Nations unies rendu public dernièrement, la branche du M23 qui se trouve en Ouganda se réorganiserait en l’absence d’avancées dans le processus de rapatriement en RD Congo. « Il s’agit d’un nouveau vocabulaire trouvé par les agresseurs afin de pérenniser l’exploitation illégales des ressources naturelles de la RD Congo », selon le journal.

A propos de la neutralisation des groupes armés dans l’Est de la RDC, indique Le Potentiel, «des experts de l’Onu contredisent Kinshasa». Ces experts qui travaillent sur la RDC pensent que des poches de résistance demeurent intactes, particulièrement dans l’Est du territoire national, où les FDLR et les ADF notamment ont gardé toute leur capacité de nuisance ; malgré les opérations militaires lancées contre eux.
« La sécurité n’a jamais été absolue sur l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo. Contrairement aux assurances de Kinshasa, un groupe d’experts des Nations unies qui travaillent sur la RDC pensent que des poches de résistance demeurent intactes, particulièrement dans l’Est du territoire national où des groupes armés tels que les FDLR et les ADF-Nalu ont gardé toute leur capacité de nuisance.
Le chemin pour la pacification de l’Est est encore long. Les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) et les ADF-Nalu, sans compter les ex-rebelles du M23 n’ont pas totalement perdu leur capacité opérationnelle. Contrairement à Kinshasa qui croit avoir rétabli l’ordre sur l’ensemble du territoire national, un groupe d’experts des Nations unies qui travaillent sur l’Est de la RDC développe un point de vue contraire.
Dans un rapport à mi-parcours, dont Rfi dit s’être procuré une copie, les experts onusiens s’inquiètent du regain d’activités de certains groupes armés dans l’Est de la RDC. C’est le cas, mentionnent-ils, des FDLR et des ADF-Nalu qui, malgré les opérations lancées contre eux, n’ont pas totalement été mis en déroute.
Pire encore, dans leur rapport, les experts des Nations unies font également état de la résurgence des ex-rebelles du M23 à partir du territoire ougandais. Ce qui une fois de plus remet en cause la neutralité dont l’Ouganda se prévaut dans toutes les initiatives mises en œuvre autant dans le cadre de la CIRGL que celui des Nations unies pour un retour rapide de la paix dans l’Est.
En outre, ce rapport devient plus révélateur lorsqu’il rend compte de manière particulière de l’activisme des FDLR et des ADF-Nalu. Alors qu’à Luanda, les ministres de la Défense et de la sécurité de la CIRGL et de la SADC ont accordé un délai de grâce de six mois aux FDLR pour une reddition volontaire, les experts onusiens rapportent que les rebelles rwandais ont intensifié leur programme de recrutement dans l’Est.
Des ex-combattants FDLR et des sources onusiennes ont fait part au groupe d’experts que les FDLR continuaient de recruter et d’entraîner des individus. Dans le rapport, deux responsables des FDLR, dont Ferdinand Nsengiyumwa, arrêté récemment par l’armée congolaise avant de s’évader, et Hamada Habimana, présenté comme un déserteur, ont à nouveau rejoint la rébellion rwandaise depuis mars 2014 dans la phase de reconstitution de ce mouvement. Hamada Habimana faisait d’ailleurs partie, révèle RFI, de la délégation qui était à Sant’Egidio. Le groupe d’experts des Nations unies indique, citant le président par intérim des FDLR, que celui-ci s’activerait à créer des liens avec des partis politiques rwandais de l’opposition, tout en cherchant à « mobiliser des soutiens internationaux et forcer le gouvernement rwandais à négocier ».
Les experts onusiens expriment les mêmes inquiétudes concernant les ADF-Nalu dont ils disent qu’ils ont conservé leur capacité de nuisance, malgré diverses opérations lancées contre eux par la coalition FARDC-Monusco. Excluant tout lien entre les ADF-Nalu et les FDLR ainsi que les islamistes somaliens, Shebabs, le groupe d’experts est convaincu que la chaine de commandement et opérationnelle des rebelles ougandais n’a pas été sérieusement amputé à la suite des opérations de neutralisation leur visant. A telle enseigne que les ADF-Nalu sont aujourd’hui plus nuisibles qu’ils ne l’ont été antérieurement.
Que retenir de toutes ces révélations des experts des Nations unies ? Le plus évident est que leur rapport remet totalement en cause toutes les assurances que Kinshasa a étalées.
A ce propos, l’on se rappelle que dans son message de 54 ans de l’indépendance de la RDC, le président de la République s’est voulu rassurant sur la sécurité dans l’ensemble du territoire national. Sur un ton plein d’optimisme, le chef de l’Etat s’est exprimé en ces termes : « J’annonce solennellement à la Nation congolaise que nos forces armées ont le contrôle absolu de l’ensemble du territoire national ». Plus loin, il s’est félicité que « face à l’insécurité récurrente qui, pendant plusieurs années, a miné certaines parties de notre pays, nos forces armées et de sécurité ont remporté une victoire éclatante sur l’ennemi et rétabli l’ordre et la sécurité sur l’ensemble du territoire national ».
Comme on le voit, ce sont ces assurances que balaient les révélations contenues dans le rapport à mi-parcours des experts de l’Onu sur la RDC. Kinshasa doit apparemment revoir ses calculs. C’est le moins que l’on puisse dire. Tout autant aussi, l’on doit s’interroger sur la forte présence des troupes onusiennes dans l’Est de la RDC.
Sur ce point, l’on doit souligner que depuis le 1er juillet de cette année, la Monusco a décidé de concentrer l’essentiel de ses forces dans l’Est, avec pour principal objectif la neutralisation de tous les groupes et milices armées qui écument dans cette partie de la RDC. Sans compter, la Brigade spéciale d’intervention des Nations unies qui a été particulièrement mise en place dans le seul but de se charger des groupes armés de l’Est, avec ou sans l’appui de Kinshasa. Que l’Onu fasse aujourd’hui état du regain d’activités des FDLR et des ADF-Nalu, il y a de bonnes raisons de se poser des questions sur la portée réelle des forces onusiennes en RDC. Dans tous les cas, contrairement à tout ce qui a été rapporté, l’équation de la sécurisation de l’Est de la RDC demeure encore et toujours très complexe ».

Culture

«Culture: le gouvernement Matata frappe un grand coup», titre Forum des As, parlant de la première édition du Prix national du mérite de la culture et des arts tenue vendredi dernier à Kinshasa. Evénement qui, selon ce média, récompense les artistes congolais «toutes disciplines confondues.» Ainsi pour cette première édition, 74 artistes ont été primés, précise Le Phare, citant Lutumba Simaro, Papa Wemba, Werrason, Koffi Olomid, Jb Mpiana, Tantu Mey, Ngalufar et Kadiombo, etc.

« Les artistes portés à la reconnaissance nationale. Le Premier ministre à la baguette », titre AfricaNews qui aborde l’information relative à la décoration le week-end dernier des hommes de culture congolais qui se sont distingués dans diverses disciplines dans ce domaine. Pour ce journal, le gouvernement a entrepris d’imposer le label Rdc à travers le monde en rendant hommage aux créateurs et autres génies représentés par 74 lauréats primés lors de la 1ère édition du Prix national de la Culture et des arts…
L’initiateur, le ministre de la Culture, des art, des sports et de la jeunesse Baudouin Banza Mukakay, a vu juste en ouvrant à tous les horizons toutes les sensibilités et à tous les spectres.

Toujours en ce qui concerne cet événement culturel, ont été primés le week-end dernier, La Prospérité titre « L’autre face de la Révolution de la Modernité: Kabila honore 74 lauréats ! ».
Il souligne : « Baudouin Banza Mukalay ne croyait pas si bien faire, en réaffirmant, le samedi 5 juillet, au Grand Hôtel Kinshasa, devant une brochette assez représentative d’hommes et femmes de culture ainsi que de divers horizons, qu’un peuple sans culture, est un peuple sans âme. Son message a eu un retentissement tel qu’il a été perçu comme un coup de fouet sur des consciences congolaises restées, depuis des lustres, en veilleuse, pour des raisons injustifiées. Et, pourtant, la RD. Congo ne manque de cadres aux talents pointus. Tout ceci libère l’esprit d’émulation sans lequel, même, la révolution de la modernité, rêve sublime du Chef de l’Etat, M. Joseph Kabila Kabange, ne saurait produire des fruits qui demeurent, de génération en générations. Car, dit-on, la culture conditionne tout, y compris le développement de l’homme, dans toutes ses dimensions. Tout est donc culture. La culture est à l’épicentre de tout développement. Parce qu’elle touche l’homme, dans son essence et dans existence.
Elle est un élément mobilisateur ou catalyseur de toute action. Sans elle, les bâtisseurs, quelles que soient leurs technicités, érigeraient inévitablement, un grand château de sable en Espagne. Il suffirait d’un petit vent, pour que tout s’écroule, à la vitesse de la lumière».

Jill Biden

Le Potentiel, au sujet du séjour en Rdc de la seconde dame des Etats-Unis, titre : « Mme Jill Biden appelle les femmes de la RDC à devenir des voies de changement ». En tournée africaine, Jill Biden, épouse du vice-président des Etats-Unis, a appelé les femmes de la Rdc à servir des voies de changement, rapporte ce journal.

Le Soft titre : « La seconde dame des Etats-Unis d’Amérique rend visite au sanctuaire idéologique congolais ».Commentant cette visite, ce journal considère que «Tout va bien pour le mieux entre les Etats-Unis d’Amérique et le Congo ».

Processus électoral L’Avenir annonce « Ce lundi à Kinshasa. Malu Malu échange avec les autorités à la base ».
(Les élections de 2011 avaient été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus[1]. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. Malumalu, principal responsable de cette absurdité d’élections sans recensement préalable de la population, a été remis à la Présidence de la CENI, ce qui promet encore de beaux jours à l’avenir ! NdlR)

L’objectif de ces rencontres d’échange citoyen entre la CENI et les animateurs des institutions politico- administratives de toute la République qui vont de lundi 07 au mercredi 09 juillet 2014 est de préparer les autorités à la base pour qu’elles s’impliquent résolument dans la mise en œuvre des élections locales. Car, souligne L’Avenir, « Sans leur implication, elles seront un obstacle non négligeable sur le parcours du processus électoral ».

© CongoForum, le lundi 7 juillet 2014

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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