30/10/14/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE JEUDI

31 octobre 2014

Aujourd'hui dans la presse

(CongoForum)
Les journaux parus ce matin dans la capitale congolai se sont intéressés à la visite de JKK à la population de Beni, dite «visite de réconfort » à cette région, où plus de 80 personnes ont été tuées en l’espace d’un mois par des présumés rebelles ougandais des ADF. Le séjour qu’effectue aux Pays-Bas le Premier ministre Matata Ponyo, le retour de F. Babala et la cotation de la RDC par « Doing Business » sont également évoqués.
Joseph Kabila à Beni

Forum des As titre en manchette : «Joseph Kabila face aux attentes de la population de Beni ».
Il indique qu’après la ville de Kisangani (Province Orientale), JKK est arrivé mercredi 29 octobre à Beni, au Nord-Kivu, où il a été accueilli par le ministre de l’Intérieur et Sécurité, Richard Muyej Mangez et le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku Kahongya qui, tous deux, séjournent dans la ville de Beni depuis plus d’une semaine.
Selon FdA, Joseph Kabila doit faire face aux attentes de la population qui exige une sécurisation totale avec la neutralisation des rebelles ADF et la réfection des routes de desserte agricole.
FdA rapporte qu’à son arrivée mercredi 29 octobre à l’aéroport de Mavivi, Joseph Kabila a été accueilli par le ministre de l’Intérieur Richard Muyej et le gouverneur du Nord-Kivu Julien Paluku qui, tous deux séjournent dans la ville de Beni depuis plus d’une semaine. Selon ce journal, le jour de l’arrivée de Joseph Kabila, la sécurité était à son paroxysme. Pas le moindre couac, même si, la nuit de la veille, les ADF/Nalu ont fait une incursion et tué un soldat des FARDC.

L’Avenir titre à la Une: « Joseph Kabila en
visite de réconfort à Beni ». En effet, Joseph Kabila, est arrivé mercredi à Beni, dans la province du Nord-Kivu, en visite de réconfort et de compassion à la population de cette partie Est de la RDC meurtrie par le massacre de plus de quatre-vingts civils perpétré par les rebelles ougandais de l’ADF au cours de la première quinzaine du mois d’octobre. En arrivant à Beni, Joseph Kabila aura bravé les terroristes des ADF qui ont tenté de l’intimider, en voulant faire exploser les tanks de SEP Congo à Ngadi, avant qu’ils ne soient maîtrisés par les vaillantes FARDC.
Ce quotidien indique que JKK prévoit, dans son agenda, de s’entretenir avec les populations locales pour davantage renforcer sa compréhension de la situation de terrain en vue de prendre des mesures appropriées pour mettre fin à l’escalade de violence dans la région de Beni et souligne qu’il mettra à profit son séjour pour plancher sur la question relative aux infrastructures qui posent problème dans cette partie du Nord-Kivu.
L’Avenir précise dans ses colonne que Joseph Kabila ne manquera pas de s’adresser à la population de Beni pour transmettre son message de compassion et de réconfort aux victimes innocentes de ces atrocités.
L’Emergence note que les populations meurtries de Beni attendaient cette visite du Président Joseph Kabila. Une présence non seulement de consolation mais aussi de solutions à l’épineux problème d’insécurité qui dérange le quotidien de ces Congolais habitant cette partie de la République. C’est ici où l’opinion salue le courage de Joseph Kabila qui a bravé tous les dangers en vue de réconforter sur place ces populations de Beni.
Matata et le forum RDC-Pays-Bas
La Référence+ s’intéresse au Business forum RDC-Pays-Bas à Amsterdam où « Matata charme les investisseurs hollandais ».
Les Pays-Bas sont pour la République démocratique du Congo, confrontée de manière récurrente à des conflits armés, un des acteurs majeurs qui ne cesse de défendre sa cause pour le retour définitif de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans la région des Grands Lacs. Ils accompagnent la RDC dans la mise en & oelig;uvre des réformes urgentes et indispensables pour garantir la paix et la sécurité des populations de l’Est de la RDC, à travers un soutien financier à la Stratégie de Stabilisation à l’Est du pays, STAREC en sigle.
La Prospérité titre en manchette : « Du haut de la tribune du Business forum, Matata lance un appel aux investisseurs » et indique que le thème développé mercredi à Amsterdam par le Premier ministre Matata Ponyo portait sur « Vers un renforcement de la coopération entre la RD Congo et les Pays-Bas ».
A cette rencontre d’Amsterdam, d’après La Prospérité, le Premier ministre congolais a développé son discours sur le renforcement de la coopération entre la RD-Congo et les Pays-Bas. La Prospérité précise que Matata Ponyo a saisi cette opportunité pour présenter une photographie de la RDC qui, selon lui, se réveille et il a également parlé de principaux engagements des Pays-Bas en RDC, les multiples opportunités d’investissement au Congo-Kinshasa, l’un des «géants» d’Afrique.
Le chef du gouvernement congolais n’a pas oublié de saluer la progression de la croissance économique en RDC et principaux indicateurs économiques, les potentialités économiques de la RDC, l’amélioration du climat des affaires. De la croissance économique, Matata Ponyo a évoqué quelques résultats qui illustrent la bonne trajectoire prise par le pays, confirmée, d’une part, par les institutions multilatérales dont le FMI, la Banque mondiale et la BAD et, d’autre part, par les agences internationales de notation notamment, Standard and Poor’s et Moody’s.

« En visite officielle aux Pays Bas : Matata présente les atouts majeurs de la RDC » annonce Le Phare, qui résume comme suit les propos du PM :
« Le discours du Premier ministre prononcé hier à Noordwijk aux Pays Bas a insisté sur une photographie de ce Congo qui se réveille et se relève grâce à la détermination du Gouvernement, conformément à la vision du Chef de l’Etat en vue d’atteindre l’émergence du pays dans les deux prochaines décennies. Matata Ponyo a lancé un appel pathétique à ses hôtes en leur disant que « c’est maintenant qu’il faut prendre le meilleur risque d’investir en République Démocratique du Congo et d’amplifier vos affaires. L’avenir d’un Congo émergent dépendra également de vos investissements».
Le Premier ministre a d’abord vanté les principaux engagements des Pays-Bas qui ne cessent de défendre la cause de la RDC sur le plan du retour de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans la sous-région des Grands lacs. Par son accompagnement dans la mise en œuvre des réformes urgentes à travers son soutien à la stratégie de stabilisation à l’Est.
Sur le plan économique, les Pays-Bas ont mis en place des programmes d’appui au développement des infrastructures, aux projets innovants à travers la création d’un joint-venture des PME en donnant des conseils pratiques et importants pour renforcer la position concurrentielle des exportations. En vue de vendre leurs produits sur le marché européen.
La RDC : l’un des géants aux multiples opportunités
Parlant de son pays, le Premier ministre a étalé les efforts des réformes visant à stabiliser le cadre macro-économique, à promouvoir la gouvernance, à lutter contre la corruption, à améliorer le climat des affaires. Ces efforts ont été salués par les institutions du système de Bretton Woods et de la BAD ainsi que les agences internationales de notation tels que Standard and Poor’s et Moody’s.
C’est grâce à ces efforts que la croissance économique est en pleine progression. Elle est passée à un taux de 7,4% entre 2010 et 2013. Elle est soutenue par les activités du secteur minier, des télécommunications, du commerce de gros et de l’agriculture. En 2013, a indiqué M. Matata Ponyo, l’inflation s’est limitée au taux de l’’ordre de 1,074 contre 2,72 en 2012. Le taux de change est demeuré stable sur toute l’étendue du territoire national depuis 2010.
Toujours grâce aux efforts aujourd’hui vantés par les institutions de Breton Woods, le gouvernement a mis en œuvre une série des réformes vigoureuses visant à dédollariser l’économie, à améliorer le climat des affaires, à développer les marchés financiers et la gestion des finances publiques. Il est ainsi de la bancarisation des salaires des fonctionnaires de l’Etat, des policiers et militaires sur toute l’étendue du territoire national. Au regard des résultats concernant la gouvernance et la transparence dans la gestion des ressources naturelles, lors de sa session tenue à Mexico, le Conseil d’Administration de l’ITIE a déclaré la RDC « pays conforme ».
Atouts majeurs de la RDC
Le Congo, mon pays, a souligné le Premier ministre, est reconnu à travers la planète Terre dotée des potentialités économiques importantes. Il y a d’abord son sous-sol très riche en minerais tout aussi variés que riches comme l’or, le diamant, le coltan, le manganèse, le cuivre, l’uranium, le zinc, le gaz, l’étain, l’argent, le plomb. Son potentiel agricole présente 80 millions d’hectares de terres arables, 4 milliards des terres irrigables, des pâturages pouvant supporter 40 millions de têtes de bétails, 120 millions d’hectares des forêts tropicales et des richesses halieutiques estimées à 700.000 tonnes des poissons.
Quant au climat des affaires, du parcours de combattant jadis avec 155 jours au maximum pour créer une société commerciale au moyen des 13 formalités administratives à effectuer auprès des ministères compétents en déboursant la somme de 3.500 dollars Us, actuellement il a été créé en avril 2013 un guichet unique pour la création des entreprises en dépensant seulement la somme de 120 dollars Us pour les sociétés et 40 dollars Us pour les établissements individuels. &n bs p;
Pour renforcer les dispositifs sécuritaires, la RDC a adhéré à l’OHADA et a créé des tribunaux de commerce dans les principales villes du pays. La loi portant ratification de la Convention de New York de 1958 sur les sentences arbitrales a été promulguée par le chef de l’Etat en 2013 pour favoriser la sécurité juridique des transactions financières et commerciales.
Sur le plan du commerce extérieur, les démarches pour les exportations durent 13 au lieu de 44 jours jadis et 25 jours au lieu de 66 jours pour l’importation grâce au logiciel Sydonia Word. Ce qui a permis de résoudre la situation des procédures de douane. Quant au paiement des impôts et des taxes, l’on a introduit le système de la TVA de l’ordre de 16 % et le taux d’imposition sur les bénéfices est passé de 40 à 33 %.
Concernant la libéralisation de l’énergie électrique qui a été promulguée en 2014, le gouvernement gère des grands projets dont notamment la construction d’INGA III dont la capacité attendue sera de l’ordre de 4.500 Mégawatts pour un financement d’un milliard Us. La construction du barrage Grand Inga produira 39.000 Mégawatts avec un coût évalué à 60 milliards Us. Il est prévu la reconstruction de nombreux barrages hydroélectriques et des lignes de transport du courant vers les centres de consommation.
Le secteur des assurances va connaitre un grand boom avec la loi sur la libéralisation. Pour les infrastructures de base, le gouvernement a prévu un vaste programme concernant les divers secteurs dont ceux du transport multimodal sur les fleuves, mers, routes, chemins de fer. Quant à l’agriculture, il faudra tenir compte de l’évolution tant démographique que technologique. D’où un appel vers les projets de partenariat public-privé qui pourront être conclus afin de relancer une agriculture moderne, la réhabilitation du chemin de fer et des infrastructures aéroportuaires ».

Economie
Le Potentiel titre sur le Doing Business 2015. « La RDC dans le top 10 des pays réformateurs au monde ».
La RDC, rapporte ce journal, est classée aujourd’hui par Doing Business de la Banque mondiale sur la liste très étroite de 10 pays réformateurs du monde. « Preuve de la pertinence des actions engagées par le gouvernement, sous le leadership du chef de l’Etat, Joseph Kabila », a-t-il soin de préciser, dans le cadre de la campagne électorale. Après cette reconnaissance internationale, tout devra être mis en œuvre pour consolider davantage les acquis. Parmi les points marquants de la RDC, Doing Business cite, entre autres, la mise sur pied du guichet unique, lequel a rendu la création d’entreprise plus facile alors qu’elle constituait un véritable parcours du combattant.
(Doing Business, comme son nom l’indique, est un indice qui mesure non la bonne santé d’une économie ou le bien-être qui en découle pour la population, mais la situation qui est faire, dans un pays donné, aux investisseurs et hommes d’affaire, les avantages et les facilités qui leur sont offertes. De ce point de vue, les actions engagées par le gouvernement, sous la direction de Matata Ponyo, qui est un libéral classique, sont très certainement pertinentes. Malheureusemnt, les premiers bénéficiaires en sont les investisseurs (qui sont rarement congolais) et non la population.
Un point de vue assez différent est développé dans Le Phare, quiévoque« le plan Köbler contre la pauvreté »
« Traditionnellement préoccupé par les questions sécuritaires et humanitaires, Martin Köbler, Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République Démocratique du Congo, a cette fois embrassé la question ultra sensible de la lutte contre la pauvreté dans son rapport du 28 octobre au Conseil de Sécurité. Il a rappelé à la communauté internationale qu’en dépit de ses fabuleuses ressources naturelles, notre pays héberge encore des citoyens dont 71% vivent en-deçà du seuil de pauvreté. Quant au chômage, il frappe plus de 70% des jeunes.
Les richesses nationales, souligne-t-il, sont concentrées entre les mains d’une infime minorité de personnes. Il trouve scandaleux qu’un petit groupe d’individus se prélassent dans l’opulence pendant que la multitude croupit dans la misère noire. Le patron de la Monusco (Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation au Congo) pense que le grand Congo garde toutes ses chances de jouer le rôle de locomotive du développement de l’Afrique. Il recommande, comme thérapie de choc contre la pauvreté, le rapatriement par les Congolais de toutes leurs devises qui dorment dans les coffres des banques étrangères. Selon lui, ces fonds importants devraient servir de soubassement aux investissements. Cet appel pathétique, croit-on savoir, est lancé en direction tant des bourgeois politiques que des privés spécialisés dans les transferts frauduleux des revenus du sol et du sous-sol de la RDCongo vers les paradis fiscaux. Prisonnier sans doute du devoir de réserve, il s’est gardé de parler de pillage planifié des biens et avoirs de la communauté nationale par une caste de faux patriotes qui empêchent la majorité de leurs concitoyens de vivre heureux. Martin Köbler n’a pas non plus évalué les milliards de dollars qui s’évaporent chaque année après la vente à l’étranger, par des représentants de l’Etat ou des privés, du cuivre, du cobalt, du diamant, de l’or, du pétrole, du bois, de l’électricité, du coltan, de la manganèse, du zinc, etc.
Il le dit à demi-mot en exhortant les gouvernants de la République Démocratique du Congo à faire passer le pays de l’économie de guerre à l’économie de paix… du commerce illégal au commerce légal. Sur ce terrain, on se souviendra qu’en 2002, un panel d’experts des Nations Unies avaient épinglé une cinquantaine de personnalités congolaises et étrangères qui avaient soufflé au Trésor public congolais la bagatelle de 5 milliards de dollars américains en cinq ans, dans le se ct eur des ressources naturelles. Pour faire suite à ce travail de fourni et ne pas donner l’impression d’avoir couvert les criminels économiques, le pouvoir en place à Kinshasa avait relevé plusieurs « pilleurs » de leurs fonctions plusieurs pilleurs de la République. Mais personne n’avait fait l’objet de poursuites judiciaires, le Parquet général de la République ayant estimé ne pas disposer d’éléments de preuves contre eux. Toutefois, l’alerte était donnée et les démunis avaient au moins une explication au sujet de leur misère.
Pas de paix sans développement
L’autre versant du propos de Martin Köbler est que tous les efforts déployés par la Communauté internationale pour restaurer la paix dans les parties de la RDCongo où elle est troublée sont voués à l’échec s’ils ne s’accompagnent pas de l’amélioration du social du Congolais d’en-bas. Autrement dit, la bonne gouvernance tant chantée dans les discours officiels devrait se traduire d’abord par la gestion orthodoxe des richesses nationales et leur répartition équitable aux filles et fils du pays.
Les fameux projets sociaux à impact immédiat et visible devraient effectivement être ressentis par le petit peuple au niveau des « besoins sociaux de base » : nourriture, logement, vêtement, transport, santé, éducation, emploi, eau, électricité, culture, loisirs, etc. Les rébellions à répétition que connaît le pays découlent en partie du manque de perspectives d’avenir, pour les adultes comme les jeunes, surtout ceux du Congo profond.
Ne sachant quoi faire après leurs études secondaires et universitaires, les jeunes Congolais se présentent comme des proies faciles pour les recruteurs des mouvements rebelles comme des milices armées. Des paysans, des pêcheurs, des éleveurs, des creuseurs des minerais, des délinquants oisifs n’hésitent pas à se transformer en « libérateurs » armés dès lors qu’un seigneur de guerre leur fait miroiter la perspective de renverser les institutions légales et de prendre la place de nouveaux riches au pouvoir à Kinshasa.
Il faut comprendre la dernière sortie de Martin Köbler au Conseil de Sécurité comme une exhortation de ceux qui sont aux affaires en RDC à travailler pour le bien de la « majorité silencieuse », sinon le cycle de l’insécurité risque de ne pas s’arrêter à l’Est et ailleurs. Tant que la ma jorité des citoyens vont continuer de vivre dans la précarité, il serait difficile d’y construire une paix durable, ainsi que le démontre l’histoire depuis plus de 20 ans ».
Au même moment, constate toujours Le Phare, « La BCC invite les Congolais à la culture de l’épargne »
« Epargner en République Démocratique du Congo pour un avenir meilleur, oui c’est possible ». C’est le thème retenu pour la célébration de la 4ème édition de la Journée internationale de l’épargne en RDC.Les festivités commémoratives de cette fête mondiale célébrée chaque 31 octobre, ont commencé hier mercredi 29 et se poursuivront jusqu’à vendredi.
C’est le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo Déogratias Mutombo Mwana Nyembo qui a ouvert lesdites festivités. Cadre choisi : place Echangeur de Limete. Deux membres du gouvernement ont pris part à la cérémonie. Il s’agit de MM. Maker Mwangu Famba et de Rémy Musungayi Bampale, respectivement ministre de l’EPSP (Enseignement primaire, secondaire et professionnel), et ministre de l’Industrie, Petites, et Moyennes entreprises.
Trois interventions ont eu lieu en marge de la cérémonie. A savoir : le mot du représentant des associations professionnelles des institutions financières, l’allocution du représentant de l’ACB (Association congolaise des banques), et le discours d’ouverture officielle des festivités commémoratives de la 4ème édition de la Journée internationale de l’épargne par le Gouverneur de la BCC.
Le représentant des associations professionnelles des institutions de micro-finance a invité les institutions de micro-finance à plus de créativité, en vue de donner satisfaction au plus grand nombre de Congolais en leur permettant d’avoir la possibilité d’épargner.
Pour sa part, l’ACB a saisi l’occasion de la journée de l’épargne pour appeler les Congolais à se débarrasser de la thésaurisation pour cultiver la bancarisation, dont le représentant s’est félicité du résultat obtenu en trois années de l’instauration de cette politique par le gouvernement. A propos de la bancarisation, il a informé que le taux est passé de 2% en 2011 à 6% actuellement.
La BCC tient à l’amélioration de l’éducation financière des populations
La Journée de l’épargne, a fait savoir Deogratias Mutombo, constitue l’occasion pour la Banque centrale d’attirer l’attention de la jeunesse congolaise sur l’importance et la nécessité de l’épargne, ainsi que les services y relatifs offerts par des institutions financières installées au pays. Hormis cet objectif principal, la BCC vise également l’amélioration de l’éducation financière des populations congolaises, qui constitue l’un des piliers de l’instauration de l’inclusion financière.
L’intervention du Gouverneur a comporté trois axes ci-après : les points d’articulation de la 4ème édition de l’épargne ; les retombées des campagnes antérieures menées dans le cadre de cette journée ; les perspectives d’avenir pour une meilleure inclusion financière.
S e félicitant du résultat des campagnes antérieures, avec ce taux de bancarisation en augmentation, Deogratias Mutombo a toutefois reconnu que celui-ci est encore faible parce que la majorité des Congolais n’est pas bien renseignée sur des avantages de l’épargne.
« Cependant, les résultats obtenus à ce jour restent faibles, étant donné que la grande majorité de nos populations demeure encore ignorante des bienfaits de l’épargne, dont elle n’a du reste pas la culture, et ne recourt pas systématiquement aux institutions financières pour déposer son épargne lorsque celle-ci peut être constituée».
Face à la situation, la Banque centrale se propose, avec le concours de tous les acteurs concernés, de poursuivre son action et de participer à l’élaboration d’une stratégie nationale de l’éducation financière visant la conscientisation aux bienfaits individuels et collectifs de l’épargne.
Quatre piliers fondamentaux de l’inclusion
Par ailleurs, l’Institut d’Emission et le gouvernement envisagent d’élaborer une stratégie nationale d’inclusion financière basée sur les quatre piliers suivants :
- La protection des consommateurs des services financiers ;
- La politique d’éducation financière ;
- La sécurisation des établissements de crédit à travers la réduction de la prime de risque lorsque les crédits sont octroyés aux ménages et aux petites et moyennes. La centrale des risques modernisée et les fichiers d’incidents accessibles à toutes les banques en sont des outils de gestion efficace ;
- Le développement harmonieux des infrastructures, à savoir : une meilleure couverture en agences et guichets, un développement des produits grâce aux nouvelles technologies de l’information tels que le mobil banking, les agents bancaires et e i-banking.
Et enfin, pour ravir tout à fait le cœur des amateurs d’infos économiques, le hasard des débats parlementaires permet, au total, de suivre l’électricité depuis la construction des barrages jusqu’à sa distribution (quand la SNEL, le société qui marche entre les pannes, est dans un bon jour).
« Assemblée nationale –Sénat : Grand Inga prend forme » nous annonce Le Phare.
« Le Parlement congolais vient d’autoriser conformément à l’article 214 de la Constitution, la ratification du traité relatif au projet hydroélectrique Grand Inga, signé à Kinshasa, le 29 octobre 2013 entre la République Démocratique du Congo et la République d’Afrique du Sud. Ce projet harmonisé dans la Commission mixte paritaire, Assemblée Nationale –Senat a été adopté à la plénière d’hier Mercredi 29 octobre 2014 à l’Assemblée Nationale avant sa promulgation incessante par le président de la République.
Le quitus donné par les deux chambres du Parlement congolais concrétise le traité de coopération pour le développement du site d’Inga négocié sous la houlette de Joseph Kabila pour la partie congolaise et de= 0 Jacob Zuma pour le compte de l’Afrique du SUD, après le Protocole d’accord signé entre les deux pays à Lubumbashi le 12 novembre 2011. Dans ce traité qui s’articulent autour de 21 articles , l’Afrique du sud s’engage à acquérir 2500 MW sur la première phase du projet qui produira 4800MW, et à se procurer en priorité jusqu’à 30% de l’énergie des Phases suivantes.
La République Démocratique quant à elle, s’engage à prélever 2300MW sur la première phase du projet et jusqu’à 70% de l’énergie des phases suivantes pour ses besoins et ceux des autres pays.
La République d’Afrique du Sud, tout comme la République Démocratique du Congo, pourra prendre une participation de 10 à 15 % dans le capital de la société appelé à développer le projet Grand Inga.
La durée de ce traité est limitée à 10 ans pour constater la concrétisation des engagements d’achat et d’investissement prévus par la République Sud-Africaine sur la première phase du projet. Cette durée ne sera étendue que si avant son terme, les engagements pris sont respectés.
Ce Protocole d’accord reconnait le caractère régional et intégrateur du projet, du fait que la RRC pouvant alimenter tout pays demandeur d’énergie D’Inga, après satisfaction de ses propres besoins.
Toutefois, la souveraineté de la RDC a et sa propriété sur le site Inga, patrimoine du peuple congolais ont été réaffirmé en même que son leadership dans le processus de développement d’Inga, à travers la création d’une agence en 2014.
Il faut noter que sur le site Inga, la République Démocratique du Congo dispose d’un potentiel de 44.000MW pouvant alimenter non seulement le marché national mais aussi le marché régional et continental.La transformation de ce potentiel d’après l’exposé de motif du projet de loi autorisant la ratification du traité relatif au projet hydroélectrique Grand Inga entre la RDC et RSA, permettra de disposer d’une énergie propre et renouvelable à un cout exceptionnellement bas par rapport au cout moyen de production observé sur le continent.
Le même exposé de motif ajoute que l’attractivité de cette énergie et l’existence d’une demande forte ont rendu possible l’option levée par l’Etat de développer Inga en partenariat public –privé afin de limiter les financements devant provenir du trésor public en laissant la place à un maximum de contribution du secteur privé »
Cet article s’accompagne d’un commentaire intitulé «Les promesses d’un barrage », que voici :
On a déjà tout dit ou presque sur le barrage hydroélectrique d’Inga, depuis que le Maréchal Mobutu avait démontré à ses détracteurs, dans les années ’70, que sa réalisation n’était pas techniquement impossible. A l’époque, le transport du courant d’Inga du site de production jusqu’au Katanga, grâce à une ligne à haute tension longue de 2.000 km, quarante ans après, la postérité se rend compte qu’après le défi de la mise en service d’Inga I et II, ceux de la construction d’Inga III et du Grand Inga restaient entiers.
Compte tenu des besoins actuels de la République Démocratique du Congo et de plsieurs ays africains en énergie électrique, Inga s’apparente à une œuvre inachevée. D’où la nécessite de finaliser le projet du Grand Inga, capable de fournir au Congo démocratique et au continent africain le potentiel électrique nécessaire non seulement à son industrialisation mais aussi à la consommation domestique. La volonté politique interne et externe s’étant clairement exprimée pour la mobilisation des fonds indispensables à sa matérialisation, le Congolais moyen ne se pose qu’une question, c’est celle de savoir si le fameux phénomène de « délestage » va disparaître de son quotidien .q
Dans l’imagerie populaire, le Grand Inga devrait résoudre plusieurs problèmes à la fois, savoir ceux de la disponibilité d’une énergie électrique fiable et bon marché, de la desserte des industriels et des ménages dans les villes comme les campagnes, de l’importation de ce même courant vers le pays étrangers, synonyme d’une nouvelle sources d’entrées de devises fortes pour le pays.
L’on se réjouit d’apprendre, à ce propos, que tous le termes de référence des accords de partenariat entre la RDC et ses bailleurs étatiques comme privés tant pour le financement que la commercialisation de l’électricité du Grand Inga font la part belle au consommateur congolais, retenu comme le bénéficiaire privilégié de sa production.
Il est à espérer qu’il ne s’agit pas là d’une promesse sans lendemain et que l’électricité va non seulement être mise en abondance à la disposition des familles congolaises mais aussi qu’elle va cesser d’être un produit de luxe. Parallèlement aux attentes d’un service de qualité de la part de la Snel (Société Nationale d’Electricité), il y a aussi cette préoccupation de voir les recettes de vente du courant d’Inga booster le budget national. Energie renouvelable par excellence, celle devant provenir du site d’Inga, en quantité industrielle, est perçue par la majorité des Congolais comme la manne que le Ciel va faire tomber sur le pays en ce début de troisième millénaire ».
L’article « SNEL : le Conseil d’Administration fixée sur la réhabilitation des barrages d’Inga », toujours dans Le Phare,complète la série :
« Une délégation des membres du Conseil d’Administration de la Société Nationale d’Electricité (C.A/SNEL), conduite par son président, Makombo Monga Mawawi, a séjourné pendant deux jours – soit du 25 au 26 octobre 2014 – sur le site d’Inga, dans la province du Bas-Congo. Nul n’est besoin de préciser que c’est justement sur ce site que sont installés les deux barrages hydroélectriques d’Inga 1 et 2 qui alimentent en énergie électrique l’économie congolaise, mais qui sont aussi appelés à plus ou moins long terme à alimenter une grande partie des pays africains en énergie électrique. Cette importance indéniable et les perturbations dans la desserte en l’énergie électrique qu’ont vécu récemment la Ville-Province de Kinshasa et la province du Bas-Congo ont décidé les membres du Conseil d’Administration de la SNEL de descendre sur le site et
toucher du doigt les réhabilitations en cours, particulièrement après le retour aux réseaux d’un des groupes réhabilités (qui était arrêté pour entretien) dont les responsables du site et les techniciens en charge de la production ont largement expliqué dans les rapports à la hiérarchie et aux abonnés. En outre, ce déplacement cadre parfaitement avec la mission de contrôle de gestion du C.A.
La Vallée de la Bundi a eu le privilège d’accueillir en prime la délégation du CA de la SNEL, un site stratégique puisque c’est bien en cet endroit que sera érigé le Projet du Grand Inga. La visite s’est poursuivie avec des explications fournies par les techniciens mobilisés pour amener leurs hôtes à vivre la réalité qui a provoqué la perte de près de 30% de l’énergie produite à Inga et causé des perturbations dans la desserte en énergie électrique à Kinshasa et dans le Bas-Congo. C’est sur cette lancé que le Secrétaire technique a présenté les installations techniques du site d’Inga au Belvédère. La délégation a aussi visité la drague « Bagema » qui, ensemble avec une autre drague « Italdrague » évacuent 800 m3 de sable par heure ; cela en attendant la troisième drague en commande avec une capacité d’évacuation de 1.500 m3 de sable par heure.
La visite des installations des Centrales d’Inga 1 et 2 par la hiérarchie de l’entreprise, avec les explications fournies par les techniciens responsables des sites sont nécessaires pour une meilleure compréhension des perturbations subies par les deux provinces à cause de l’entretien des Groupes 24 et 28. Quoique rentré au réseau, le Groupe 28 est appelé à subir une autre réhabilitation après la récupération du Groupe 27 actuellement en pleine réhabilitation. Une série de réhabilitations qui ira jusqu’à l’année prochaine pour déboucher sur une nette amélioration de la qualité de desserte électrique.
Politique
La Prospérité évoque la visite des FAC Opposition et du Front populaire contre la Révision constitutionnelle au secrétaire général-adjoint du MLC, Fidèle Babala qui revient de la CPI, où il a passé dix mois dans le cadre de l’affaire Bemba. Selon lui, ces forces de l’opposition ont décidé de le surnommer «Jean-Baptiste», ce prophète qui a préparé la venue de Jésus-Christ, le Messie, à Jérusalem allusion à une probable libération de Jean-Pierre Bemba.
Conduite par Jean-Pierre Lisanga Bonganga, coordonnateur des FAC, cette délégation ne s’est pas présentée mains bredouilles, elle a amené une chèvre, plus quelques biens, question d’exprimer leur satisfaction.

Faut-il le dire ? La presse, de façon encore hésitante,et « l’internet congolais », avec enthousiasme, évoquent aussi les événements de Ouagadougou et la déception de Blaise Compaoré dans sa tentative pour se prolonger au pouvoir en révisant la Constitution. Ces articles ont une nette nuance de « Je ne dis rien,mais suivez mon regard… » comme à chaque fois que l’on peut parler sans en parler de la situation d’illégalité du pouvoir où l’on se trouve en RDC. Il faut rappeler que les élections de novembre-décembre 2011 ont donné des résultats qu’une personne avisée, réfléchie, d’esprit libre et critique devrait considérer comme nuls, donc sans gagnant. La suite aurait dû être l’annulation pure et simple, des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge. Au lieu de quoi on n’a assisté qu’à des élucubrations pour défendre la victoire « officielle » de JKK, et à d’autres élucubrations pour défendre celle, tout aussi hypothétique, de Tshisekedi.
Les élections de 2011 avaient été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus[1]. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. Malumalu, principal responsable de cette absurdité d’élections sans recensement préalable de la population, a été remis à la Présidence de la CENI, ce qui promet encore de beaux jours à l’avenir !

© CongoForum, le jeudi 30 octobre 2014

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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