REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MARDI 24-02-15

25 février 2015

Aujourd'hui dans la presse

(CongoForum)
L’actualité de ce jour est dépourvue de sujet dominant, ce qui ne vaut pas dire qu’elle soit inintéressante. La détermination de la frontière Rwanda / Congo, les futures échéances électorales en Rdc, l’affaire en Justice entre Vital Kamerhe et Wivine Moleka, un incendie suspect à l’Unikin, la disparition du journaliste Claude Kamanga sont tous au menu des informations de ce mardi.

Frontière Congo / Rwanda
Sous le titre « RDC-Rwanda : la nouvelle frontière en gestation », Le Phare explique : « Après cinq ans de travaux, les experts congolais et rwandais se sont finalement mis d’accord sur la délimitation de la frontière commune séparant la RDC et le Rwanda. Et comme signal fort de leur « compromis », ils ont fait ériger, le samedi 21 février 2015 au village Bushawaga, situé à 10 km de Goma, dans le territoire de Nyiragongo, une « borne géodésique ». Il est question de réinstaller, à partir de cette borne de référence, au moins 17 bornes sur les 22 détruites par on ne sait qui et pour des raisons inavouées, selon le constat fait en 2009.
On rappelle que le Rwanda n’a cessé de réclamer, depuis l’arrivée au pouvoir de Paul Kagame en 1994 et l’affaiblissement militaire de la RDC, la révision de la frontière commune. A Kigali, on parlait même de la nécessité d’organiser une Conférence de Berlin II, afin de réexaminer les frontières de 1885. Dans le souci de mettre un terme aux incidents frontaliers récurrents entre les armées congolaise et rwandaise, les Nations Unies et l’Union Africaine avaient recommandé la mise sur pied d’une commission mixte, chargée de revisiter le tracé de cette frontière. A en croire lesdits experts, la frontière entre le Rwanda et la RDC, héritée de la colonisation belge depuis 1911, ne serait pas modifiée. Ils affirment que la pose de nouvelles bornes devrait obéir aux données recueillies sur le terrain, à celles des archives datant de 1911, des cartes géographiques ainsi qu’à celles de GPS.
Pourquoi maintenant ?
Même si les officiels congolais soutiennent que l’opération ne comporterait aucun risque pour la partie congolaise, elle ne soulève pas moins des interrogations. La première concerne le moment choisi pour passer aux actes, à savoir les vacances parlementaires. Pourquoi n’avoir jamais porté un tel dossier au niveau des deux chambres du Parlement, afin que sénateurs et députés en débattent et fixent la nation sur l’opportunité ou non de poser de nouvelles bornes pour séparer la RDC du Rwanda.
Depuis 2009, c’est le même scénario. C’est presque toujours pendant les vacances parlementaires que les experts des deux pays s’activent pour faire avancer les travaux relatifs au tracé de la frontière commune. Qu’est-ce qui fait qu’une question aussi sensible ne donne toujours pas lieu à un débat national, comme cela se passe dans des Etats où les gouvernants tiennent compte de l’opinion publique avant de décider des matières qui touchent à la souveraineté nationale ?
La seconde question est de savoir pourquoi l’on s’est précipité à planter une nouvelle borne au Nord-Est de la ville de Goma, alors que la fièvre pré-électorale provoquée par la publication, par la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) du calendrier électoral global bat son plein aux quatre coins du pays et chez nos compatriotes de la diaspora. Fort préoccupée par les contraintes financières et pesanteurs politiques de nature à provoquer le glissement effectif du processus électoral, la communauté nationale risque de ne pas prêter suffisamment attention à ce qui se passe dans la partie Est du pays. Le modus operandi choisi par les experts rwandais et congolais ne serait-il pas de mettre les populations congolaises devant le fait accompli ?
Et si l’on se trompait de tracé ?
Dans le dossier de la délimitation de la frontière congolo-rwandaise, l’on ne comprend pas pourquoi tout se passe au niveau d’un petit carré d’initiés. S’il n’y a rien à cacher à la multitude, le devoir de transparence aurait dû inciter les décideurs congolais à recueillir les avis et considérations du plus grand nombre, afin que l’option finale à lever ne s’apparente pas à la remise en cause de ce qui avait été décidé par les puissances occidentales à Berlin, en 1885.
A présent que l’opération de pose de nouvelles bornes est lancée, qu’arriverait-il s’il s’avérait, dans un avenir proche ou lointain, que les fameux « experts » se seraient trompés dans leurs études ? L’on sait, de tradition, que chaque fois que se pose un problème de « borne » aux frontières avec ses voisins, la RDC n’est jamais gagnante. On l’avait vécu en 2007 à Kahemba, lorsque des militaires angolais avaient visiblement déplacé des bornes pour faire gagner à leur pays des espaces à l’intérieur du territoire congolais. De graves divergences étaient apparues entre l’Assemblée Nationale et le gouvernement, au point que l’exécutif avait finalement opté pour la position de Luanda, au détriment de l’intérêt des filles et fils de la RDC.
A l’époque de Mobutu, le Burundi avait gagné plusieurs kilomètres carrés de terres du côté d’Uvira, sous prétexte du redressement de la frontière commune. Depuis un temps plus ou moins long, l’armée ougandaise se permet plusieurs incursions en territoire congolais, en soutenant que les villageois congolais occuperaient anarchiquement leur territoire. On ne sait plus compter le nombre de fois que les douaniers congolais sont chassés de leurs postes par des militaires ougandais, dans la même optique de l’annexion d’une partie de la Province Orientale à l’Ouganda. Bref, en acceptant un nouveau bornage de la frontière commune, Kinshasa s’est engagé dans une voie à très haut risque, qui pourrait causer du tort aux générations futures, compte tenu des velléités d’extension de l’espace géographique rwandais ».
Procès Kamerhe-Moleka
« Tout est à recommencer », titre Le Phare, qui explique :
« On revient à la case départ dans l’affaire qui oppose le président de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), Vital Kamerhe, contre Wivine Moleka, qui vient de connaitre un nouveau rebondissement.
Alors que Vital Kamerhe accompagnés par ses militants et ses camarades de l’opposition, Jean Claude Vuemba, Jean Lucien Bussa , Mwenze Kongolo , Eve Bazaiba, a fait le déplacement de la Cour Suprême pour répondre à l’audience ce lundi 23 février 2015, la Cour n’aura mis que quelques minutes pour renvoyer le procès à une date ultérieure, le 23 mars 2015.
Raison évoquée par l’avocat conseil de Vital Kamerhe, le bâtonnier Joseph Mukendi a signifié à la haute cour dans une correspondance que son client, le prévenu Vital Kamerhe n’a pas élu domicile à son cabinet où passent toutes les correspondances et convocations liées à ce procès.
La procédure s’avérant biaisée, la haute cour s’est déclarée non saisie conformément à la loi qui stipule que l’exploit soit notifié à la résidence du prévenu.
En matière pénale indique maitre Mayo, l’élection du domicile n’est pas permise surtout pour le prévenu.
La défense de Vital Kamerhe composée d’une trentaine d’avocats a pris acte de cette décision consécutive à leur première exception sur les irrégularités qui entourent cette affaire.
On rappelle que depuis 2011, l’adresse de Vital Kamerhe, domicilié pourtant dans la ville de Kinshasa, semble être ignorée par la justice congolaise, ce qui amène le procès devant plusieurs juridictions.
Aussitôt après la décision de la haute cour renvoyant le procès contre Vital Kamerhe au 23 mars 2016, les militants de l’UNC venus de quatre coins de la capitale, ont accompagné leur leader dans une véritable procession jusqu’à la jeep qui devait le ramener à sa résidence.
Face à la presse, Vital Kamerhe parle d’un acharnement qui ne vise qu’à entacher son casier judicaire afin de l’écarter de la course présidentielle en 2016. Toutefois, le président de l’UNC réitère sa foi en la justice et pense que le droit sera dit en toute équité ».
Sous le titre «Affaire Kamerhe, rendez-vous le 23 mars», La Prospérité aussi s’intéresse au procès qui oppose Vital Kamerhe à Wivine Moleka à la Cour suprême de justice (CSJ) et annonce une audience pour le 23 mars.
Ce quotidien explique que l’audience de l’ouverture de ce procès, lundi 23 février, a été consacrée à l’identification des parties et à la signification à la partie défenderesse des griefs mis à sa charge. L’opposant Kamerhe est poursuivi en matière répressive par le ministère public pour dénonciation calomnieuse et imputation dommageable à l’égard de Wivine Moleka, élue députée aux élections législatives de 2011 à Kinshasa.
Le procès a été interrompu après que la défense de Vital Kamerhe, représentée par Me Jean-Joseph Mukendi, a relevé un vice de procédure à la saisine de son client, rapporte La Prospérité. La défense a, en effet, indiqué que le greffe de la CSJ a déposé l’exploit du présent procès au cabinet de Me Mukendi, alors que Vital Kamerhe n’y a pas élu domicile, précise le quotidien.
Catégorique, L’Objectif révèle pour sa part : « La cellule de Kamerhe déjà aménagée à Makala ». « Intox ? Manipulation ? », s’interroge ce journal qui explique que le sort de Vital Kamerhe semble scellé dans l’affaire qui l’oppose depuis un mois au ministère public et la députée nationale Wivine Moleka. Des sources dignes de foi, évoque-t-il, renseignent qu’une cellule serait déjà aménagée pour écrouer le président de l’Unc à la prison centrale de Makala, à l’instar de Muyambo et autres.
Dans un autre article intitulé « La cour suprême de justice prête à statuer », ce journal revient sur cette affaire. Il précise notamment : « Sauf imprévu, c’est au courant de cette semaine que cette cour va finalement connaître le fond de l’affaire qui oppose, depuis quelques temps, Wivine Moleka et Vital Kamerhe ». L’Objectif rappelle que ce dernier est poursuivi pour diffamation ou imputations dommageables à l’endroit de Wivine Moleka.
« Kamerhe-Moleka : halte à la politisation du procès », prévient Forum des As qui note dans l’article ainsi intitulé que « les observateurs tiennent également à relever que l’affaire avait débouché sur un cas de  » litispendance  » ». Ce qui, souligne-t-il, voudrait dire que dans une situation où le dossier était pendant devant deux juridictions de même niveau. Car, peut-on y lire, au moment même où l’affaire était encore pendante au Tripaix/Ngaliema, la plaignante avait saisi le Tripaix/Gombe, une juridiction du même niveau. Devant une telle situation, expliquent les observateurs, la juridiction supérieure ne pouvait que se saisir de l’affaire. Autre chose à relever, c’est que dans une affaire pénale comme c’est le cas actuellement, un arrangement à l’amiable ne peut nullement éteindre automatiquement l’affaire parce qu’il faut encore que le ministère public se pourvoie en appel ou en cassation dans les délais.  » C’est ce que le Procureur général de la République a fait avec son pourvoi en cassation suite à l’injonction du ministre de la Justice « , prennent soin de préciser bon nombre d’observateurs avertis ».
Questions électorales
La Prospérité titre« Les Congolais divisés sur la meilleure approche »,
A tout bien considérer, et au regard des positions développées et défendues par les uns et les autres, il appert clairement que la RDC fonce droit vers un mur ou encore dans un cul de sac.
Ce qui, soutient La Prospérité, donne assez d’arguments à certains autres analyses qui croient et sont d’avis qu’au bout du compte, l’orgueil nationaliste jouera pour ramener les parties prenantes à prendre langue, que de laisser le pays sombrer dans des considérations partisanes que de privilégier l’intérêt général, et favoriser la paix sociale, sans laquelle aucun projet, quel que soit son ampleur.
Quant à la manière d’aller dans le mur, Le Phare a desidées qu’il développe sous le titre « Elections : le milliard de la CENI incertain »
« Tout en saluant la publication du calendrier global des élections générales par la Commission Electorale Nationale Indépendante, la majorité des congolais a eu la nette impression de se trouver devant un piège à cons. Certes, ce calendrier global fait suite à de nombreuses réclamations émanant de différentes couches des populations et des forces politiques toutes tendances confondues et plus particulièrement au lendemain du vote intervenu dans les deux chambres sur le projet de la loi électorale. A la chambre basse, on le sait, les membres de la Majorité Présidentielle avaient voté ce projet de loi tel que présenté par le gouvernement assorti de l’article 8 jugé liberticide qui prévoyait l’organisation et la tenue du recensement général comme préalable à l’élection présidentielle. D’aucuns ont vu dans cet article une tentative de violation de la Constitution en son article 73 qui stipule que : « le scrutin du vote du chef de l’Etat doit intervenir 90 jours avant l’expiration du mandat du président de la République ». D’où les accusations de vouloir ouvrir la voie au glissement du mandat de l’actuel chef de l’Etat au-delà du délai prescrit par la constitution en vigueur en son article 220 considéré comme verrouillé. Cependant, la question qui taraude de nombreux observateurs est celle de savoir d’où proviendra la somme d’un milliard deux cent millions des dollars Us que réclame la Commission Electorale Nationale Indépendante pour organiser et tenir ces élections générales. D’autant plus que cette rondelette somme représente le cinquième du budget annuel produit par les régies financières et autres services générateurs des recettes en plus des participations de l’Etat dans certaines sociétés commerciales publiques et privées. Bien entendu, les trois autres milliards des dollars Us provenant de nos partenaires extérieurs pour parvenir au budget annuel de neuf milliards comme prescrit dans la loi des finances adoptée par les deux chambres du parlement et promulgué par le chef de l’Etat.
Les partenaires redoutent aussi le glissement
Du côté des partenaires extérieurs, le ton est à l’apaisement car s’ils ont salué aussi la publication de ce calendrier global, ils se posent aussi des questions sur la provenance de cette rondelette somme tant réclamée par la CENI. Abordé à ce sujet, chacun d’entre eux ne cache pas son étonnement et promet de libérer tout au plus 30 à 50 millions de dollars Us comme participation à cet effort de soutenir la RDC dans l’organisation et la tenue de ces élections générales. Or, à ce que l’on sache, il n’y a pas plus de dix partenaires extérieurs qui délieront le cordon de la bourse pour appuyer financièrement ces élections en RDC. Dès lors que l’on ne pourra pas mobiliser ce milliard deux cent millions des dollars Us réclamés par la CENI, ce sera l’impasse. L’on se retrouvera devant des contraintes financières qui vont démontrer que l’on ne peut pas aller loin. Le pays sera donc devant ce fameux glissement de fait et de tous les dangers tant redouté et décrié par la majorité des congolais et de nos partenaires extérieurs. Va-t-on alors revivre les trois journées chaudes du 19, 20 et 21 janvier de cette année qui ont vu le sang des congolais couler à flots, des centaines d’entre eux appréhendés et transférés dans les cachots des services de sécurité ?
Vivement le dialogue…..
Face à l’éventualité d’un blocage au niveau de la mobilisation du financement de ces élections, certains partis politiques, dont particulièrement l’UDPS et Alliés ainsi que les principaux partenaires extérieurs en appellent à plus de réalisme. D’où l’urgence et la nécessité de se retrouver autour d’une table pour débattre des voies et moyens en vue d’organiser des élections par une commission consensuelle pour ne plus revivre les tripatouillages scandaleux de novembre 2011. Etienne Tshisekedi vient de le rappeler lors de son adresse faite le samedi dernier à l’hôtel Plazza de Bruxelles à l’occasion du 33ème anniversaire de son parti.
Ce dialogue tant attendu pourra proposer aux Congolais de parer au plus pressé, notamment à l’organisation des élections provinciales, législatives et présidentielle. Car, avec les provinciales, le pays pourra se doter des assemblées provinciales desquelles sortiront les gouverneurs et les sénateurs. Les législatives aboutiront à donner au pays des députés nationaux pour former un gouvernement légitime tandis que la présidentielle sonnera le tocsin pour un nouveau régime politique chargé alors d’organiser dans un délai des quatre ans un recensement général des populations. C’est alors que le pays sera en mesure d’organiser les élections urbaines, municipales et locales ».
Le Potentiel paraît sous le titre« Présidentielle : de nouvelles alliances pour 2016 ».
Pour ce journal, en 2016, il faudra s’attendre à une forte transhumance sur la scène politique congolaise. Certaines alliances actuelles pourraient être emportées par la vague électorale prochaine. En 2016, ajoute La Prospérité, tout est possible, jusqu’aux alliances contre-nature.
C’est un peu dans le même ordre d’idées, mais en se focalisant sur un parti précis queForum des As écrit: «Le Palu doit se déterminer par rapport aux enjeux». Comment le parti du “patriarche” Antoine Gizenga envisage-t-il son avenir politique ? La question est sur les lèvres de la base et des observateurs de la politique congolaise, indique Forum des As.
Dans ses lignes, le quotidien explique que si de 2006 à 2011, le Palu s’était politiquement bien tiré d’affaire avec un accord sur la Primature pendant cinq ans, on semble assister, à partir de 2011, à une baisse de régime dans la collaboration entre la famille politique du chef de l’état, la Majorité présidentielle, et le Parti lumumbiste unifié. Le journal fait allusion à la revue à la baisse des postes au sein du gouvernement dit de cohésion nationale, où “le Palu s’est contenté de deux strapontins”.
(Il faut rappeler que les élections de novembre-décembre 2011 ont donné des résultats qu’une personne avisée, réfléchie, d’esprit libre et critique devrait considérer comme nuls, donc sans gagnant. La suite aurait dû être l’annulation pure et simple, des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on punisse les responsables, qu’on les écarte définitivement de toute responsabilité électorale et qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge. Au lieu de quoi on n’a assisté qu’à des élucubrations pour défendre la victoire « officielle » de JKK, et à d’autres élucubrations pour défendre celle, tout aussi hypothétique, de Tshisekedi.
Les élections de 2011 avaient été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus[1]. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. Malumalu, principal responsable de cette absurdité d’élections sans recensement préalable de la population, a été remis à la Présidence de la CENI, ce qui promet encore de beaux jours à l’avenir pour les fraudeurs ! NdlR)
Unikin : incendie au Home 80
Sous le titre « Unikin : incendie au Home 80 ravagé par le feu », Le Phare publie les récit suivant :
« Un incendie s’est déclaré hier dimanche 22 février 2015 au home 80 de l’Université de Kinshasa, abritant les filles évoluant au sein de cette institution universitaire. Selon les informations recueillies sur le lieu du sinistre, le feu qui a détruit tout sur son passage au niveau du rez-de- chaussée aurait pour cause un court circuit dû à un réchaud qui serait resté branché ainsi qu’à la défaillance du circuit électrique. Toiture ainsi que objets des étudiantes ont été calcinés voire réduits en cendre. Heureusement, aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée. Grâce à une intervention musclée des étudiants venus du home 20, la situation a pu être maitrisée à l’aide des seaux d’eau.
En effet, cet endroit qui a pris feu au sein du home 80 n’a pas été aménagé pour servir de logement aux étudiantes. Vu le nombre accru des candidates qui aspirent à un logement au sein de l’Université, les autorités académiques ont transformé le rez-de –chaussé, prévu pour servir de réfectoire et de lieu de lecture, en un site d’hébergement. Là, on trouvait un grand nombre d’étudiantes occupant des boxes en triplex dotées d’installations électriques sans respect des normes.
«Le tout a commencé vers 5 heures du matin. La plupart d’entre nous étaient encore sous le sommeil. Soudain, l’on a entendu des cris et vu le feu qui gagnait du terrain au rez-de-chaussée. C’est alors que nous nous sommes toutes précipitées vers l’extérieur afin de trouver un secours. N’eût été l’arrivée rapide des étudiants du home 20, la situation serait plus catastrophique. Les autorités académiques qui sont descendues tardivement sur lieu ont donné l’impression d’être des touristes. Et pourtant, nous déboursons entre 30 et 40 dollars américains pour avoir une place selon le site d’hébergement» a déclaré une étudiante trouvé sur place.
Par ailleurs, il faut signaler que ce n’est pas le premier cas d’incendie dans un home que connait l’université de Kinshasa. Il y a de cela quelques année, le home Vatican avait pris feu. Et jusqu’ici les traces sont toujours visibles. Dans le temps, pour avoir un logement au sein de l’Université il faillait être pré-finaliste ou finaliste.
Actuellement, même les étudiants nouvellement recrutés sont sous logés par leurs aînés à travers le phénomène dit «maquisard». Aussi, pour des chambres prévues pour une ou deux personnes, les autorités académiques se permettent de loger jusqu’à 8 locataires. Ceux qui ne veulent pas cohabiter avec d’autres étudiants sont conviés de payer un montant supplémentaire fixé par les autorités.
Pour éviter pareil cas, on doit faire respecter les conditions d’hébergement, procéder à une réhabilitation des installations électriques. Celles-ci ne répondent plus à la surpopulation occasionnée par le manque d’un leadership capable de remettre tout le monde sur les rails ».
L’Avenir de son côté a sa propre version des causes de l’incendie qui s’est déclaré au Home 80 de l’Université de Kinshasa (Unikin). Le quotidien indique que le gouvernement s’est réuni en urgence pour examiner cette situation et apporter des solutions pour soulager rapidement les étudiantes sinistrées.
La réunion a été présidée par Evariste Boshab, Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité nationale, en présence de quelques membres du Gouvernement et autorités politico-administratives et officiers supérieurs de la Police nationale congolaise, souligne le tabloïd.
Selon l’Avenir, cet incendie est d’origine accidentelle, du fait qu’une étudiante a, par inadvertance, laissé allumée une plaque chauffante, qui a provoqué l’embrasement de la résidence universitaire. ​

Divers

Forum des As rapporte que l’église du Christ au Congo et le ministère de la Santé: élaborent un plan de riposte contre le virus Ebola en RDC à travers un atelier de sensibilisation et de renforcement de capacités des leaders de confessions religieuses.
Selon Forum des As, les participants à ces assises ont notamment plaidé pour la formation des cadres du ministère de la Santé Publique sur la création d’un cadre de collaboration entre l’Église du Christ au Congo (ECC), l’École de Santé Publique (ESP) en vue d’accompagner le ministère de la Santé publique dans la mise en place d’un plan contre la maladie à virus Ebola.

La Presse congolaise est en deuil à la suite du décès d’un journaliste. Il s’agit de Claude Kamanga – Paix à son âme. Si L’Objectif se limite à annoncer la publication prochaine du programme de ses funérailles, Forum des As pleure plutôt en titrant : « Claude Kamanga, une voix en or s’est tue à jamais ».
« La nouvelle est tombée comme un couperet, Claude Kamanga Mutond n’est plus. Le chroniqueur politique, qui a fait les beaux jours de la RTNC, Radio Okapi, la Voix de l’Amérique, est décédé dimanche 22 février à Kinshasa des suites d’une maladie dont ses médecins traitants ne sont jamais arrivés à déterminer l’origine, selon la famille », rapporte ce journal. Claude, tente de diagnostiquer FdA citant une source, faisait souvent une diminution de sang dont on n’a jamais compris l’origine. Tous les tests ont été faits, avec toujours le même résultat, négatif… », explique une de ses sœurs, inconsolable, contactée par Forum des As.
Et ce journal de poursuivre, « Tout le monde ne naît pas avec une belle voix, mais celle de Claude Kamanga savait émouvoir. L’homme avait une voix en or, une voix grave et virile qui a charmé tous les auditeurs partout où il est passé. C’est cette belle voix qui s’est éteinte à jamais. ». Eh oui, déplore FdA, la grande faucheuse vient d’arracher cet homme affable à l’affection des siens. À l’annonce de la mauvaise nouvelle, témoigne ce journal, il était difficile de consoler ses confrères à B-One, la chaîne de télévision où  » Claude  » présentait l’émission politique  » Entre guillemets « . Et en guise de compassion, ce journal écrit : « Forum des As se joint à la corporation pour présenter à la famille de l’illustre disparu ses sincères condoléances ».

© CongoForum, le mardi 24 février 2015

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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