REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE LUNDI (CongoForum)

22 août 2016

Non classé

22-08-16/

L’élection présidentielle, jusqu’alors prévue en novembre prochain, n’aura pas lieu avant juillet 2017 au plus tôt, a annoncé samedi la commission électorale, Joseph Kabila restera au pouvoir après la fin de son mandat en décembre et Kodjo reste toujours « complicateur » du « dialogue ». La libération étrangement partielle de prisonniers politiques curieusement sélectionnés et la « libération » de deux émetteurs ne suffisent visiblement pas à « calmer le jeu ». Le Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement a décrété la journée de mardi 23 août « ville morte ». Les journaux parus lundi 22 août à Kinshasa consacrent leur manchette les uns à la convocation, le mardi 23 août, des travaux du comité préparatoire du dialogue et, les autres à l’appel à la ville morte lancé par le « Rassemblement » pour ce même mardi.
« Dialogue »
L’Avenir est convaincu que « Cette fois-ci, le dialogue est bien parti La classe politique dans son ensemble se donne rendez-vous demain mardi».  
Ce journal note que la semaine qui vient de s’achever sera retenue par l’histoire comme celle au cours de laquelle, persistant dans sa recherche d’un compromis, le Chef de l’Etat a vidé complètement l’argumentaire des radicaux de l’opposition.  
Deux événements ont marqué cette étape décisive. La rencontre de Goma qui a réuni le président de la République avec les leaders de LUCHA et, l’annonce par le ministre de la Justice de l’élargissement d’un certain nombre de prisonniers repris dans la liste présentée par l’opposition elle-même. 
Le vœu à formuler à cet égard, indique L’Avenir, est certainement que ces opposants irresponsables ou aveugles, qui sont généralement caractérisés jusqu’ici par des positions d’obstruction, par principe ou par opportunisme, s’inspirent de l’exemple pathétique de ces jeunes de LUCHA à Goma, qui, dans un admirable élan de patriotisme ont enfin discerné que le changement qu’ils réclament est à assimiler à un objectif de « salut public » et donc à rechercher dans l’écoute et dans les échanges avec les compatriotes, c’est-à-dire dans le dialogue. Devant cette embellie du climat politique, estime le quotidien, l’espoir pour la tenue effective de ce dialogue convoqué voilà bientôt 10 (dix) mois par le Chef de l’Etat peut désormais se fonder.
Dans le même registre, L’Observateur note que « Les derniers obstacles au dialogue politique national inclusif sont levés ».  
Après les mesures de décrispation politique annoncées le vendredi dernier, le dialogue politique national et inclusif doit commencer, estime ce confrère. Pour ce quotidien, le dialogue, au travers de la palabre comme instrument d’éclairage, d’échange et de recherche du compromis, est une institution culturelle centrale de la vie des Congolais, depuis des siècles.
La Prospérité rapporte que la situation à Beni, le dialogue national et le processus électoral en RDC ont été au centre des échanges entre les Evêques de l’Eglise du Christ au Congo (ECC) et quelques personnalités politiques afin de trouver, de commun accord, une voie de sortie de la crise aiguë qui secoue la RDC. Au plus profond d’eux-mêmes, les Evêques venus de toute l’étendue de la RDC, sous la férule de Mgr Marini Bodho, ont, du vendredi 19 au samedi 20 août dernier, décidé de procéder à une série de consultations au sein même de la classe politique. Dans leur foi inébranlable, ils croient dur comme fer que c’est encore possible d’éviter l’apocalypse.
Cet avis n’est pas partagé par Le Phare, qui titre « Dialogue : la CENCO et l’ECC consultent pour rien ».  
« Après la série des consultations pilotées par la Conférence Episcopale Nationale du Congo (Cenco) à l’intention des parties au Dialogue (Opposition, Majorité, CENI, Société Civile), c’est au tour de l’Eglise du Christ au Congo (ECC) de se livrer au même exercice. En fin de semaine dernière, Marini et ses collègues évêques protestants ont pris langue avec le Facilitateur Kodjo, la Monusco, le Directeur de cabinet du Chef de l’Etat et plusieurs acteurs politiques, en vue, indique-t-on, de baliser la piste de sortie de la crise politique actuelle. La question que les observateurs se posent, au regard d’initiatives somme toutes louables, est de savoir à quelle finalité elles vont aboutir, dès lors que le Facilitateur du Dialogue a lever l’option du passage en force, en ignorant le cahier de charges d’une des parties prenantes, à savoir l’opposition réunie sous la bannière du « Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement ». L’ECC ne doit pas faire semblant d’oublier que des dizaines de prisonniers politiques et d’opinions, Eugène Diomi Ndongala et Jean-Claude Muyambo en tête, croupissent encore dans les prisons et cachots des services spéciaux. Elle ne doit pas non plus faire comme si toutes les chaînes de télévision privées appartenant à des opposants ont été rouvertes. Mgr Marini et ses coreligionnaires savent pertinemment bien que la CENI a décidé, de manière unilatérale, la révision du fichier électorale pour un délai d’au moins 16 mois, ce qui signifie que les élections présidentielle et législatives nationales ne peuvent avoir lieu cette année, en violation des prescrits de la Constitution. 
Or, le réaménagement du calendrier électoral et la recomposition de la CENI, en vue de la rendre réellement neutre et indépendante, figuraient au nombre des matières à débattre au dialogue. Par que magie l’ECC et la Cenco comptent-elles amener les parties prenantes à la table des négociations dans un climat politique vicié par la non libération des prisonniers politiques et la chasse aux opposants au niveau de la justice, avec un Facilitateur récusé par l’une des parties en raison de sa partialité ?
En route pour des Concertations Nationales/bis ?  
Avec le refus de Kodjo de rendre le tablier et son entêtement à lancer les travaux du Comité préparatoire sans avoir élagué tous les écueils qui jonchent la voie du dialogue, il est d’ores et déjà acquis que les forces politiques et sociales ayant un poids sociologie incontestable en République Démocratique du Congo ne vont pas prendre part à «son dialogue». S’il persiste dans la voie du bras de fer avec le « Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement », auquel il avait promis son implication personnelle pour faire tomber les barrières dressées sur la voie de ce forum, le pays est parti pour des Concertations Nationales/bis, comme en septembre-octobre 2013.   
C’est le lieu de rappeler qu’à l’époque, sur conseil des « faucons » de sa famille politique et de certains vrais-faux opposants privilégiant leurs tubes digestifs, le Chef de l’Etat avait décidé d’ignorer l’Opposition qui fait l’opinion dans ce pays et d’organiser les Concertations Nationales avec la participation de quelques forces politiques et sociales qui prétendaient représenter la majorité de notre peuple. Chacun connaît la suite. La cohésion nationale tant clamée était restée une illusion et les 700 résolutions issues de ce forum jetées dans la poubelle de l’histoire. L’unique résultat des Concertations Nationales était l’entrée au gouvernement de quelques opportunistes venus de l’Opposition.   
Par conséquent, s’étant rendu compte, sur le tard, que ce forum n’avait rien réglé, le Chef de l’Etat est revenu à l’idée d’un dialogue inclusif, avec la participation de vrais représentants de l’Opposition. Mais cette inclusivité doit répondre à un certain nombre de préalables, avec au premier plan le respect de la Résolution 2277 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. D’où, la voie qu’est en train d’emprunter Kodjo est fort dangereuse, car elle rappelle les Concertations Nationales de triste mémoire ».
Forum des As titre à la Une « En avant pour le dialogue ! »  
FdA publie le communiqué de presse du facilitateur dans lequel celui-ci prend acte de la décision du gouvernement portant libération de 24 personnes sur 26 et de la réouverture de 2 chaînes de télévision sur 3, figurant sur la liste officielle transmise par l’opposition. En conséquence, Edem Kodjo invite la classe politique dans son ensemble à faire preuve de dépassement et à donner une chance à la recherche d’une solution consensuelle à la situation actuelle que connaît la RDC.
La Prospérité de son côté pense qu’Edem Kodjo va organiser le dialogue et foncer avec ceux qui l’acceptent comme Facilitateur. En effet, renseigne le quotidien, c’est le mardi 23 août 2016 que le facilitateur Edem Kodjo a décidé de démarrer les travaux du Comité Préparatoire. Et dans cette entreprise, note le tabloïd, il a maintes fois déclaré qu’il bénéficie d’un soutien indéfectible des ambassadeurs africains, de l’Union Africaine, de la Monusco, de la Majorité au pouvoir à Kinshasa et de certains opposants congolais.  
Or, il doit faire face à l’Opposition tshisekediste qui l’a récusé et l’a mis en garde contre toutes les conséquences qui pourraient résulter de son action, fait remarquer le quotidien. Le Rassemblement va d’ailleurs mettre sa menace à exécution par l’observation d’une journée ville morte ce mardi 23 août pour faire échouer l’initiative d’Edem Kodjo de convoquer les travaux du Comité Préparatoire du dialogue. Et à l’issue de ce qui apparait comme une épreuve de force, on verra qui va laisser les plumes en premier ? Est-ce Edem Kodjo ou Etienne Tshisekedi, s’interroge ce journal sans donner des réponses. 
La Colombe, sous le titre : « G7 aux abois », annonce que bientôt Tshisekedi doit aller à Bruxelles poursuivre ses soins ou sa convalescence loin des espoirs suscités chez ceux qui veulent s’en servir comme caution. C’est un vrai malheur pour les membres du « Rassemblement » qui comptent sur Tshisekedi pour peser politiquement.
(La « partie de bras de fer » engagée à propos du « dialogue » reste la même. C’est bien l’UA qui a désigné le « complicateur » Edem Kodjo, auquel Kinshasa voudrait à présent adjoindre Sassou Nguesso. Il est permis de ne pas être ébloui par la prestation d’Edem Kodjo, et de se demander pourquoi l’UA n’a pas plutôt désigné comme « facilitateur » un ex-président africain ayant « rendu son tablier » sans problème, comme Thabo Mbeki, Jakaya Kikwete ou Goodluck Jonathan. Mais faire rentrer en scène Sassou Nguesso ! Sur le plan intérieur, c’est un spécialiste de la prolongation des mandats, des élections truquées, visiblement décidé à rester président à vie. Du point de vue rdcongolais, c’est l’organisateur de « ratonnades » et d’expulsions brutales au détriment des originaires de RDC, et le « facilitateur » – de loin et a posteriori – des « Concertations nationales » de sinistre mémoire.  
Son entrée en scène va faire faire au « Dialogue un pas de plus vers le capharnaüm. La « Communauté internationale » exige que les dirigeants congolais organisent l’élection présidentielle dans le délai constitutionnel. C’est-à-dire avant la fin de l’année en cours. Soit, au plus tard le 20 novembre prochain. Dans leur argumentaire, ces « grands » du monde évoquent les risques d’une instabilité généralisée en RD Congo, si jamais ce scrutin tant attendu n’était pas organisé dans les échéances prévues. Mais l’instabilité brandie en cas de non-tenue de la présidentielle dans les délais pourrait tout aussi bien surgir à l’issue des scrutins mal organisés dans le timing.  
Faites le total : les Congolais, qui doivent impérativement se méfier les uns des autres, sont invités à se rendre à l’invitation d’un « facilitateur » qui ne convainc personne et est donc davantage un « complicateur » et de la « communauté internationale » dont on sait qu’elle ne veut pas que du bien à la RDC et que ses membres se tirent dans les pattes, pour organiser des élections qui ne seront pas crédibles si on les organise dans les délais et qui ne seront pas acceptées si cela ne se fait pas, au cours d’un « dialogue » que chacun définit de façon différente. Etonnez-vous, après ça, que la mayonnaise ne prenne pas ! Tout ce qui est dit du « dialogue » renvoie à la partie de bras de fer engagée entre deux conceptions du « dialogue». JKK a fait étalage de sa volonté de suivre le processus programmé par la CENI, et l’opposition « conclaviste » de son soutien à Tshisekedi. Le « Dialogue » sombrera dans l’insignifiance si Kodjo ne parvient pas à y obtenir la présence au moins de l’UDPS, désormais renforcée d’une bonne partie de l’Opposition. L’UDPS persiste dans son attitude habituelle : répondre « Oui, Mais… » et développer le « mais » en une suite successive de revendications.  
Ce que la MP veut par dessus tout c’est un Dialogue National similaire aux Concertations Nationales, un forum sévèrement surveillé, formaté à l’avance et dont les résolutions seront transmises au « Chef de l’Etat » qui a son tour les transmettra aux institutions nationales pour analyse, observation et exécution éventuelle. Dans ce cas, l’UDPS ne voit pas pourquoi elle participerait à un tel forum inutile.  
L’UDPS veut obtenir la garantie que les Résolutions du Dialogue National seront impératives et opposables à tous et désire avoir, quant à la liberté des débats et la sécurité des participants, des garanties internationales. Dans un premier temps, il s’agissait d’en confier toute l’organisation à la MONUSCO et peut-être même de se réunir à l’étranger. Plus récemment, il s’agit d’un « encadrement » par une brochette d’organisations qui devrait comprendre l’ONU, l’UE, l’UA, l’OIF et les USA. 
En caricaturant à peine les choses, on pourrait dire que la MP a pour idéal une sorte de « Congrès du PPRD et alliés + quelques invités », axé sur la perpétuation du régime actuel, et que l’UDPS verrait volontiers une sorte de Tribunal de la Communauté Internationale se charger enfin de « régler le contentieux électoral de 2011 », c’est-à-dire, dans l’imaginaire udepsien , de proclamer Tshisekedi président.  
Cette position-là a, elle aussi, ses incohérences. Que les élections aient été nulles, comme elles l’ont été, ou qu’elles aient été gagnées par Tshisekedi, comme on se complaît à le rêver à l’UDPS, le fait est que Kabila, depuis 2011, a fait proclamer des résultats qui le déclaraient vainqueur et s’est maintenu en place depuis bientôt 5 ans par la force et l’intimidation. Pourquoi aller discuter de la fin d’un mandat constitutionnel à propos de quelqu’un qui ne détient aucun mandat de cette sorte ? Pourquoi même lui supposer la moindre velléité de se soucier d’une Constitution qu’il viole quotidiennement de. puis cinq ans. La réalité dite crûment, c’est qu’il est en place par la force et ne la quittera que par la force.
La discussion sur la date buttoir pour bouger, est-ce le 30 septembre,si à cette date l’élection présidentielle n’est pas convoquée ou trois mois plus tard, à la fin effective du mandat, n’a donc aucun sens. Un mandat inexistant n’a bien sûr ni commencement, ni fin ! Tout aussi irréaliste est la discussion sur le fameux arrêt de la Cour Constitutionnelle. Elle n’a rien décidé du tout et encore moins autorisé. Cette cour ne pouvait se prononcer que sur ce que la constitution a prévu à savoir : l’empêchement d’un président durant son mandat, non encore expiré, à exercer ses fonctions. Avec Kabila actuellement nous sommes dans le cas de ce qui serait une fin de mandat constitutionnelle … si seulement il vait été élu en 2011. Eventualité sur laquelle la Constitution est muette.  
Si un Tribunal Tribunal de la Communauté Internationale chargé de « régler le contentieux électoral de 2011 », tel que l’UDPS l’imagine, existait, il commencerait par mettre équitablement aux fers tant Kabila que Tshisekedi, pour avoir l’un et l’autre tenté de prendre le pouvoir après des élections NULLES en 2011[1]. NdlR)
Ville morte « Vers un bras de fer ?»
http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=41&newsid=205369&Actualiteit=selected pour le texte intégral de la Déclaration du « Rassemblement  » appelant à une « Ville morte » le 23.8.2016.
Publiant ce document dans un numéro spécial consacré aux prisonniers qui n’ont pas été libérés (Kikunda, Yangambi, Muyambo, etc…), la revue Dialogue commente ;  
« Pratiquement aussitôt, le 21 08 16 « Rassemblement des Forces politiques de la RXDC Acquises au Changement »  » a publié une Déclaration qui souligne le caractère dérisoire de cette libération très (trop) partielle. Par ce document, le « Rassemblement » appelle aussi à une opération « Ville morte » le 23.08.2016  
Moins risquées que les manifestations, puisqu’elles n’exposent pas aux même dangers que les démonstrations sur la voie publique, les « villes mortes » ont déjà permis à l’Opposition d’engranger certains succès. 
Si cette action de ville morte obtient l’appui du bas clergé et de certains évêques plus frondeurs, on pourra mesurer la capacité de mobilisation des forces politiques de l’opposition. Si non, le Pouvoir aura beau jeu de prétendre constater une baisse conséquente de sa popularité, au regard des succès de foule qu’ont été le retour de Tshisekedi le 27 juillet et le meeting du 31 !  
Le Pouvoir a intérêt à garder son sang-froid s’il ne veut pas voir ses propres forces centrifuges de violence se mettre en route pour … et éviter ainsi la reproduction au carré des tragiques événements de janvier 2015 »
Le Potentiel consacre sa manchette à cet appel à la ville morte.  
Après l’avoir récusé, le Rassemblement fait monter la pression sur le facilitateur de l’UA, Edem Kodjo. En convoquant, mardi 23 août, la première réunion du comité préparatoire du dialogue, Kodjo a franchi le Rubicon, rompant définitivement avec l’opposition regroupée autour d’Etienne Tshisekedi. Réponse du berger à la bergère, le « Rassemblement » a décrété le même jour une ville morte sur l’ensemble du pays. C’est parti pour un bras de fer dont l’issue reste encore imprévisible, croit savoir Le Potentiel.
Les actions prévues par l’Opposition ont trois motifs (ou trois objectifs, c’est une question de point de vue : l’obstination de Kodjo, le « glissement » maintenant officiel et l’insuffisance des mesures de libération. C’est ce dernier point qui est mis particulièrement en exergue, et pas seulement dans les journaux sympathisant avec l’Opposition. Ainsi, Forum des As titre « Libération des prisonniers d’opinion : La NSCC dénonce la faible volonté politique ».  
« La libération, vendredi 19 août, de quelques prisonniers d’opinion n’a pas satisfait la Nouvelle société civile congolaise (NSCC). Elle a dénoncé, au cours d’un point de presse qu’elle a organisé hier dimanche 21 août, » la faible volonté politique » tout en s’inquiétant du » caractère sélectif » desdites mesures de libération.  
Selon le coordonnateur de la NSCC, Jonas Tshiombela, « cette faible volonté du Gouvernement d’amener le peuple congolais à la réelle discussion nationale, semble s’inscrire dans une stratégie planifiée en vue de retarder davantage le processus électoral en jouant sur l’usure du temps « . 
La NSCC attire l’attention de l’opinion publique sur le caractère provisoire de ces mesures qui, selon elle, ne rassurent personne, car à tout moment ces compatriotes peuvent être repris par la justice. La structure chère à Tshiombela note que sur la liste de 24 personnes rendue publique par le ministère de la Justice, seules 4 sont concernées par les mesures de libération provisoire à savoir : Freud Bauma (Lucha), Yves Makambwala (Filimbi), Christopher Ngoy (Société civile de la RDC) et Jean-Marie Kalonji (du Mouvement quatrième voie). Le coordonnateur de la Nouvelle société civile congolaise ne s’explique pas que sur les 7 médias fermés, deux seulement sont autorisés à fonctionner. Ce qui, aux yeux de Tshiombela, est « insuffisant ». 
Jonas Tshiombela a plaidé pour la libération du Bâtonnier Jean-Claude Muyambo et de Diomi Ndongala, mais aussi dénoncé les tracasseries judiciaires contre certains acteurs politiques notamment Moïse Katumbi, les activistes du mouvement citoyen Filimbi (Floribert Anzuluni, Ben Kabamba), ces derniers « poussés à l’exil contre leur gré « . Pour les responsables de la NSCC, ce sont des faits qui, « si l’on n’y veille pas, risquent d’hypothéquer la tenue dudit dialogue voulu inclusif et amplifier la méfiance entre acteurs politiques. » Ils exhortent le Gouvernement à réexaminer ces mesures de libération provisoire en prenant les mesures définitives, ce, en abandonnant les poursuites à leur encontre et en décidant l’extinction de l’action engagée.  
La NSCC dit ne soutenir qu’un dialogue qui respecte la Constitution et tienne compte de la Résolution 2277 et des préalables ci-haut évoqués en vue de décrisper « l’environnement sociopolitique extrêmement chargé et tendu. »
La Tempête des Tropiques titre à la Une « Réaction de l’Opposition aux dernières mesures du pouvoir : Le Rassemblement appelle à une ville morte ce mardi ».  
« Pour la plate-forme présidée par Etienne Tshisekedi, sur les 112 prisonniers politiques dont l’Opposition réclamait la libération comme un des préalables à la tenue du Dialogue, seulement 4 personnes ont été libérées et à titre provisoire.  
Pendant que le facilitateur du Dialogue s’emploie à saluer la liberté provisoire accordée à quatre prisonniers politiques et d’opinion par le régime Kabila le week-end dernier, la réaction du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales acquises au changement ne s’est pas faite attendre, écourtant du coup l’optimisme affiché le week-end dernier par Edem Kodjo. 
En effet, dans une déclaration publiée le samedi 20 août sous la signature du président Etienne Tshisekedi , après une réunion tenue le même jour à Kinshasa, le Rassemblement des Forces politiques et Sociales acquises au changement dénonce ce qu’il considère comme » une mauvaise foi de Joseph Kabila et ses partisans » et appelle la population à observer une journée ville morte le mardi 23 août 2016, jour où le facilitateur récusé par l’opposition compte convoquer sa commission préparatoire. 
Tout en tenant  Kodjo et ses complices comme responsables de toutes les conséquences qui pourraient résulter de son entêtement à vouloir à tout prix accorder le troisième mandat à Kabila, en violation de la Constitution de la République, le Rassemblement réitère son attachement indéfectible à la Constitution et son adhésion sans équivoque à la résolution 227 du Conseil de sécurité des Nations Unies « . 
Le Rassemblement fait également remarquer que » sur les 24 personnes que le pouvoir prétend avoir libérées le week-end dernier, seules quatre se trouvaient encore en détention et ou incarcérées et n’ont bénéficié du reste que d’une mise en liberté provisoire. Ce qui laisse en cours les faux procès intentés contre elles « . Et par rapport à la liste de 112 prisonniers présentés par l’Opposition parmi les préalables, le Rassemblement dirigé par Etienne Tshisekedi note en définitive que seuls 4 ont bénéficié de la mesure de libération provisoire.  
Cette plate-forme de l’Opposition déplore aussi le fait que 83 personnes arrêtées pour des motifs politiques continuent à croupir à la prison militaire de Ndolo (55 personnes) et à la prison de Makala (28 personnes) alors qu’elles ont été amnistiées depuis plus de deux ans !
La déclaration du Rassemblement s’insurge aussi contre la poursuite de la répression, le harcèlement judiciaire et les arrestations de membres de l’Opposition, en citant comme dernier exemple en date ce qui s’est passé le samedi 20 août 2016 à Kamina et à Lubumbashi.
Septembre s’annonce chaud !  
Pour le Rassemblement des Forces Politiques et Sociales acquises au changement, les mesures dérisoires prises par le pouvoir le week-end dernier » ne rencontrent nullement les préalables nécessaires pour la tenue du Dialogue » et démontrent la mauvaise foi de l’actuel chef d’Etat et de ses partisans. 
Et tout en considérant la convocation de la commission préparatoire ce 23 août par Edem Kodjo comme de la provocation, le Rassemblement rend le facilitateur togolais » responsable de toutes les conséquences qui pourraient résulter de son entêtement à vouloir à tout prix accorder le troisième mandat à Kabila en violation de la Constitution de la République « . 
Pour le Rassemblement, l’appel à la journée ville morte ce mardi 23 août s’inscrit dans le cadre des actions de grande envergure que cette plate-forme s’engage à mener à travers le territoire national, en perspective de la fin du second et dernier mandat de Joseph Kabila dont le préavis, selon l’Opposition, court à dater du 19 septembre 2016, un mois qui s’annonce déjà politiquement très chaud ».
Abondant dans le même sens, Le Phare titre  « Mardi 23 août : ‘ville morte’ contre Kodjo »
« Etienne Tshisekedi, président du Comité des Sages du « Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement », a convoqué et dirigé, le samedi 20 août 2016 dans sa résidence de la rue Pétunias, dans la commune de Limeté, une réunion extraordinaire de cette plate forme de l’Opposition. Il a ainsi échangé, de 18 heures à 22 heures, avec José Endundo (G7), Christophe Lutundula (G7), Martin Fayulu (Dynamique), Freddy Matungulu (Dynamique), Joseph Olenghankoy (Dynamique), Delly Sessanga (Alternance pour la République), Bogen (Alternance pour la République), Dr Buassa Bu Tsumbu (G14), Jean-Pierre Lisanga (Front du Peuple), Laurent Batumona (Front du Peuple), Kabund a Kabund (UDPS), Peter Kazadi (UDPS)…autour des questions politiques de brûlante actualité.              
Après débat et délibérations, ils ont décidé de lancer des actions visant à obtenir coûte que coûte la tenue du dialogue et à barrer la route aux velléités de glissement du calendrier électoral. A cet, la journée de ce mardi 23 août 2016 est décrétée « ville morte » sur toute l’étendue du territoire national, dans le but précis de bloquer le facilitateur Edem Kodjo dans sa tentative visant à lancer, à la même date, les travaux du Comité préparatoire du Dialogue. Car récusé de longue date par le « Rassemblement » à cause de son parti pris en faveur du pouvoir en place, l’ancien premier ministre togolais a choisi le passage en force.             
S’agissant de la mesure de libération provisoire des prisonniers politiques exécutée à travers un arrêté du ministre de la Justice rendu public le vendredi 19 août, les leaders du « Rassemblement » l’assimilent à un trompe-l’œil, car sur 24 soi-disant bénéficiaires de la grâce présidentielle, non seulement 20 étaient déjà libres mais en plus, on n’y compte aucun prisonnier politique. Par ailleurs, Tshisekedi et ses pairs ont noté que la liste des prisonniers politiques dressée par leurs soins et transmise en son temps au Facilitateur du dialogue a été superbement ignorée.             
En ce qui concerne la réouverture des médias proches de l’opposition fermés depuis belle lurette, le « Rassemblement » relève que sur les 8 chaînes de radio et télévision « libérées », il n’y a aucun média des membres de leur plate forme.
Forum des As qui commente cette actualité, souligne que l’Opposition fidèle à Etienne Tshisekedi inscrit cette action « Journée ville morte » dans le cadre du préavis de trois mois pour quitter le pouvoir que lui avait accordé Etienne Tshisekedi et qui court à dater du 19 septembre 2016 mais aussi dans le cadre des « actions de grande envergure à mener à travers le territoire national afin d’obtenir coûte que coûte la tenue du dialogue et de barrer la route aux velléités de glissement du calendrier électoral ».  
Quant aux dernières mesures prises par le Gouvernement à travers le ministre de la Justice libérant certains détenus politiques et d’opinion et rouvrant deux chaînes de télévision proches de JP Bemba (Cktv) et Vital Kamerhe (Canal Futur), la plateforme de l’Opposition née à Genval à Bruxelles les a balayées d’un revers de la main, estimant qu’elles n’ont nullement rencontré les préalables nécessaires pour la tenue du Dialogue, rapporte le journal. 
Pour le Rassemblement, poursuit ce quotidien, ces mesures démontrent que le Pouvoir demeure de mauvaise foi et constitue l’obstacle à la mise en œuvre de la Résolution 2277 du Conseil de sécurité des Nations Unies.
 

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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