La conscience critique des congolais est en crise ?

24 août 2016

Non classé

Disons-le sans détour… la conscience critique des congolais est-elle vraiment en crise ? Oui et non.

Je ne me sens pas en mesure de répondre tout à fait négativement car sur les chemins des villes d’Uvira, Bukavu, Kasongo, Kindu, Goma je rencontre tous les jours des hommes et des femmes, qui malgré la conjointure économique et sociale ne se laissent pas manœuvrer, mais avec hardiesse continuent à vivre avec dignité et cherchent d’apporter chaque jour leur morceau de pain aux nombreux enfants de leur famille.

C’est donc, selon ma manière de voir les chose, de dire que c’est seulement en partie que la conscience congolaise est en crise, et qu’elle est constamment tentée à tomber dans les mains des vendeurs de fortunes et des rêves.

Nous devons reconnaitre avec honnêteté qu’une bonne partie du peuple congolais, depuis un certain temps, à pu prendre conscience de ses devoirs et droits sociaux, grâce surtout au travail pastoral que l’Eglise Catholique, dans ces dernières décennies, a pu entamer avec la création des petites communautés de Base (CEV).

L’Eglise Catholique à toujours retenu qu’est fondamentale et nécessaire « éduquer les consciences » à bien comprendre et par conséquent à bien choisir. Et qu’on ne peut pas troquer sa propre liberté et sa propre dignité et courir derrières les rêves de qui nous veut acheter avec des dons empoisonnés et qui, à la fin, nous en veulent seulement esclaves.

En se référant à l’expérience salutaire des Communautés de base en Amérique Latine, les Evêques de l’alors Zaïre, avaient osé d’annoncer et de vivre la force de l’Evangile dans des petites cellules de base, les soit disant Communautés Ecclésiales, Vivantes (CEV) où l’engagement de tous vise le développement intégral et la croissance sociale et religieuse de chaque membre.

Nous ne pouvons pas nous rappeler, à ce sujet, de deux Evêques qui ont marqué avec leur action pastorale par un profond engagement envers la justice et la paix : Monseigneur Christophe Munzihirwa, et Mgr. Emmanuel Kataliko. Deux grands que l’histoire du Congo ne pourra jamais oublier. Deux grands qui on travailler beaucoup pour que les peuple de l’Est de la République du Congo puissent cultiver en eux cet esprit critique et etre en meme temps « conscience critique » pour le bien de tout le pays.

Cultiver la conscience

C’est continuellement que la conscience a besoin d’être cultivée, éduquée, et croitre. On ne doit jamais s’arrêter, faute aussi de se retrouver avec une conscience ankylosée et enfantine. Chacun de nous se retrouve constamment, au long de la journée, devant des situations toujours nouvelles, poussé à y répondre et à devoir y intervenir, ouvrant ses propres yeux, réfléchissant et prenant par conséquence des solutions adéquates.

Cultiver ensemble la conscience

Cultiver ensemble, Ensemble à qui ? Ensemble à ceux qui aspirent comme nous a voir plus clairement et à penser que toute la chose publique n’est pas l’apanage de certaines personnes qui siègent au gouvernement et aux différents postes de la société, mais est le bien de nous tous. Et nous tous y sommes concernés. Pas seulement comme des spectateurs, mais comme des acteurs, ou mieux comme les principaux acteurs.

Le Congo concerne à tous. Et alors c’est ensemble, et seulement ensemble, qu’on se fait conscience critique et qu’on combat la peur qui peut nous habiter et nous limiter dans l’action.

Oui, c’est la peur qui handicape le congolais et l’enferme en lui-même, dans sa petite parcelle se croyant ainsi en pleine sécurité. C’est la peur qui handicape son action, encore aujourd’hui dans ce milieu où il vit. C’est la peur qui le rend ainsi aveugle et impuissant devant ceux qui ont des armes dans leurs mains.

Cultiver la conscience pour ne pas rater les rendez-vous de demain.

C’est bien pouvoir rêver, C’est bien aussi avoir des idéaux qui nous font penser à des lendemains différents et plus justes et prospères pour tous. La terre congolaises n’est pas le fief du Président de la République et de son entourage. Cette terre est pour tous les congolais et congolaises. Cette terre est la mère qui donne nourriture et sécurité. Cette terre appartienne au peuple, surtout à ceux qui jusqu’aujourd’hui n’ont pas bénéficié de ses dons et de sa richesse.
Conclusion

La conscience critique des congolais est-elle vraiment en crise ? Je dirais à tout congolais d’être « misongaa », c’est-à-dire vigilant et pas se laisser pas tromper. Kabila et son entourage doit laisser le pouvoir. La Constitution est claire et personne peut la changer, pour aucune raison. La Cour Constitutionnelle connais bien la loi et elle n’a pas le droit ni de la changer, ni de l’interpréter., mais elle doit seulement la faire respecter. Autrement elle devienne complice et inconstitutionnelle.

© kakaluigi, 24/08/2016

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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