2-12-17/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE VENDREDI (CongoForum)

23 décembre 2017

Non classé

Document:
2017-12-22-08-09-12_OFAC_SDN List_Update.pdf
Deux sujets captivent particulièrement l’attention des journaux parus à Kinshasa en ce vendredi 22 décembre 2017. Il s’agit de l’appel à une marche pacifique le 31 décembre par le Comité laïc catholique et de l’intervention, jeudi, du porte-parole du gouvernement, Lambert Mende. Il s’agissait de la réaction du gouvernement congolais à l’enquête menée par deux journalistes de RFI et Reuters sur le double assassinat de deux experts de l’ONU en mars dernier dans le Kasaï. D’autre part, l’on apprend par la presse internationale que Dan Gertler est désormais inscrit sur la liste des personnes sanctionnées par les USA.

Lambert Mende

Pour Cas-Info.ca
: «Meurtre de deux experts de l’ONU: le
gouvernement congolais pointe du doigt Sonia Rolley»

Radio France Internationale (RFI) et
Reuters ont révélé dans une nouvelle
enquête que des fonctionnaires congolais, notamment des agents des services
spéciaux, ont été impliqués dans l’élimination physique des experts onusiens
Zaida Catalan et Michael Sharp, tués en mars dernier.

Lors d’un point de presse « très offensif
» tenu ce jeudi 21 décembre, le porte-parole du gouvernement congolais Lambert
Mende a balayé d’un revers de la main les conclusions de cette enquête de RFI et Reuters, relevant que «la journaliste
de RFI Sonia Rolley a délibérément écarté dans son enquête les échanges
suspects qu’elle a eu avec des présumés bourreaux de deux enquêteurs onusiens»,
rapporte Cas-Info.ca.

Pour le porte-parole du gouvernement, poursuit le site web d’analyses et
d’informations, les deux journalistes ont exclu délibérément de leur enquête
certains détails pour «forcer les juges à
aller vite en besogne».

Lambert Mende a
donc accusé les journalistes Sonia Rolley de RFI et Aaron Ross de Reuters
de tenter «par des amalgames
maladroitement agencés, de rendre le
Gouvernement congolais responsable, ou complice, de l’assassinat de deux
experts de l’ONU dans le Kasaï Central au mois de mars 2017», souligne pour
sa part L’Avenir.

Le ministre de communication et des médias congolais a par ailleurs jugé «très
grave», le fait que selon lui les deux journalistes ont voulu, à travers leur
enquête, se substituer aux magistrats en essayant d’instruire cette affaire
parallèlement à la justice congolaise, lit-on dans les colonnes du quotidien
congolais. A en croire Lambert Mende, rapporte ce journal, « cette véritable chronique judiciaire
littéralement saucissonnée semble poursuivre l’objectif de remettre en cause la
version du Parquet militaire congolais partagée par la Commission d’enquête
mise en place par le Secrétaire général de l’ONU accusant les insurgés Kamuina
Nsapu d’avoir assassiné ces deux enquêteurs onusiens pour essayer d’induire la
culpabilité du Gouvernement congolais dans ce crime odieux. »

« Plus grave, les deux auteurs de la
fameuse enquête de RFI et Reuters se permettent de se substituer aux magistrats
et de caricaturer leur démarche en parlant de ‘’scénario dessiné au fil des
audiences’’ comme si, au-delà du compte-rendu des audiences qui sont en train
de se dérouler, il leur revenait à eux d’instruire cette affaire parallèlement
avec la justice. Aucun état de droit au monde ne peut accepter pareille
usurpation de qualité même sous le prétexte du journalisme d’investigation
», rapporte L’Avenir dans ces propos
du ministre des Médias.

Le Bulletin de l’ACP citant Lambert Mende
met en exergue l’assertion selon laquelle « le
gouvernement n’est ni responsable ni complice de l’assassinat de deux experts
onusiens au Kasaï Central ».

Le ministre de la communication, ajoute l’agence officielle, est étonné que la
chronique judiciaire de RFI et Reuters autour de l’assassinat de deux
experts onusiens au Kasaï au mois de mars soit amputée de certains détails
importants.

Le Phare qui commente ces faits, citant les conclusions
d’une mission d’enquête de la FIDH et ses organisations membres en RDC, note
qu’alors que le calendrier électoral ne cesse de d’être repoussé en RDC, les
atrocités commises au Kasaï « s’inscrivent
dans une instrumentalisation récurrente des tensions et violences par le régime
de Joseph Kabila, afin de conserver le pouvoir par le chaos ».

« Revoici Lambert Mende », titre Congo Nouveau qui constate que le
porte-parole du gouvernement est sorti d’un moment relativement long du silence
pour décortiquer, face à la presse, l’actualité politique nationale.

En somme, résume Kinshasatimes.cd, «rien dans cette enquête ne permet de déduire la complicité ou
l’implication du gouvernement de la RDC ou des organes liés au gouvernement
dans le meurtre des experts onusiens», selon Lambert Mende.

Appel des laïcs catholiques

Le Potentiel titre
« L’appel des laïcs pour le 31 décembre:
debout congolais, ‘ levons-nous et marchons’ »

Les laïcs catholiques sont déterminés à aller
jusqu’au bout pour, disent-ils dans un appel lancé le 17 décembre 2017, « sauver le Congo, notre
patrimoine commun, dans le respect sacré des personnes et des biens ». Le 31 décembre 2017, jour
symbolique coïncidant avec l’an 1 de l’Accord de la Saint-Sylvestre, le Comité
laïc de coordination appelle à une marche populaire pour manifester le
ras-le-bol de tout un peuple contre le pouvoir en place qui a décidé de prendre
le pays en otage. Son appel est tout autant symbolique : « Levons-nous
et marchons pour libérer l’avenir, et faire de notre pays une terre de paix, de
dignité et d’hospitalité et de progrès pour tous ».

Le 16 février 1992, des chrétiens
catholiques avaient bravé, sous la coordination du Comité laïc de coordination,
la peur en investissant la rue pour réclamer la réouverture de la Conférence
nationale souveraine. 25 ans après, les laïcs sont sur le point de récidiver,
non pour la même cause qu’en 1992, mais plutôt manifester leur ras-le-bol
contre la dérive dans laquelle est entraîné l’ensemble du pays.

Ils se sont fixé une date : le 31 décembre 2017, soit une année après,
jour pour jour, la signature, sous l’égide de la Cenco (Conférence épiscopale
nationale du Congo), de l’accord, dit de la Saint-Sylvestre. C’est une marche
populaire qui est programmée en ce jour pour, disent-ils dans leur appel signé
le 17 décembre 2017, « dire non à cet esclavagisme imposé par
l’oligarchie au pouvoir ; non à la situation actuelle, en attendant de le
faire de manière plus décisive dans les urnes en 2018 ; non à la
confiscation de la démocratie par une poignée d’individus ; non au silence
coupable et cynique des dirigeants face à la misère généralisée de la
population alors que les richesses nationales continuent à être pillées et
dilapidées ; non aux massacres des compatriotes du Kivu, du Kasaï et du
Tanganyika ; non aux viols de nos mères, de nos sœurs et de nos
filles ; non à l’utilisation des groupes armés pour terroriser et
massacrer les populations ; non à la répression aveugle des manifestants
pacifiques ».

Parce que le salut ne peut venir que de
la volonté exprimée par tout un peuple, le Comité laïc de coordination appelle
le peuple congolais à se lever comme un seul homme pour prendre en mains son
destin. « Puisque nous voulons des élections crédibles, condition indispensable
pour mettre fin à la crise actuelle de légitimité ; puisque nous
voulons d’un Congo libéré de la dictature de la corruption, de l’impunité, de
l’injustice et de la confiscation des institutions publiques et judiciaires,
libérons-nous de la peur, de la résignation et de l’inertie coupable », lancent les laïcs.

Le 31 décembre, c’est toute la RDC qui se mettra en marche pour « sauver
le Congo », prédisent les laïcs. Leur appel est pathétique. C’est un
discours à la libération pour le réveil de conscience d’un peuple asservi.
« Levons-nous et marchons, dans la capitale, en province ou à
l’étranger. Levons-nous et marchons, femmes et hommes de foi ; croyants en
Dieu et chrétiens de toute sensibilité ; toute personne éprise de justice
et de paix ; de toute condition et de toute génération ; engagée ou
non dans l’activité politique et associative. Levons-nous et marchons pour
libérer l’avenir, et faire de notre pays une terre de paix, de dignité,
d’hospitalité et de progrès pour tous ».

Une fin d’année agitée

Comme en 2016, la fin de
l’année 2017 s’annonce très agitée. Et l’intrusion des laïcs catholiques dans
le débat doit être prise très au sérieux. L’on se rappelle qu’au dernier
trimestre de l’année 2016, ce sont les évêques catholiques qui s’étaient
investis à fond dans les pourparlers directs du Centre interdiocésain pour
éviter une désintégration de grande ampleur à l’expiration le 19 décembre 2016
du mandat du président Joseph Kabila. L’accord, signé le 31 décembre 2016, sous
la conduite de la Cenco a permis de désamorcer la crise. Malheureusement, par
la mauvaise foi de la majorité au pouvoir, cet accord a été totalement dénaturé
dans sa mise en œuvre, exacerbant la crise, hypothéquant ainsi les chances
d’une sortie de crise en toute douceur.

Une année après la signature de cet accord, la RDC se retrouve une fois encore
devant une incertitude. La fin de l’année 2017 est entourée d’un mystère. Et le
dernier appel du Comité laïc de coordination renforce cette incertitude.

Sur le plan politique, loin d’apaiser les tensions, la publication, le 5
novembre 2017, du calendrier électoral, est venue plutôt les raviver.
L’adoption au Parlement, en mode kamikaze, de la loi électorale révisée n’a pas
non plus résolu le problème. Au contraire, l’équation de sortie de crise en RDC
s’est davantage compliquée. Revoilà la RDC replongée dans un cycle infernal –
comme à la fin 2016.

Un flou persiste sur l’avenir du pays. D’où, l’appel à la mobilisation des
laïcs lancé au peuple congolais afin qu’il se libère du joug actuel et sauve le
pays, plus que jamais au bord du précipice. Et comme en 1992, le Comité laïc de
coordination a repris le flambeau pour conduire le peuple congolais à la
libération’ ».

Le Phare fait savoir que le 31 décembre 2017, les catholiques seront dans la
rue. Le quotidien explique en effet qu’à l’appel du Comité laïc de coordination
(CLC), les catholiques et autres combattants de la liberté de toutes les
provinces de la RDC et de la diaspora sont invités à une marche le 31 décembre
prochain pour dire « NON » à la confiscation de la démocratie.

A la paroisse St Joseph de Matonge/Kalamu où cet appel a été lancé, les
intellectuels catholiques ont précisé à l’assistance que cette marche est un
cri pour libérer l’avenir du Congo, rapporte le tabloïd. « 31
décembre : les catholiques dans la rue ! » s’exclame Le Phare qui signale que cela fait suite à l’appel du Comité laïc
de coordination. Le journal, qui publie l’intégralité du message de cette
structure de l’église catholique précise que cette marche concerne toutes les
provinces du pays ainsi que la diaspora pour dire « NON » à la confiscation de
la démocratie. Révoltés par l’indifférence des gouvernants face aux appels au
respect des mesures de décrispation de la scène politique, les intellectuels
catholiques ont précisé à l’assistance que cette marche est un cri pour libérer
l’avenir du Congo.

Après le
rendez-vous du 19 décembre, comment les autorités congolaises vont-elles encore gérer cette nouvelle
manifestation pacifique, s’interroge pour sa part La Prospérité. Le journal précise que cette marche des catholiques
vise notamment à pousser le gouvernement à respecter les mesures de
décrispation de la scène politique telles que décidées par l’Accord de la
Saint-Sylvestre.

Depeche.cd tente de répondre à la question de La Prospérité
en soutenant que les autorités congolaises ne vont probablement pas autoriser
cette manifestation. Pour s’en convaincre, le site d’actualité en ligne fait en
effet remarquer que le même 31 décembre, l’Opposition politique radicale a
également prévu de marcher. «Et les autorités ne pourront probablement
pas autoriser ces manifs croisées», croit savoir le site web
d’informations.

Les organisateurs
de la manif invitent-ils les Congolais à se libérer de la peur, de la
résignation et de l’inertie coupable pour la réussite de cette marche prévue
pour le dernier jour de l’année qui s’achève, note Forum des As qui précise que le Comité laïc brandit le non-respect
des mesures de décrispation politique dans ce document signé conjointement par
les professeurs Thierry Nlandu, Justin Okana, Isidor Ndaywel, Julien Lukengu et
Mme Léonie Kandolo.

La Tempête des Tropiques résume « Ce 31 décembre : Les laïcs catholiques dans
la rue ! »

« Comme le 16 février 1992, il s’agit de dire « NON » à la situation
actuelle, à la confiscation de la démocratie par une poignée d’individus, au
silence coupable et cynique des dirigeants face à la misère généralisée de la
population, aux viols, aux massacres, à l’utilisation des groupes armés pour
terroriser et réprimer des
manifestations pacifiques

Le Comité Laïc de Coordination (CLC) appelle le peuple congolais à une grande
marche, à travers l’ensemble du territoire national, « pour libérer l’avenir du
Congo ». Le message a été lancé hier jeudi 21 décembre 2017, sous une pluie
battante, à la paroisse Saint Joseph de Matonge, par le staff du CLC conduit
par les professeurs Isidore Ndaywel, Thierry Nlandu, Justin Okana, frère Julien
Lukengu et Léonie Kandolo.

Des stratégies sont montées dans différentes paroisses pour la réussite de
cette manifestation pacifique.

Ces laïcs catholiques entendent rééditer l’exploit du 16 février 1992,
lorsqu’ils avaient inondé les rues de l’ex Zaïre, accompagnés des prêtres, pour
manifester leur ras-le-bol face au régime dictatorial et sanguinaire de Mobutu.
Marche des chrétiens qui avait déstabilisé et fragilisé ce régime, obligeant le
maréchal à se retirer à Kawele, fuyant ainsi la capitale.

« NON » à la
situation actuelle

« Comme le 16 février 1992, unissons nos efforts et
nos forces pour dire non à cet esclavagisme imposé par l’oligarchie au pouvoir.
Nous disons non à la situation actuelle, en attendant de le faire de manière
plus décisive dans les urnes en 2018.

Nous disons trois fois : non à la confiscation de la démocratie par une poignée
d’individus, non au silence coupable et cynique des dirigeants face à la misère
généralisée de la population alors que les richesses nationales continuent à
être pillées et dilapidées, non aux massacres des compatriotes du Kivu, du
Kasaï et du Tanganyika, non aux viols de nos mères, de nos sœurs et de nos
filles, non à l’utilisation des groupes armés pour terroriser et massacrer les
populations, non à la répression aveugle des manifestations pacifiques »,
lit-on dans ce message.

Et d’ajouter, « puisque nous voulons des élections crédibles, condition
indispensable pour mettre fin à la crise actuelle de légitimité, puisque nous
voulons d’un Congo libéré de la dictature, de la corruption, de l’impunité, de
l’injustice et de la confiscation des institutions publiques et judiciaires,
libérons-nous de la peur, de la résignation et de l’inertie coupable » Les
laïcs rappellent que le 2 décembre 2017, le CLC a pris la communauté nationale
et internationale à témoin, invitant les gouvernants congolais à respecter les
mesures de décrispation de la scène politique, tel que décidé par l’Accord de
la Saint Sylvestre.

Il ne s’agissait que de remplir des conditions préalables pour des élections
réellement crédibles, notamment la libération sans conditions des prisonniers
politiques, la fin de l’exil des opposants menacés d’arrestation à leur retour
au pays, la libéralisation des espaces médiatiques, la fin du dédoublement des
partis politiques, la restructuration de la Ceni afin de recréer la confiance
entre l’électorat et l’institution organisatrice des élections, la confirmation
de la volonté du chef de l’Etat de ne pas briguer un troisième mandat comme
l’exige la Constitution pour rassurer l’opinion.

Malheureusement,
cet appel est resté lettre morte.

La volonté politique d’agir dans le sens de la paix
et du service à la communauté est totalement absente. « La mauvaise foi des
dirigeants est plus qu’évidente dans la gestion de l’alternance politique ».
Aussi, fidèles aux valeurs chrétiennes et aux idéaux pour lesquels les pères de
l’indépendance ont fait le sacrifice de leur vie, les laïcs croient que « le
temps est venu, sans haine ni rancœur, de donner à ces mêmes idéaux leurs formes concrètes par l’exigence du
respect de cet accord politique global et inclusif du 31 décembre 2016,
l’unique feuille de route solidement fondée sur la Constitution de la
République ». Pour eux, parce que cet accord est violé chaque jour davantage,
cela nécessite une synergie d’efforts pour dire NON à la dictature.

Soutien à l’action
des cloches

Le Comité Laïc de Coordination invite, enfin, le peuple congolais, dans tous
les quartiers et communes de la ville de Kinshasa, à participer à l’action des
cloches qui a lieu tous les jeudis entre 21h et 21h15 dans toutes les paroisses
de l’archidiocèse de Kinshasa, par un concert des casseroles, sifflets, klaxons
et autres ustensiles… pour faire monter, vers Le Très Haut, le cri de détresse
du peuple souffrant de Dieu en République démocratique du Congo.

Dan Gertler

La Libre
Afrique, reprise par Médiacongo,
titre « Dan Gertler visé par des
sanctions américaines pour ses activités en RDC »

« L’homme d’affaires israélo-congolais Dan Dertler, proche du
président hors mandat Joseph Kabila, est la cible de sanctions américaines pour
son rôle en République démocratique du Congo (RDC), où il est à la tête de
nombreuses entreprises et passe pour avoir été favorisé par le régime. Est
également visé le Belge Pieter Deboutte, lié aux activités de Gertler au Congo.

Le
Département du Trésor des Etats-Unis a annoncé jeudi des sanctions contre 15
personnes dans le monde (voir liste en annexe ) parmi lesquelles on note
en particulier la présence de l’Israélo-Congolais Dan Gertler.

L’homme d’affaires, proche du président hors mandat Joseph Kabila, dispose en
effet de deux passeports israéliens, selon le site du gouvernement américain
annonçant les sanctions, ainsi que du passeport congolais DB0009084, émis le 28
mai 2015 et expirant le 27 mai 2020, bien que l’article 10 de la Constitution
congolaise interdise de posséder une autre nationalité que la congolaise:
celle-ci est « une et exclusive ».

Selon le document officiel du Trésor américain, Dan Gertler et les autres
personnes sur cette liste sont sanctionnés pour « menace de la stabilité de
systèmes politiques et économiques internationaux ; avoir été responsables ou
complices, directement ou indirectement, des violations des droits de l’homme
et; de corruption liée aux contrats gouvernementaux en matière d’extraction de
ressources naturelles, ou versement de pots-de-vin ou complicité de ces faits
».

18 de ses sociétés sont visées aussi

Outre la
personne de Dan Gertler, 44 ans, 18 de ses sociétés sont visées par les
sanctions: Africa Horizons Investment Ltd, Caprikat and Foxwhelp sarl, Caprikat
Ltd, Dan Gertler Diamonds Investments Ltd, DGI Israel Ltd, GDI Mining Ltd,
Emaxon Finance International Inc, Fleurette Holdings Netherlands BV, Fleurette
Properties Ltd, Foxwhelp Ltd, Gertler Family Foundation (Fondation Famille
Gertler), International Diamonds Industries, Jarvis Congo sarl, Lora
Enterprises Ltd, Oil of DRCongo sprl, Orama Properties Ltd, Rozaro Development
Ltd et Zuppa Holdings Ltd.

Est également visé par cette volée de sanctions le Belge Pieter Albert
Deboutte, 51 ans, lié aux activités de Gertler au Congo ainsi que l’ancien
président de la Gambie en exil, Yahya Jammeh.

Le decret présidentiel ordonnant les sanctions a été signé par le président
Donald Trump le 20 décembre et « bloque les propriétés de personnes impliquées
dans de graves violations des droits de l’homme et de la corruption ». Il
découle du Global Magnitsky Act, adopté en décembre 2016, dont c’est la
première application, selon l’ONG Enough Project.

Celle-ci précise que cette loi permet aux autorités américaines d’imposer des
sanctions « à des responsables publics dans le monde qui détournent des avoirs
de l’Etat, ainsi que ceux qui attaquent des journalistes et des défenseurs des
droits de l’homme ». En outre, la loi prévoit que « les institutions
financières américaines ne peuvent participer à l’appui des gens qui profitent
de ces atrocités ».

(Avant de pouvoir tenir des élections qui
aient la moindre chance de respecter la volonté des électeurs il faut :
recenser la population, jeter Kabila aux crocodiles, recenser VRAIMENT les
électeurs, mettre en place une CENI et une Justice auxquelles on puisse se
fier… Cela ne se fera pas sans casse, mais c’est cela qui compte, et non la
date des élections ! Il est essentiel de garder en mémoire que la RDC vit
toujours sous un régime illégitime, depuis les élections de 2011. Il faut
rappeler que les élections de novembre-décembre 2011[1]
ont donné des résultats qu’une personne avisée, réfléchie, d’esprit libre et
critique devrait considérer comme nuls, donc sans gagnant. La suite aurait dû
être l’annulation pure et simple, des enquêtes sérieuses pour déterminer les
causes et origines des irrégularités, qu’on punisse les responsables, qu’on les
écarte définitivement de toute responsabilité électorale et qu’on en tire les
conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir une protestation générale des démocrates de
tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne
par la fraude, la corruption et le mensonge. Au lieu de quoi on n’a assisté
qu’à des élucubrations pour défendre la victoire « officielle » de JKK, et à
d’autres élucubrations pour défendre celle, tout aussi hypothétique, de
Tshisekedi.

Les élections de 2011 avaient été organisées, tout comme celles de 2006, en
faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de
la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la
crédibilité. Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de
manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité,
sont encore inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force,
de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup
d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui
suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait
accompli. En d’autres termes, il y a en RDC un Président, des ministres, des
autorités DE FAIT. Il n’y en a plus aucune qui puisse légitimement se dire «
autorité de droit ».

Pourquoi se soucie-t-on tant de savoir si la fin du « mandat » du « Président »
Kabila serait conforme à la Constitution, alors que la Constitution a été non
pas violée, mais chiffonnée, jetée à terre et foulée aux pieds pour le
maintenir au pouvoir en 2011 après des élections NULLES .. La réalité, c’est
que l’usurpateur doit s’en aller. Si l’on a l’occasion de le faire partir « en
douceur » en lui accordant un délai jusqu’en décembre pour faire ses malles,
tant mieux. Sinon, qu’il subisse la violence qu’il a déjà infligée à tant
d’autres ! Cette violence pourrait être considérée comme conforme à l’article
64 de la Constitution NdlR)

©
CongoForum, le vendredi 22 décembre 2017

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

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