23/11/12 / REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE VENDREDI

24 novembre 2012

Aujourd'hui dans la presse

(CongoForum)

La guerre à l’Est de la Rdc reste le sujet d’actualité qui intéresse le plus les journaux de Kinshasa avec, en vedette le sort incertain de la localité de Sake, la suspension du général Gabriel Hamisi «Tango Four » de ses fonctions de chef d’Etat- major de la Force terrestre, l’interpellation au parlement du Premier ministre, le rôle de la MONUSCO, évoqué avec un regard de plus en plus critique, par la presse, ainsi que l’attitude de l’Opposition après la prise de Goma par les rebelles.

Sake

Rendre compte d’une guerre dans la presse n’est jamais simple, parce que les journaux paraissent une fois par 24 heures et que les combats peuvent se dérouler à une allure bien supérieure. S’y ajoutent les problèmes de communications classiques du Congo où la Presse est entièrement concentrée dans une capitale absurdement décentrée. Elle est donc souvent moins bien informée que la presse étrangère. De plus, en temps de guerre, l’information n’est jamais neutre, même dans cette presse étrangère. Ce n’est pas pour rien que l’on parle de « guerre des ondes » ou de « guerre de communiqués ». Enfin, il s’y ajoute que, dans la situation actuelle de la RDC, la propagande de politique intérieure, tournant autour de l’illégitimité du pouvoir, s’ajoute à la propagande de guerre. Il serait donc très utile que ce généralise l’attitude de Afrikarabia qui, cette nuit, précisait que les informations mises en ligne décrivaient la situation du vendredi 23 novembre à 01h 25.

Après la prise de Goma, mardi 20 novembre, par les rebelles du M23, c’est au tour de Sake d’être au centre de toutes les attentions ce jeudi. Cette ville de 17.000 habitants, située à 25 km de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu, constitue la porte d’accès vers Bukavu. La rébellion tenait Sake depuis mercredi, après le retrait des FARDC, l’armée régulière congolaise, qui recule systématiquement devant les offensives du M23.
Jeudi, de violents combats ont opposé les rebelles à l’armée congolaise, soutenue par une milice locale, les Maï-Maï Nyatura. En fin d’après-midi, le gouvernement congolais affirmait avoir repris Sake et félicitait ses « vaillants militaires pour la bravoure dont ils font preuve ». Le porte-parole du gouvernement ajoutait même : « perdre Goma, n’est pas perdre la guerre ».

Dans la soirée de jeudi, la situation devenait plus confuse sur le terrain. Vers 23h15, le M23 affirmait à Afrikarabia « contrôler entièrement la ville » après avoir repoussé une attaque des « FARDC, soutenu par des FDLR et l’APLCS ». Les troupes loyalistes auraient été « poussées sur la route de Minova », un axe routier stratégique qui mène à Bukavu, la capitale du Sud-Kivu. Bukavu constitue-t-elle la prochaine cible du M23 ? A la question d’Afrikarabia de savoir si les rebelles « avançaient vers Bukavu », le colonel Jean-Paul Epenge, du M23, répondait laconiquement : « oui ! Talk and fight ». Sur Twitter, la correspondante allemande du Tageszeitung, Simone Schlindwein, affirmait que les soldats congolais qui venaient de perdre la bataille de Sake étaient à Minova « complètement ivres ».

Les Fardc reprennent la localité de Sake dans le Nord-Kivu. Sake qui est une localité située à une vingtaine de kilomètres de Goma chef-lieu du Nord-Kivu a été récupérée par les Fardc après d’âpres combats, rapporte aujourd’hui l’ACP. Les opérations de l’armée loyaliste ont été dirigées par le général Bauma, commandant de la 8ème région militaire. (Il est bien ossible que ce soit vrai, mais à quelle heure était-ce vrai ? NdlR)

Général Amisi

Les ennuis de ce général concernent la fourniture d’armes et de munition aux « rebelles ». Il est à note que ces rebelles ne sont pas ceux du M23, mais font partie de la catégorie assez nébuleuse des « maimai ». Certains de ces groupes ont combattu à Sake du côté des FARDC et contre le M23. D’autre part, il est assez curieux d’entendre parler des AK47 comme des « armes de chasse » ! Il est certain que cela met en lumière les liens assez glauques existant en RDC entre la guerre, l’affairisme, le trafic d’armes et celui de l’ivoire.. Mais cela ressemble fort, également, à un règlement de compte au sein de la bourgeoisie congolaise, dont le côté « mafieux » n’est plus à démontrer.

Le Phare titre «Le général Gabriel Amisi « Tango Four » suspendu. Les têtes commencent à tomber ».

Africanews pour sa part va plus loin et titre : « Tango four suspendu, Plan de Norvège déjoué ».

Il s’agit d’une « Information exclusive » selon ce journal qui explique : « Le Plan de prendre Kinshasa après Goma, former un gouvernement dirigé par les rebelles et leurs alliées de l’Opposition politique qui prévoyaient aussi de trôner à la Défense nationale et aux Mines, d’écarter le Régime en place et de lancer la partition de la Rd-Congo à partir de Norvège… a échoué ».

Africanews poursuit : « Ses concepteurs ont vite déchanté. Pas question pour Paris de laisser le grand francophone être sacrifié au profit des intérêts anglo-saxons. Les analystes en sont encore à se demander s’il est juste et sage de sacrifier un homme, Kabila, ouvert au jeu démocratique. Si l’enjeu reste les richesses de la Rd Congo, dans un monde devenu un petit village, il y a de la place pour tous, anglo-saxons, francophones, lusophones, hispanophones, arabes, Noirs et Asiatiques… Tout le monde est la bienvenue pourvu qu’il soit disposé à promouvoir la paix, le respect du droit international et l’esprit de compétition ».

La Prospérité indique de façon moins dramatique : « Fardc : Kabila suspend Gabriel Amisi alias Tango fort ! ».

Sur ordre du Président de la République, M. Joseph Kabila Kabange, soutient Lambert Mende Omalanga, Porte-parole du gouvernement, cet homme, général de son état et Chef des forces terrestres, a été suspendu de toutes ses fonctions, pour des raisons d’enquête. Il s’agit d’une suspension et donc, d’une mesure administrative et non judiciaire, a-t-il précisé, en outre. Dans la série, d’autres officiers des Fardc, moins gradés que Gabriel Amisi, auraient écopé de la même sanction.

Ce journal précise que « le Vice-Premier Ministre et Ministre de la Défense, Alexandre Luba Ntambo, et le Chef d’Etat-Major, le Lieutenant-Général Didier Etumba ont été chargés de l’exécution de ce train de mesures dont la portée serait de tirer les conséquences du dernier rapport des experts de l’Onu publié le mercredi 21 novembre dernier, dans la soirée, et d’en faire le soubassement d’une nouvelle discipline à imprimer au sein des Fardc ».

Le Potentiel titre «Kabila suspend le général Amisi pour ‘distribution de munitions de chasse à des groupes armés’ ».
Il annonce la suspension du général-major Gabriel Amisi Kumba, chef d’Etat-major des Forces terrestres de ses fonctions. La décision a été prise jeudi 22 novembre par le président de la République, Joseph Kabila. Le quotidien de Kinshasa indique que le président de la république reproche au général cité d’être le cerveau d’un réseau maffieux de commerce d’ivoire, de ressources naturelles et de vente de munitions aux chasseurs et groupes armés. Cette accusation repose sur un rapport final du groupe d’experts de l’Onu sur la RDC. Le Potentiel ajoute que ce document dit qu’un certain nombre d’officiers, dont l’implication dans la circulation d’armes de divers calibres en faveur des groupes armés assimilés aux forces négatives dans la région, a été dénoncée.
Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, citant le rapport onusien, explique dans ce journal que « Le général Gabriel Amisi, chef-Etat major des Forces terrestres, contrôle un réseau de distribution de munitions de chasse à des braconniers et des groupes armés, dont le Raïa Mutomboki. Le désarmement et la gestion d’armes sont également entravés par la progression de la demande d’armes en rapport avec le M23 : sur le marché des armes légères, les prix ont été multipliés par quatre ».
Lambert Mende ajoute : « Vous savez que le Raï Mutomboki est responsable avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) de la mort de plus de 260 civils en novembre au Nord-Kivu ».

Guerre et politique intérieure

(Ce n’est pas la première fois que les événements de l’Est servent à sonner l’appel au grand rassemblement patriotique autour du drapeau. Le pouvoir compte visiblement obtenir ainsi, à la faveur d’un sentiment d’urgence, un soutien qu’il ne peut tirer d’une légitimité démocratique qui lui manque. Les élections du 28/11/11 ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus. Les fraudes les plus importantes ayant eu lieu au niveau des centres de compilation, on ne pourrait se rapprocher de la « vérité des urnes » qu’en se référant aux PV des bureaux de vote, dernière opération publique et vérifiée par des témoins. Les chiffres de la CENI ne s’accompagnaient pas de ces PV, les chiffres publiés par l’UDPS, non plus. L’Eglise n’a jamais publié les résultats partiels constatés par ses observateurs. On n’a donc que des résultats dont la crédibilité est nulle. Les législatives ont été dignes de la présidentielle, sinon pires. Mais la CSJ a entériné les résultats de la présidentielle et des législatives. Le temps s’est écoulé, les résultats des élections demeureront à jamais inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli.
C’est peu après les élections, alors que les commentaires négatifs tombaient de partout, que JKK a brusquement décidé un retournement des alliances. De fin 2008 à fin 2011, la thèse officielle était que le Rwanda était un allié, que tous les ennuis venaient du FDLR et que Ntaganda était indispensable à la paix. Subitement, le Rwanda devenait un ennemi et il fallait arrêter Bosco Ntaganda. Cela prenait dans le sens du poil l’opinion congolaise et la communauté internationale. Mais il ne pouvait échapper à personne que cela allait rallumer la guerre, d’autant plus qu’au lieu d’arrêter Ntaganda par surprise, on annonça à grand bruit l’intention de le faire. Le bandit n’a bien sûr pas attendu les gendarmes ! Comment ne pas en retirer l’impression que le pétard a éclaté à Goma a été allumé volontairement et en connaissance de cause par le pouvoir, en vue, précisément, de créer la psychose d’urgence nationale dont il s’efforce, maintenant de profiter. L’une des tactique utilisée pour ce faire est d’assimiler toute opposition au M23 puisque celui-ci se proclame « anti-Kabila ». L’Opposition, de son côté, essaie bien sûr de mettre à profit la déstabilisation de JKK par ses échecs militaires pour le renverser, ce qui est au demeurant de bonne guerre, le régime étant issu d’un coup d’état de fait. NdlR)

Le Potentiel titre : « Chute de Goma : question orale avec débat à Matata Ponyo au Sénat ». En l’absence de trois ministres invités par le Sénat et qui séjournent en dehors de la capitale, la plénière du Sénat a décidé jeudi d’entendre le Premier ministre en personne, ce vendredi, à propos de la prise de Goma par les rebelles du M 23, annonce ce journal.

Au sujet de l’attitude de certains opposants notamment les députés qui ont choisi de déserter l’hémicycle du palais du peuple après la prise de la ville de Goma, « l’Opposition veut-elle faire le jeu du M23 ? », s’interroge La Prospérité. A travers l’article qui porte ce titre, ce journal s’inquiète : « Difficile de comprendre le jeu de l’opposition politique, alors que le pays est déchiré par une guerre dans sa partie Est.

Que de faire un front commun, pour barrer la route aux insurgés du M23 qui sèment la désolation au Nord-Kivu, où des populations sont livrées en pâture, exposées aux intempéries et autres souffrances, les réduisant au statut de sous-hommes, l’Opposition politique elle choisit de boycotter les travaux en plénière, à l’Assemblée nationale. Bien plus, certains de ses membres, s’organisent à distiller des messages démobilisateurs..

En fait, considère La Prospérité, ils se font chantres du M 23, en prenant fait et cause pour ceux-là dont toute la communauté internationale désapprouve les agissements.

« Faire bloc avec le M23 : la stratégie de l’Opposition démasquée », titre L’Avenir qui s’intéresse aussi à ce sujet. Pendant que tout le peuple congolais réclame la condamnation du Rwanda et de l’Ouganda pour avoir agressé la Rdc en utilisant ses marionnettes du M23, l’Opposition se désolidarise des victimes de cette agression qui tombent sous les balles de l’ennemi et qui errent dans la forêt et savane sans nourriture.

A travers cette politique, on se rend compte que l’Opposition congolaise veut plonger la Rdc dans le syndrome malien. C’est-à-dire fragiliser les institutions à partir de la capitale, créer une opinion favorable à la démobilisation de la population congolaise, avec pour objectif de blanchir les agresseurs, ainsi transformer ces derniers en pseudo libérateurs.

Des Congolais, et même certains observateurs restent cependant sceptiques quant à une issue durable, fait remarquer La Prospérité. Nombreux sont ceux qui attendent les actes de part et d’autre. Tous ou presque appellent à une solution politique. Hervé Ladsous, Secrétaire général adjoint de l’Onu en charge des opérations de maintien de la paix, reconnaît que la souveraineté de la RDC est violée par des mouvements soutenus de l’étranger.

Le Potentiel se préoccupe des Congolais de l’étranger dans cet article : « La diaspora s’inquiète pour les Congolais écartelés entre combattre pour la nation et sauver leur peau ».. Le Potentiel rapporte que des Congolais vivant en Belgique ont manifesté devant les bâtiments de l’ambassade de la RDC protégés par la police belge mercredi 21 novembre à Bruxelles entre 14h00 et 15h30 contre la prise de Goma (Nord-Kivu) par le M23. Ils s’inquiètent pour leurs compatriotes écartelés au pays entre le sentiment de « combattre pour la nation » et celui de « sauver leur peau », informe le journal. Selon Le Potentiel, les manifestants ont dit soutenir que le rapport final du Groupe des experts de l’Onu sur la RDC du 12 octobre, joint à la lettre adressée au président du Conseil de sécurité le 12 novembre par le président du Comité du Conseil de sécurité, contient suffisamment de « preuves » pour des plaidoyers. « Cela s’inscrit dans leurs missions », soulignent-ils. Les manifestants qui ont été arrêtés ont été libérés le même jour « vers 20h00 ».

Guerre et relations internationales

L’Avenir titre « Situation à l’Est de la Rd Congo : Merci à la France ».
Il soutient : « Depuis 1996, la France est toujours aux côtés de la Rd Congo dans le haut comme dans le bas. Une attitude courageuse que les Congolais n’oublieront jamais. Ils seront toujours reconnaissants à l’endroit de l’Hexagone ».

La France, souligne L’Avenir, à travers Laurent Fabius, est le seul pays qui a qualifié d’ « absurde » le fait que la Monusco d’avoir 17.000 hommes, mais sans pour autant arrêter la rébellion. Toutes les résolutions adoptées par le Conseil de Sécurité concernant le Rwanda l’ont été grâce à l’implication directe de ce pays ami. De même la France et Commonwealth et que si l’on laisse le Rwanda étendre son hégémonie sur toute la République, c’et donc la Francophonie qui en sortirait perdante.

Toujours au sujet de la guerre à l’Est du pays, La Prospérité titre « Chute de Goma: Le M23 convoqué à Kampala, la Monusco interpellée ! ».
La Prospérité annonce que le président du M23 Jean-Marie Runiga Lugerero, a été convoqué d’urgence à Kampala par le président ougandais, Yoweri Museveni, président en exercice de la CIRGL, en perspective d’une nouvelle réunion des chefs d’Etat de la région prévue ce samedi 24 novembre 2012. Joseph Kabila et Paul Kagame auraient confirmé leur présence. Outre ces deux Chefs d’Etat, Nkosazana Diamini- Zuma et Ramtane Lamamra, respectivement, présidente de la Commission de l’Union Africaine (UA) et commissaire pour la paix et la sécurité de l’UA, y sont également attendus, note le quotidien. Au cours de cette réunion décisive, des pressions seront certainement exercées sur Runiga, pour l’arrêt de l’offensive et le retrait du M23 de la ville de Goma.

Afrikarabia annonce que, côté négociations, le chef politique du M23, Jean-Marie Runiga s’est rendu jeudi à Kampala rencontrer le président ougandais Museveni. Une réunion de la CIRGL devrait réunir samedi à Kampala tous les protagonistes du conflit : les présidents rwandais Kagame et Museveni, accusés tous les deux par l’ONU de soutenir le M23, et le président congolais Joseph Kabila. Avant de partir à Kampala ce jeudi, Jean-Marie Runiga avait annoncé qu’il « poursuivrait l’offensive » du M23 dans les Kivus « jusqu’à ce que le président Kabila accepte de négocier ».

L’Avenir semble optimiste à la Une : « RD Congo, Rwanda et Ouganda Tous pour la dynamique de la paix ».
Pour le Gouvernement, c’est la première fois que le Chef d’Etat rwandais prend publiquement position contre le M23, note le journal. C’est donc un début de baisse de la tension qui était montée jusqu’au paroxysme entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda. L’Avenir conclut que tout le monde, pays de la Région des Grands Lacs, rebelles ou loyalistes, Majorité ou Opposition, devrait s’inscrire dans cette dynamique pour donner la chance à l’Accord de Kampala. Tout devra être fait pour ne pas cracher sur tous ces efforts acquis au prix du sang versé par des compatriotes pour défendre l’intégrité territoriale et la souveraineté de la Rd Congo.

Guerre, ONU et MONUSCO

Le rôle de la MONUSCO dans la guerre à l’Est du pays est toujours évoqué, avec un regard de plus en plus critique, par la presse locale.

L’Avenir dans son article, déjà cité, «Situation à l’Est de la RDC : Merci à la France», estime que «Après le Sommet de la Francophonie qui a eu lieu à Kinshasa, d’aucuns avaient pensé que les rapports franco-congolais s’étaient refroidis faisant allusion aux propos aigres-doux du président François Hollande sur certains aspects de la vie politique en République démocratique du Congo. Mais, il n’en est rien du tout. Les rapports franco-congolais sont toujours au beau fixe…. «Le mandat de la Monusco est à revoir. La Monusco n’a pas été en situation d’empêcher ce qui s’est passé face à quelques centaines d’hommes», déclarait mardi 21 novembre le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, à la suite de la prise de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu (Est de la RDC) par les rebelles du Mouvement du 23 Mars (M23). Le ministre français ajoutait, lapidaire : «Déployer 17. 000 hommes et fixer un mandat qui ne permet pas d’intervenir, c’est absurde». «C’est la plus grande opération des Nations unies dans le monde : 17 000 hommes ! Comment se fait-il qu’on n’arrive pas à arrêter une rébellion?», s’interrogeait à son tour le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, mardi, sur la radio publique RTBF…. C’est ici qu’il convient de préciser que la Monusco, c’est la mission de l’ONU la plus nombreuse et la plus coûteuse au monde, mais qui est incapable de protéger la ville de Goma. Car, on ne peut pas comprendre que le samedi 17 novembre, des hélicoptères de l’ONU aient bombardé, à Kibumba, des positions du M23….. Considérées à tort comme des amies, les troupes de la Monusco n’étaient en réalité que des ennemies, envoyées au Congo pour appliquer le plan diabolique de balkanisation concocté depuis des lustres».

Le Potentiel dans son article «Offensive du M23 : le MSR appelle à la résistance populaire», expose : «La progression du M23, plus loin dans le territoire national consacré par la prise de Goma, a provoqué l’émoi au sein de la population congolaise. Premier parti politique de la Majorité à hausser le ton, le Mouvement social pour le renouveau en appelle à la résistance populaire. Aussi, une union sacrée Majorité-Opposition constitue, aux yeux du MSR, la voie obligée pour resserrer les rangs à l’interne. Le MSR sollicite également la modification du mandat de la Monusco…..«Le MSR invite la communauté internationale en général et le Conseil de sécurité des Nations unies en particulier, de tirer les conséquences de droit découlant du rapport des experts de l’ONU et de sanctionner, sans complaisance, les auteurs impliqués dans le drame qui sévit dans l’Est du territoire national», déclare le parti de Pierre Lumbi. Ce qui passe également par le renforcement du mandat de la MONUSCO avec l’application du chapitre 7 qui donne le droit d’user de la force, le cas échéant. En effet, il est moralement inconcevable que les Casques bleus, munis d’armes, assistent en témoins impuissants face toutes les violences imposées aux civils pour en dresser au final la comptabilité macabre. A ce jour, la mission la plus importante de l’ONU ne donne pas entière satisfaction quant à son implication dans la protection des civils congolais»

Le Phare, journal proche de l’opposition écrit que celle-ci «juge les «sommets» inutiles», «Dans une déclaration lue par leur Coordonnateur, Martin Fayulu, les Force Acquises au Changement dénoncent le laxisme complice dont fait preuve le pouvoir en place dans la gestion de cette crise. Cette évolution dramatique de la situation expose la population congolaise à davantage de souffrances, indique-t-elle….. Au vu de la gravité de la situation, les Fac demandent au pouvoir en place de rompre les relations diplomatiques avec le Rwanda et l’Ouganda. Elles invitent la MONUSCO à annuler la marche programmée ce dimanche 25 novembre 2012 relative au lancement de la campagne de Tolérance Zéro. Elles saisissent l’occasion pour saluer le courage et le patriotisme des Congolais, notamment ceux de Kisangani, Bunia, Butembo, Bukavu et Kinshasa. Le clou de cette déclaration est l’appel lancé à tous les Congolais de prendre part aux messes que les Fac organisent le 26 novembre 2012 dans quatre églises de la capitale».

Le Palmarès estime que «Paris et Bruxelles font bloc contre le plan américain»,
«Apres avoir hausse séparément le ton contre la MONUSCO, la France et la Belgique envisagent un vaste lobby au niveau européen. Mais, de l’avis de plusieurs experts, il faut que les deux nations européennes parviennent à contrer Washington sur le terrain pratique. Il faut désormais imposer un contrepoids au commis des USA à la tête de la MONUSCO».

La Tempête des Tropiques sous le titre «L’ONU préconise une solution politique», reprend les déclarations du chef des opérations de maintien de la paix des nations Unies, Herve Ladsous, du 21 novembre dernier.

Le Potentiel titre encore « Sanctions contre Kigali et Kampala : l’ONU joue sa crédibilité ». « Malgré les pressions exercées de toute part pour bloquer la publication de son rapport, le groupe des experts de l’Onu sur la RDC a finalement déposé son rapport final au Conseil de sécurité. L’ONU n’a pas transigé sur ses conclusions, confirmant les charges qui pèsent sur le Rwanda et l’Ouganda dans leur implication aux côtés des rebelles du M23. On sent la nécessité de sanctionner ces deux pays, maintenant que le rapport final de l’Onu est là. Il n’y a l’ombre d’aucun doute sur l’implication de Kigali et Kampala dans le drame qui s’abat dans l’Est de la RDC. Le Conseil de sécurité des Nations unies doit prendre des sanctions contre ces deux pays avant que d’autres membres de l’Onu ne leur emboîtent le pas dans d’autres régions du monde. Il y a va de sa crédibilité ».

Monitoring des Secteurs

Goma

Radio télévision communautaire tayna, RTCT

1. Une presse libre et indépendante mais qui respecte les règles professionnelles d’éthique, c’est ce que souhaite Bertrant Bisimwa, porte parole du M23 et chef du département de la communication dudit mouvement à Goma hier. Devant la presse à Goma ce responsable a rassuré que son mouvement n’interviendra jamais dans le travail de la presse pour enfreindre sa liberté. Par contre, a-t-il poursuivi le M23 est disposé aux sollicitations d’assistance aux medias en vu de les aider à surmonter leurs problèmes, dont les problèmes techniques. Vous avez des reproches à nous faire, certes mais vous avez également le droit de nous appeler sur vos droits et la protection de votre liberté, a rassuré Bertrant Bisimwa. J’ai constaté qu’il ya des cas dont celui de Magloire Paluku de Kivu 1 et de Marty Dakruz de la RTGA ; je les ai appelés pour des dispositions sécuritaires en leur faveur. Si un militaire ou un civil M23 vous inquiète, n’hesitez pas de nous contacter, et le président du M23 Bishop Jean Marie Runiga a donné des instructions claires à tous les cadres du M23 quant à ce a ajouté le porte parole du M23. Par ailleurs, le Bishop Runiga président du M23 n’a plus tenu la conférence de presse hier telle que prevue. A 10 minutes de ladite conférence, le Bishop a été rappellé par Museveni et Kabila à Kampala. Concernant les signaux de la RTNC, RTGA et de Digital Congo qui restent coupés, Bertrand Bisimwa, tout en s’excusant, dit que ces signaux, qu’il considère comme faisant la propagande de son adversaire le pouvoir de Kinshasa resteront coupés dans le territoire sous M23 jusqu’ à la fin de la guerre.

2. Mouvement des populations à travers la ville de Goma ; Certains sont à la recherche des vivres, les autres à la recherche des infos auprès des nouveaux maitres de la ville. Les banques et coopératives même les écoles restent fermées.

Radio télévision Mishapi Voice TV

1. La cité de Sake ainsi que les villages de Mushaki et de Karuba sont sous contrôle des M23 depuis hier ce, après des intenses combats contre les fardc et la coalition may may des Apcls.

2. Le M23 n’est cité nulle part dans le rapport accusant le général Amisi Kumba dit Tango Four chef d’Etat major forces terrestres des fardc accusé de vente des armes et minutions aux groupes armés à l’Est. Ce haut gradé de l’armée congolaise a été suspendu par le président Kabila après publication du rapport des nations unies incriminant cette autorité militaire. Le rapport des nations unies révèle que Le général Amisi a entretenu l’insécurité à l’Est en vendant des armes et minutions aux groupes armés Nyatura et Raiya Mutomboki. Le M23 qui n’est pas cité s’en félicite, a dit le Lieutenant Colonel Vianney Kazarama, porte parole militaire M23.

3. Tous les professionnels des medias de Goma sont appelés d’exercer librement leur métier. C’est l’essentiel de la communication du porte parole du M23 Bertrand Bisimwa à la presse de Goma hier. Ce responsable M23 rassure que son mouvement s’engage à sécuriser les professionnels des medias et les appelle au respect des dispositions légales régissant leur métier.

Radio télévision nationale congolaise, RTNC Goma

· Le porte parole et chef du département de la communication du M23 Bertrand Bisimwa a rencontré les professionnels des medias à Goma hier. Le chef de département a félicité les professionnels des medias pour leur travail et dit n’avoir des reproches pour eux. Bertrand Bisimwa demande que la presse puisse dénoncer toute violation de leur droit et liberté. Il appelle cependant la presse à plus de professionnalisme, au respect de l’équité dans le traitement de l’information.

Radio okapi antenne de Goma

1. Les activités socio-économiques reprennent progressivement dans la ville de Goma, depuis trois jours, sous occupation des rebelles du M23. Sur les marchés de Goma, certains produits vivriers commencent à se rarifier. Entrainant du coup une augmentation des prix. De leur coté, les responsables du M23 appellent tous les opérateurs économiques, les services publics de l’Etat et les banques à reprendre le service. Les commerçants, eux, déplorent quelques cas de pillage.

2. Au Nord-Kivu : Un retour volontaire des déplacés de Kanyaruchinya s’observe timidement depuis hier à partir du camp de Mugunga 3. C’est à environ 15 km à l’Ouest de Goma. Ces déplacés ont fui les combats le 18 Novembre dernier entre les Fardc et le M23 dans le secteur de Kanyarichunia, non loin de Goma. Certains ménages que nous avons rencontrés, disent avoir décidé de retourner dans leurs villages, la situation étant redevenue normale. Ils sont pour la plupart, venus des territoires de Rutshuru et Nyiragongo.

3. Les activités commerciales restent paralysées depuis quatre jours à Minova-centre, localité située à 50 km au Sud-ouest de Goma. C’est dans la province du Sud kivu. Selon les habitants de Minova que nous avons contactés ce matin, les populations vivent dans la pyschose. Cela est du à l’afflux des militaires FARDC venus de Sake au Nord-Kivu et d’Uvira au Sud-kivu. Les opérateurs économiques de cette localité, disent également craindre l’avancée des rebelles vers Minova. Signalons que le trafic routier reste encore effectif entre Minova et Goma..

4. Le chef lieu du territoire de Rutshuru est toujours sous occupation du M23. Selon nos sources sur place à Rutshuru-centre, les rebelles du M23 sont visibles à partir de Kahunga à environs 4 kilomètres au nord de Kiwanja. Ces combattants circulent, armes en bandoulière, à pieds ou en moto-taxis. A Kiwanja et Rutshuru, l’administration publique, les écoles, les hôpitaux, ainsi que les activités socio-économiques fonctionnent. Les commerçants se plaignent toutefois de la rareté des clients, faute d’argent, affirment ces sources.

5. La situation est redevenue calme à Walikalé-centre. Ce, après une vive tension observée hier dans la cité. Les habitants manifestaient leur mécontentement face à l’occupation de la ville de Goma par les rebelles du M23, affirment plusieurs sources sur place. Les manifestants s’en sont pris aux installations de la MONUSCO, avant d’endommager un véhicule appartenant à une organisation humanitaire internationale. La police et les FARDC, ont pu contenir les manifestants et empêcher les actes de vandalisme auxquels ils se sont livrés tôt dans la matinée. Les autorités locales parlent de situation volatile dans la région.

Bukavu

RTNC

1- Les combats ont repris hier jeudi dans la localite de Sake pres de 25km à l’ouest de la ville de Goma. Ces combats opposent les forces royalistes aux rebelles du M23.

2- Suspension hier du chef d’état-major des forces armées et terrestres des FARDC le Gal Major Gabriel Amisi ditTango Four est cité dans un rapport des experts de l’ONU dans la vente des armes à l’est de la RDC, par le chef de l’Etat Joseph Kabila.

3- Un autre sommet extraordinaire de la CIRGL est convoqué pour demain samedi le 24 Novembre à Kampala sur la situation sécuritaire à l’est de la RDC. Le président Joseph Kabila Kabange et son homologue rwandais Paul Kagame seront présents a ce rendez-vous, le chef du M23 y est également invité a la demande expresse du chef de l’Etat ougandais.

4- Fin de la mission du vice-premier ministre et ministre de la défense d’une semaine au Sud Kivu. Alexandre Lubantambo s’est rendu à Kampala.

5- L’Union pour la Nation Congolaise (UNC) proteste contre une déclaration du secrétariat fédéral du PPRD diffusée hier sur nos antennes. Mr Guillaume Bungalay « L’UNC vient de suivre avec amertume une déclaration politique lue par le secrétaire exécutif du PPRD, Mr Shanungu Georges sur les antennes de la RTNC ce jeudi 22 novembre dans le journal du matin. En effet, dans ce communiqué non seulement que le secrétaire exécutif du PPRD Mr Shanungu George s’est mis a confirmer que le plan de sortie de crise proposé par le président de l’UNC l’honorable Vital Kamerhe est un soutien a l’agression rwandaise mais aussi Mr Shanungu n’a pas hésité à accuser gratuitement l’UNC, que les actes de vandalismes dont a été victime le siège du PPRD ont été orchestrés par notre parti. Tout en condamnant fermement ces actes ignobles qui ne peuvent changer en rien la situation que traverse notre pays, l’UNC Sud Kivu informe l’opinion tant national qu’international qu’elle n’était impliquée ni de près ni de loin dans l’organisation de cette manifestation du mercredi 21 novembre du reste organisée par des acteurs bien connus par tous en réponse a la mobilisation générale demandée par le Chef de l’Etat(…) »

6- Le gouverneur de province appelle la population de la ville de Bukavu en particulier et celle de la province du Sud Kivu en général a la vigilance pour éviter de tomber dans le piège de l’ennemi qui cherche à plonger la province dans le chaos. Par la même occasion le gouverneur de province recommande à la population la collaboration avec les services de sécurité et la dénonciation de tous mouvements suspects a travers la ville. Le gouverneur de province rappelle aussi l’invitation du chef de l’Etat pour une mobilisation générale en vue de barrer la route à l’ennemi, pour cela toute manifestation et tout rassemblement susceptible de troubler l’ordre public sont interdits sur toute l’étendue de la province du Sud Kivu. Tout récalcitrant subira la rigueur de la loi. Le gouverneur de province, rassure par ailleurs la population du soutien des casques bleus de la MONUSCO pour le maintien de la paix et recommande à la population de s’abstenir de tout acte d’hostilité vis-à-vis des casques bleus de la MONUSCO.

RADIO MAENDELEO

1- Le Président Joseph Kabila Kabange commandant suprême des FARDC suspend le Gal Major Gabriel Amisi dit Tango four de ses fonctions de chef des forces terrestres des FARDC pour raison d’enquête. Ce dernier est accusé dans un rapport de l’ONU mercredi dernier de revendre des armes aux groupes rebelles opérant dans l’est de la RDC(…) Notons que le Gal Gabriel Amisi supervise un réseau de distributions des munitions pour les braconniers et les autres groupes armés y compris Raia Mutomboki une milice locale accusée d’atrocités indique le rapport.

2- Les rebelles du M23 ont repris le contrôle de Sake une vingtaine de kilomètres au Sud de Goma ce jeudi 22 novembre dans la soirée. Hier Jeudi une coalition des Mai Mai de l’APLF et FARDC a tenté les déloger ce cette cité, mais le chef des rebelles M23 Sultani Makenga joint par RFI précise qu’elle a été délogée tard dans la soirée. Les nouvelles en provenance de Minova affirment que les FARDC se réorganisent et préparent une contre-offensive au niveau de Bwaremama à la frontière entre le Sud et le Nord Kivu.

3- Le président des M23, Jean Marie Runiga s’est rendu hier jeudi à Kampala, où il a été appelé d’urgence par le président ougandais Yoweri Museveni. Le numéro un du M23 va s’entretenir avec le président ougandais autour de la situation de crise dans l’est de la RDC.

RADIO NENO LA UZIMA

1- Des combats se sont déroulés ce jeudi autour de la localité de Sake situé à une trentaine de kilomètres de Goma.

2- Le sommet des chefs d’Etats de la CIRGL exige le retrait des M23 de la ville de Goma. Les presidents Joseph Kabila, Yoweri Museveni et Paul Kagame ont exigé mercredi à Kampala aux rebelles du M23 de se retirer de Goma la ville qu’ils occupent depuis mardi (…)

RADIO OKAPI BUKAVU

1- L’accalmie s’observe aujourd’hui dans la ville de Bukavu après une journée fortement agitée la veille. La police ainsi que les autorités communales procèdent à l’évaluation des dégâts enregistrés lors des manifestations dans plusieurs rues et avenues de la ville.

Le bilan provisoire à leur possession fait état de quelques cas de pillage, des maisons de commerce ont subi des jets de pierres. La police affirme que 3 personnes interpellées pour trouble à l’ordre public seront mises à la disposition de la justice.

Dans la commune de Bagira par exemple les manifestants ont arraché le drapeau national après avoir endommagé le bureau communal du PPRD. Le dépôt de la Monusco et celui de la Bralima situés dans la même commune ont été partiellement pillés avant l’arrivée de la police qui en assure actuellement la garde. Les écoles, les marchés et les magasins fonctionnent comme d’habitude aujourd’hui contrairement à la veille. Le bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu a renoncé à la marche prévue ce jeudi pour éviter de mettre de l’huile au feu. Elle a limité ses actions à une simple réunion interne qui sera suivie d’une conférence de presse dans l’après midi.

2- Début ce jeudi à Bujumbura, capitale du Burundi d’une conférence internationale sur l’exploitation minière pour le développement durable dans la région des grands lacs. L’un des objectifs de cette conférence est d’encourager un échange mutuel et régional entre les différents acteurs concernés dans la région. Et c’est sur la façon dont le secteur minier peut contribuer au développement durable de manière qu’il génère la croissance économique et favorise le bien-être de la population en général. Une centaine d’experts du secteur miniers venus de plusieurs pays participent à cette rencontre de 2 jours. C’est la coopération allemande au développement (GIZ), la CIRGL conférence internationale sur la région des grands lacs, le PNUD et le ministre de l’énergie et des mines du Burundi qui organisent cette conférence.

3- les humanitaires s’inquiètent de la recrudescence alarmante de la rougeole depuis la mi-octobre dans cinq zones de santé. Dans son rapport hebdomadaire, OCHA note que 108 cas ont été répertoriés à Bunyakiri, 94 à Fizi, 27 à Kabare, 6 à Kalole, 12 à Lemera et 12 à Minembwe. Dans Bunyakiri en territoire de Kalehe, la situation inquiète plus les responsables de la santé et les humanitaires: la grande majorité d’enfants dont l’âge varie entre 1 et 5 ans sont les plus affectés et ne sont pas vaccinés. L’ong People Need et Médecins sans fondrière se concertent pour limiter l’extension de l’épidémie. Une campagne de vaccination élargie ciblant les personnes jusqu’à 15 ans a été recommandée par les acteurs humanitaires du domaine médical.

4- 270 mille euros, c’est le montant accordé à l’organisation non gouvernementale Action contre la Faim-USA, ACF en sigle par la coopération française pour la prise en charge de 4 mille enfants de moins de cinq ans. Selon le bulletin hebdomadaire publié par le bureau Ocha, ces enfants sont ceux qui souffrent de la malnutrition aigue dans la zone de santé de Lulingu en territoire de Shabunda. Ce financement pour une durée de quatre mois permet à l’ONG bénéficiaire de continuer le précédent projet financé pour 11 mois par la première allocation de l’année dernière. Et c’est en attendant la définition et le financement d’un projet humanitaire pour l’année 2013.

5- Tenue ce jeudi à Bukavu de la réunion préparatoire de la journée internationale de lutte contre le VIH sida avec plusieurs partenaires du domaine médical. Le secrétaire exécutif provincial du programme National Multisectoriel de lutte contre le sida au Sud-Kivu, PNMLS indique que la planification des activités évolue bien ; Cependant, certains partenaires restent encore réservés quant à sa prise en charge financière. Notons qu’une caravane motorisée qui déclenchera le début des activités de sensibilisation de la population est prévue le 1er décembre prochain ; ceci avant de s’étendre à Kavumu, en territoire de Kabare.

6- En territoire d’Uvira, 50 prescripteurs et prestataires des ARV, antirétroviraux sont formés depuis trois jours sur la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/Sida par les ARV, la prise en charge des infections opportunistes et des IST. Selon le responsable du bureau diocésain des œuvres médicales, BDOM Uvira, le taux de mortalité de ces malades semble être élevé dans la partie sud de la province du Sud Kivu. Ce taux est lié, selon docteur Aimée Muhinduka, à l’insuffisance des structures sanitaires, au manque des médicaments et d’informations par les prestataires sur la prise en charge des malades du Sida. Cette formation financée par CORDAID est exécutée par BDOM Uvira et Bukavu. Des médecins, infirmiers, pharmaciens et laborantins de Lemera, Ruzizi, Uvira, Nundu et Fizi y prennent part pour une durée de 8 jours à l’hôtel Mangwa deux Uvira.

7- Dans le territoire de Mwenga les travaux de réhabilitation de la route Birhala – Kilungutwe dans la chefferie de Burhinyi évoluent normalement . Selon le chef de poste d’encadrement administratif de Burhinyi , cette route longue de 38 km et qui relie le chef lieu de la chefferie à ses différents groupements et à la Nationale numéro 2 était déjà dans un très mauvais état . Les travaux ont commencé en Septembre dernier et le cantonnage manuel arrive à 20 km . Les travaux consistent aussi au débouchages des caniveaux et à la réfection des ponts sur le même tronçon . Ces travaux sont financés par la coopération Allemande , Malteser est le Maitre d’ouvrage et l’exécution est faite par une organisation locale Action pour la Promotion de la Masse Paysanne APROMAP en sigle.

8- Dans le territoire de Kabare le chef de poste d’encadrement administratif de Mumosho est en tournée d’itinérance et de sensibilisation depuis Lundi dernier dans les différents villages de sa contrée . Selon lui , il s’agit d’éveiller la population à travers des séances d’éducation au droit de l’homme et au développement intégral du milieu . Cette activité initiée par le chef de poste de Mumosho entre dans le cadre de la bonne gouvernance et va durer environs deux semaines

© CongoForum, le vendredi 23 novembre 2012

À propos de kakaluigi

Agé de 66 ans, avec 35 ans passés en Afrique dans la République Démocratique du Congo comme missionnaire. Engagé dans l'évangélisation, le social et l'enseignement aux écoles sécondaires. Responsable de la Pastorale de la Jeunesse, Directeur du Bureau Diocésain pour le Développement (BDD), Directeur d'une Radio Communnautaire et membre du Rateco.

Voir tous les articles de kakaluigi

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez vous Poster un commentaire

carrosserieautopro |
ThinkBlog |
Dipersés... fRaNce aMéRIqUe... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | madame dousse
| Les diplomes du club
| blog de jiji22